
ZFE : Macron recule sans écouter – et nous prend toujours pour des imbéciles
Par Guy de Lussigny

Accroche : Derrière les effets d’annonce et les pirouettes sémantiques, le gouvernement ne comprend toujours rien à la colère populaire. Les ZFE, symbole d’une écologie punitive et hors-sol, restent imposées par le haut, au mépris des réalités sociales et du bon sens.
Le grand enfumage écologique
Pendant que les Français s’inquiètent pour leur pouvoir d’achat, pour leurs trajets domicile-travail, pour leurs vieux véhicules qu’ils n’ont ni les moyens ni la possibilité de changer, le gouvernement joue à la com’ avec les Zones à Faibles Émissions. On les rebaptise à la hâte, on les maquille, on parle de « zones de respiration », comme si cela suffisait à faire oublier l’essentiel : elles restent une interdiction déguisée pour des millions de citoyens ordinaires.
Des mesures conçues pour Paris, imposées à toute la France
Le problème n’est pas écologique. Il est social, territorial et profondément politique. La logique des ZFE, conçue par des technocrates qui vivent à cinq minutes d’un métro climatisé, s’applique partout comme un couperet : dans les zones rurales, les villes moyennes, les périphéries, là où l’alternative à la voiture n’existe pas. Mais peu importe : le dogme prévaut, la punition tombe, et tant pis si vous avez une vieille voiture diesel de 2012 mais pas de bus avant 8h du matin.
De fausses concessions pour calmer la colère
Le gouvernement recule à moitié, avance masqué. Il reporte certains calendriers, assouplit quelques règles, lance une campagne d’aide… mais ne renonce à rien. La vérité, c’est que Macron et ses ministres se moquent éperdument de la réalité vécue par ceux qui travaillent, qui transportent leurs enfants, qui vivent loin des centres-villes gentrifiés.
Pire : ils pensent que changer le nom des ZFE suffira à apaiser la colère. Comme si les Français étaient trop bêtes pour voir la supercherie. Changer les mots ne change pas les faits.
Une écologie hors-sol, punitive et autoritaire
Ce que le pouvoir refuse de reconnaître, c’est que cette écologie autoritaire creuse la fracture sociale. Elle crée deux France : celle qui a les moyens de rouler électrique, et celle qui trinque, marginalisée, méprisée. Le tout, au nom de la planète. Quelle ironie ! Une écologie sans humanité est une écologie de caste, une écologie de privilégiés.
Quand comprendrez-vous, Monsieur Macron ?
Ce n’est pas de ZFE dont les Français ne veulent plus, c’est de ce mépris constant, de cette arrogance verticale où les décisions tombent du ciel comme des sanctions. L’écologie ne peut pas se faire contre le peuple, ni sans lui. À force d’imposer, d’interdire, de taxer, vous êtes en train de tuer le consentement. Et sans lui, il ne restera qu’une dictature verte sans légitimité.
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