Torfou, près de Cholet : Julie Depardieu et L214 dénoncent la souffrance des poulets à croissance rapide du gr – France 3 Régions

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L’association de défense des animaux L214 dévoile ce jeudi 29 juillet une nouvelle enquête menée en juin 2021 dans un élevage situé à Torfou, en Maine-et-Loire.

“Dans cet élevage, plus de 35 000 poulets sont élevés pour l’entreprise Arrivé (marque Maître CoQ), l’une des filiales du géant LDC”, précise L214.

Les images tournées dans un élevage à Torfou, près de Cholet, et présentées par la comédienne Julie Depardieu, qui a “cru à un épisode de Black Mirror”, “montrent des animaux en grande souffrance, en raison notamment de leur vitesse de croissance”.

“Poulets boiteux peinant à accéder à la nourriture et à l’eau, voire complètement incapables de se déplacer, cadavres d’oiseaux morts récemment ou en décomposition… ce que l’on voit sur ces images est la conséquence de l’utilisation d’une race de poulets de chair issue d’une sélection génétique intensive, appelée Ross 308, dénonce L214, cette race a été créée pour que les oiseaux grossissent le plus vite possible, ici en 42 jours, soit près de 4 fois plus vite qu’en 1950″.

L’association explique que “cette croissance ultrarapide des muscles est la cause d’importants problèmes de santé pour les poulets : leur squelette n’arrive plus à supporter le poids de leur corps et leurs organes vitaux sont comprimés, entraînant des difficultés cardiaques et respiratoires”.

Par le biais d’une pétition en ligne, L214 demande donc à LDC “de s’engager fermement contre les pires pratiques d’élevage et d’abattage, notamment l’utilisation d’animaux à croissance ultrarapide”.

L’association annonce également qu’elle porte plainte pour “mauvais traitements et violation de la réglementation”, auprès du procureur d’Angers “contre l’éleveur, son groupement, ainsi que le groupe LDC qui cautionne ces infractions”.

L214 s’appuie sur l’article 2 de l’arrêté du 25 octobre 1982 relatif à l’élevage, à la garde et à la détention des animaux” qui stipule que “l’élevage, la garde ou la détention d’un animal, tel que défini à l’article 1er du présent arrêté, ne doit entraîner, en fonction de ses caractéristiques génotypiques ou phénotypiques, aucune souffrance évitable, ni aucun effet néfaste sur sa santé”.

L214 dénonce aussi “les paramètres lumineux (…) étudiés pour accélérer encore la vitesse de croissance des animaux, aux dépens de leur bien-être. D’une part, l’intensité lumineuse minimale prévue par la réglementation européenne (20 lux) n’est pas respectée pendant une grande partie de la vie des poulets, de façon à ce qu’ils ne soient pas trop actifs et prennent plus de poids”.

“Nos efforts pour améliorer le bien-être animal sont réels et constants”

Contacté, le groupe LDC dit être conscient “que ces images peuvent choquer, hors les idées développées sont comme toujours biaisées et simplistes. Nos efforts pour améliorer le bien-être animal sont réels et constants depuis plusieurs années et les produits que nous proposons quelle que soit leur souche sont sains et de qualité”.

Le groupe rappelle être “leader en Europe de la mise en place de souches à croissance lente, avec l’élevage de poulets en plein air (Label et Bio) ou ayant accès à l’extérieur”, et précise travailler “aux côtés de la filière française”, “avec les sélectionneurs de souches de volailles afin qu’ils intègrent des critères de bien-être animal dans leurs recherches, tout en continuant à développer les souches intermédiaires et lentes et améliorer les conditions d’élevage des volailles”

LDC rappelle également son engagement dans différentes démarches dont “le développement d’élevages de poulets à croissance intermédiaire et lente” pour des gammes de produits chez le Gaulois et Maître Coq. “Chez Maître Coq, cela représente 40% des volailles élevées”, précise le groupe.

Autre engagement sur lequel LDC nous précise travailler, “l’amélioration des conditions d’élevage des volailles dans les poulaillers (lumière naturelle, substrats à picorer, perchage, et augmentation de l’espace disponible), notamment pour les poulets à croissance rapide”, précisant que “cette démarche de progrès concerne l’ensemble des bâtiments des éleveurs partenaires qui seront rénovés d’ici 2025”.

Troisième engagement que le groupe nous précise prendre, “la poursuite de l’élevage de toutes les souches existantes en volaille afin de préserver la biodiversité”.

LDC est le numéro 1 français de l’élevage de volailles. Le groupe annonce un chiffre d’affaires annuel de 4,4 milliards d’euros. 

7 500 éleveurs travaillent pour le groupe, dont 6000 en France.

Sur son site internet, LDC précise vouloir “bien nourrir les consommateurs avec des produits de qualité, accessibles, sains et issus de filières responsables et qui contribuent au développement des territoires”.

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