Ce mercredi, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau est revenu sur les difficultés que rencontrent les banques européennes face à une conjoncture difficile et sous pression dans un environnement de taux bas. Dans son allocution, il a notamment suggéré que « le secteur financier européen [avait] besoin à la fois de concurrence et de concentration » pour rivaliser avec les établissements américains.

Un besoin d’adaptation des agences

Par ailleurs, le gouverneur a montré son scepticisme vis-à-vis des banques en ligne, qui sont confrontées à « un sujet de rentabilité, au moins temporaire » dans ce contexte. Il se montre aussi plutôt confiant dans les réseaux d’agences physiques traditionnels, qui bénéficient d’une bien meilleure rentabilité que les banques en ligne : « Je n’enterrerais pas le réseau des agences », bien que celles-ci perdent du terrain face à la banque en ligne.

Pour rappel, ce sont pas moins d’un tiers des nouvelles ouvertures de comptes en 2018 qui ont été faites dans des banques sur internet – à l’instar des Boursorama Banque, Hello bank! (notre avis Hello bank!), BforBank (notre avis BforBank) ou ING. Les banques mobiles comme N26 ou Revolut ont également attiré un public à la recherche de frais réduits, pour un niveau de prestations similaires.

Si les agences ont besoin de s’adapter à tous les niveaux (taille, effectifs, densités), François Villeroy de Galhau reste convaincu qu’elles constituent un socle solide pour permettre aux banques de résister à la conjoncture économique volatile. Les banques en ligne, dont le modèle économique consiste à se rémunérer sur les dépôts des clients (plutôt que de leur facturer une cotisation mensuelle) est mis à mal quand les taux sont aussi bas.

Si on regarde la profitabilité de ces banques en ligne, l’image est nettement moins positive

Obligation de renflouer ?

Malheureusement pour ces banques en ligne, ce contexte délicat devrait encore durer quelques temps – ce qui les obligera à avoir les reins solides. Plusieurs d’entre elles ont déjà du être renflouées par leur maison mère, à l’instar de BforBank (120 millions en 2019), Orange Bank (100 millions en 2019) ou encore Boursorama Banque – qui a perdu 28 millions d’euros en 2018.

La majorité (totalité) des banques en ligne appartenant à de grands groupes bancaires français, les clients n’ont toutefois qu’un risque très limité. Ils restent pour le moment les grands gagnants de ces nouvelles offres en ligne, qui permettent de bénéficier d’un compte courant, d’une carte bancaire et des opérations du quotidien sans aucun frais.

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