«Commerces non-essentiels» : Attal regrette l’emploi de ces termes – Le Figaro

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Cette appellation a suscité l’indignation des commerçants contraints à la fermeture. Le porte-parole du gouvernement préfère désormais faire la distinction entre les «produits de première nécessité» et ceux qui ne le sont pas.

Presque un mea culpa. Invité mardi 17 novembre sur France 2, Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, a dit regretter le terme de «commerces non-essentiels», contraints à la fermeture depuis le début du deuxième confinement. De nombreux commerçants s’étaient indignés devant cette appellation. «Il m’est arrivé d’utiliser ce terme. C’est un terme juridique. Ça a pu donner le sentiment que certains n’étaient pas essentiels. Or, on a besoin de nos commerçants, de l’art de vivre à la française pour faire vivre notre économie», a assuré le porte-parole du gouvernement. Ce dernier «préfère» désormais «parler de ‘produits de premières nécessités’», en opposition à ceux qui ne le seraient pas.

«Il n’y a pas de commerces qui ne soient pas essentiels»

Interrogé sur BFM TV mardi matin, Olivier Véran a lui aussi reconnu que «le mot n’est pas bien». «Il n’y a pas de commerces qui ne soient pas essentiels, puisque si on va chercher quelque chose c’est parce qu’on en a besoin ou envie, et l’envie est quelque chose d’essentiel aussi», a souligné le ministre de la Santé, préférant lui aussi évoquer des «produits de premières nécessités».

Sur France 2, Gabriel Attal a également fait part d’une de ses craintes : «Une ultime vague, peut-être invisible, de dépressions, peut-être de suicides. On a vu à chaque crise, que ce soit en 1929 ou en 2008, qu’il y avait cet impact psychologique (…) Ce virus nous fait renoncer à tout ce qu’on aime, le lien avec nos proches, la possibilité de retrouver nos familles, de recréer du lien avec les autres, et, en même temps, assez peu de possibilités d’avoir des exutoires (alors que) la culture, le sport, la fête ne sont pas possibles».

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