VIDEOS. Coronavirus : retrouvez les principales annonces du ministre de la Santé lors du premier point de s… – Franceinfo

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Les préfets devront, notamment, proposer “d’ici samedi” des mesures pour les métropoles de Lyon et Nice, où le nombre de nouveaux cas est 4 fois et 3 fois supérieur à la “cote d’alerte”.

Le ministre de la Santé a donné, jeudi 17 septembre en fin d’après-midi, son premier point de situation hebdomadaire sur l’épidémie de Covid-19 depuis la rentrée. “L’épidémie est à nouveau très active dans notre pays. Nous devons apprendre à vivre avec le virus pour quelques mois encore”, a prévenu le ministre de la Santé, tout en indiquant que “le virus va moins vite” qu’au printemps, et que “l’on connaît mieux notre adversaire”.

Dans la feuille de route présentée par Olivier Véran : de nouvelles restrictions là où l’épidémie progresse trop rapidement, un protocole assoupli pour les écoles et une incitation à tester en priorité les publics prioritaires (professionnels de santé, personnes symptomatiques on en possession d’une ordonnance).

Des restrictions à venir pour Nice et Lyon

Des restrictions d’ici samedi à Lyon et Nice, peut-être un durcissement à Marseille et en Guadeloupe, mais pas d’annonce pour réduire les délais des tests: le ministre de la Santé Olivier Véran a tracé jeudi la feuille de route des prochains jours pour contrer la “progression de l’épidémie” de Covid-19. “L’épidémie est à nouveau très active dans notre pays”, avec une “dynamique” qui “inquiète” dans “certains territoires”, a expliqué Olivier Véran lors d’une conférence de presse au ton pédagogique qui sera désormais hebdomadaire.

Conséquence : les préfets devront proposer “d’ici samedi” des mesures pour les métropoles de Lyon et Nice, où le taux d’incidence (nouveaux cas) est 4 fois et 3 fois supérieur à la “cote d’alerte” de 50 cas pour 100 000 habitants.

Des mesures encore plus fortes à Marseille et en Guadeloupe

Ces mesures seront sans doute comparables à celles annoncées la semaine dernière à Bordeaux et Marseille : interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes dans les parcs (ou sur les plages), abaissement de la jauge maximale pour les événements publics à 1 000 personnes, voire annulation de grands événements. Et “si la situation sanitaire ne s’améliore pas” à Marseille et en Guadeloupe (où des restrictions ont également été adoptées), “il faudra sans doute prendre des mesures encore plus fortes”, a prévenu Olivier Véran, citant “la possible fermeture des bars” ou “l’interdiction des rassemblements publics”.

Ces annonces répondent à la volonté du gouvernement de ne pas appliquer les mêmes mesures uniformément en France, mais de les “adapter à chaque territoire”. C’est l’un des “quatre piliers” de sa stratégie. Les trois autres sont les gestes barrières (dont le masque), le triptyque “tester, alerter, protéger”, et la “protection des personnes âgées et des plus vulnérables”.

Masque obligatoire pour les professionnels des crèches

Par ailleurs, les professionnels des crèches, qui devaient jusqu’à présent porter le masque uniquement en présence des parents, devront désormais le porter aussi avec les enfants, en vertu d’un nouvel avis du Haut conseil pour la santé publique sur les questions de transmission d’enfants à enfants et d’enfants à adultes. “Ces nouveaux éléments vont nous permettre dans les tout prochains jours d’assouplir le protocole sanitaire dans les écoles”, a poursuivi Olivier Véran sans autre précision, indiquant que le ministre de l’Education nationale reviendrait sur cette question.

La priorité des tests aux prioritaires

En revanche, il n’a pas annoncé de mesures permettant de réduire les délais trop longs pour faire un test ou en avoir le résultat. “Nous sommes confrontés à de réelles difficultés organisationnelles”, a concédé Olivier Véran. Pour résoudre ce problème, les pouvoirs publics ont déjà défini des personnes prioritaires : les gens qui ont une ordonnance, ceux qui ont des symptômes ou les soignants.

En outre, les tests antigéniques, plus rapides que les RT-PCR actuels, sont désormais autorisés, mais pas pour les personnes avec des symptômes ni les “cas contacts”. On attend également l’arrivée d’autres tests rapides, les tests salivaires. “Nous attendons de façon imminente l’avis de la Haute autorité de santé” (HAS), a indiqué Olivier Véran.

Quatre mois après la fin du confinement, la situation est inquiétante. D’abord, le nombre de contaminations en France connaît une hausse régulière (près de 10.000 en 24 heures selon les chiffres de mercredi soir). Plus préoccupant, cette hausse commence à se ressentir sur les hospitalisations et la réanimation.

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