Plus de 300.000 disjoncteurs fabriqués entre mai 2017 et avril 2019 par les marques General Electric, Hager, Eaton, ABB et fournis par Enedis peuvent présenter un défaut de fabrication, a dévoilé Ouest-France ce mercredi 30 octobre.

170.000 auraient déjà été identifiés et remplacés, tandis que 130.000 boîtiers électriques présenteraient toujours un risque potentiel en cas de surchauffe du système électrique ou de court-circuit. «Le système de déclenchement différentiel pourrait ne pas fonctionner», a ainsi reconnu Enedis, citée dans Ouest-France.

C’est l’un des fournisseurs qui a donné l’alerte selon laquelle «une série de disjoncteurs seraient potentiellement défectueuse», a expliqué la filiale d’EDF, en charge de l’exploitation de ces appareils.

Les disjoncteurs concernés sont des disjoncteurs de branchement, c’est-à-dire servant de système de sécurité supplémentaire au disjoncteur de tableau électrique. Ils seraient notamment localisés en Bretagne et dans les Pays de la Loire. Les clients identifiés auraient par ailleurs déjà reçu un courrier, précise Enedis.

Concrètement, ces boîtiers électromécaniques défaillants pourraient ne pas couper le courant lors d’un court-circuit ou en cas de surchauffe. «Si l’installation concerne une maison aux normes, ce défaut aura peu d’impact. Il existe d’autres sécurités sur les tableaux électriques qui sont plus sensibles que ces disjoncteurs en cas de problème», explique un électricien à nos confrères de Ouest-France.

En revanche, la situation peut être plus problématique dans des bâtiments qui ne sont pas aux normes. Pour trouver ces disjoncteurs défaillants, Enedis, en tant que responsable de leur exploitation, a lancé une campagne de localisation en début d’été et a envoyé de nouveaux courriers mi-octobre. En cas de doute, les usagers sont invités à appeler le 0 800 730 820 pour réaliser un diagnostic.

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