« Des dizaines de maisons ont disparu » : dans l’arrière-pays niçois, la désolation après le passage de la tempête Alex – Le Monde

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L’usine électrique EDF a été submergée par la crue, à Roquebillière, le 3 octobre.

C’est en Italie, dans le fleuve Roya, qu’aurait été retrouvé le premier corps français, dimanche 4 octobre, quarante-huit heures après les pluies diluviennes et les crues qui ont dévasté l’arrière-pays niçois, vendredi. Celui d’un berger, selon le Tweet publié par les pompiers italiens. Les secours italiens ont trouvé deux autres personnes mortes. Un peu plus tard dans la journée, un homme a été retrouvé sans vie dans une voiture à Saint-Martin-Vésubie. Au même moment, quatre corps s’échouaient sur les plages liguriennes proches de la frontière, sans qu’on puisse savoir pour l’instant s’il s’agit de victimes de la tempête. Lundi matin, dans les Alpes-Maritimes, 20 personnes étaient toujours recherchées : 8 disparitions avérées et 12 autres n’ayant pas donné signe de vie depuis le passage de la tempête vendredi.

Alors que, de part et d’autre de la frontière, les secours tentaient de venir en aide aux sinistrés et de retrouver les personnes disparues, la pluie a fait son retour dans la plaine du Var ce week-end. De nombreuses routes et ponts étant toujours coupés, des villages entiers se trouvaient encore isolés. Et, même si elle était bien loin des violentes averses de vendredi, la météo est tout de même venue compliquer la tâche des équipes engagées sur le terrain et les rotations des hélicoptères.

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« Nous n’avons pas pu établir des contacts avec toutes les communes », a précisé le préfet des Alpes-Maritimes dimanche soir lors d’un point presse. Trois restent encore complètement coupées du monde. « Nous avons aussi rencontré des difficultés en raison de la météo. Le plafond très bas nous a obligés à interrompre les vols de nuit des hélicoptères dans la nuit de samedi à dimanche. Le travail a aussi été gêné ce dimanche en début d’après-midi en raison des précipitations. » Plus tôt dans la journée, le préfet avait qualifié la situation de « hors norme » : « On est habitués à voir des images de tels désastres sur d’autres continents, avec un certain détachement parfois, et là, c’est quelque chose qui nous a touchés nous. »

Scènes de désolation

Le président du département, Charles-Ange Ginesy, qui a passé la nuit de vendredi abrité par des habitants près de Toudon après être resté coincé entre deux coulées de boue, se dit lui « très, très inquiet sur le bilan final ». Il raconte les scènes de désolation qui se sont succédé alors qu’il sillonnait les vallées en hélicoptère, dimanche : un couple de Saint-Martin-Vésubie en pleurs après avoir perdu « sa maison, ses meubles, ses souvenirs, trente-huit ans de vie commune », ou le pompier « complètement effondré » qui devait partir dans un 4 × 4 qui a finalement disparu, emporté près de la commune de Belvédère.

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