Test de l’iPad 2021 : la tablette d’Apple à 389 euros s’améliore et peaufine encore son rapport qualité/prix imbattable – 01net.com

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L’iPad « historique » est un objet à part dans le monde Apple. Son design ancestral pourrait faire croire qu’il est abandonné, alors que c’est un des produits qui est mis à jour chaque année, avec une régularité métronomique. Mais, c’est surtout son prix qui le place à part. Parmi les produits capitaux d’Apple, c’est le moins cher, celui qui endosse, encore plus que l’iPhone SE, le rôle de porte d’entrée dans une gamme.

Si certains lui reprocheront ses bordures, son écran, son port Lightning, une certitude s’est imposée au cours des dernières années, Apple le fait évoluer par petites touches, jamais des révolutions, mais toujours des pas dans la bonne direction. Pas celle qui fait de l’iPad la meilleure tablette d’Apple, mais celle qui en fait la tablette offrant le meilleur rapport qualité prix de la gamme, et peut-être même du marché. Et en ces temps où l’argent ne pousse toujours pas sur les arbres, c’est un sacré argument.

Voyons ce qui évolue cette année, et ce qui ne change pas. Mais au-delà de ces points, considérons aussi la proposition, au regard de ce dont on peut avoir besoin.

L’extérieur nuit ?

Depuis septembre 2019, l’iPad a grandi, a abandonné ses 9,7 pouces de diagonale d’origine. La dalle de 10,2 pouces offre désormais une surface plus large, et permet d’envisager d’utiliser l’iPad pour autre chose que de la simple consultation de contenu, et parfois même comme un PC portable d’appoint. Mais le design lui n’a pas changé, ou si peu, depuis 2010 et la naissance de l’appareil, au point qu’on n’ose même pas envisager de demander un passage du Lightning à l’USB-C pour l’instant. Certains esprits agacés grincent des dents et pointent cette absence de renouvellement pour disqualifier la tablette d’Apple. C’est une erreur. C’est surtout prendre le problème à l’envers et oublier ce qu’elle apporte.

Oui, il est vrai que les larges bordures et le bouton Touch ID immuable ont quelque chose d’un pied de nez, à l’heure où le design des iPad Pro, Air et mini paraît bien plus moderne.

Mais concentrons-nous, non sur un design espéré, mais sur ce qu’on a entre les mains, sur la dalle Retina. Sa définition de 2160 x 1620 pixels, pour une résolution de 264 ppp, est honnête et assez confortable pour surfer sur le Web, jouer et regarder des films. Sa luminosité mesurée est proche des 500 cd/m2 annoncés, puisqu’on l’a trouvée à 489 cd/m2, et son contraste atteint les 1511:1. Ce n’est clairement pas le meilleur de ce que peuvent proposer les iPad, et même la concurrence, mais c’est suffisant pour la plupart des usages, si vous ne retrouvez pas à utiliser l’iPad en plein soleil.

Avec l’arrivée cette année de la technologie True Tone, la dalle ajoute en tout cas une nouvelle corde à son arc, afin de vous assurer plus de confort d’utilisation, en fonction de la lumière ambiante dans laquelle vous évoluez.

En définitive, le seul reproche réel qu’on fera à cet écran d’iPad, c’est de ne pas être laminé. C’est sans doute chipoter, mais cela permettrait de réduire les reflets un peu désagréables, et supprimerait aussi cette impression d’espace déconcertant entre l’affichage et la surface tactile. Ce n’est qu’un détail, mais il nuit un peu à l’immersion, il crée une distance entre l’utilisateur et l’interface avec laquelle il interagit.

A13 Bionic, montée en puissance itérative

Intéressons-nous maintenant à l’intérieur de l’iPad. Apple a décidé de remplacer l’A12 Bionic (de 2018) par son successeur l’A13 Bionic, qui a fait ses premiers pas dans les iPhone 11, en 2019. La puce n’a donc que deux ans, et de la puissance à revendre.

Si l’infographie ci-dessus ne s’affiche pas, cliquez ici.

Au quotidien, l’iPad 2020 ne manquait pas de fluidité et permettait déjà de jouer à tous les titres disponibles sur l’App Store, ou via Apple Arcade. C’est évidemment toujours d’actualité. Vous pourrez même vous lancez dans la création audio avec GarageBand avec encore plus de ressources ou dans l’édition de vos créations vidéos.

Les résultats ci-dessus, obtenus avec Geekbench 5, montrent assez clairement que l’A13 Bionic apporte un joli surcroît de puissance. Plus de 25% de mieux en mode multicoeur, et près de 40% pour les résultats Compute, qui mesurent les capacités d’une puce à traiter des calculs requis pour traiter des photos lourdes, pour monter des vidéos ou pour afficher des graphismes 3D.

Les deux résultats fournis par 3DMark WildLife correspondent à ce qui ressort d’un stress test, comprenez un test long qui éprouve la capacité d’une puce à maintenir son effort sur une période assez longue (entre 20 et 30 minutes).
Le chiffre le plus important donne une idée des performances de la puce quand elle n’a pas encore trop chauffé, tandis que le chiffre le plus bas correspond à la boucle la moins bonne, souvent quand le throttling est le plus important, quand la puce réduit ses performances car elle chauffe trop.

Pour le meilleur score, on constate que l’iPad 2021 est environ 38% plus performant que son aîné direct, tandis que pour le score le plus bas, le nouvel iPad s’avère 60% plus performant. Cet écart, qui marque une domination indiscutable, s’explique par la capacité de l’A13 Bionic à maintenir un effort constant et élevé plus longtemps. Le stress test, de 3Dmark WildLife, accorde un indice de stabilité des performances de 87,8% à l’iPad 2021, contre 75% pour l’iPad 2020.

Autrement dit, plus de puissance et pour plus longtemps. Difficile de dire non.

Autonomie, du mieux, mais pas que…

La « puissance sans maîtrise » n’est rien, disait un grand sage ou un publicitaire. Est-ce que l’arrivée de cette puce s’accompagne d’une augmentation de l’autonomie ou au contraire d’une baisse regrettable ?

Si l’infographie ci-dessous ne s’affiche pas, cliquez ici.

La réponse se trouve entre les deux. Notre test d’autonomie polyvalente, qui simule des usages quotidiens enchaînés de manière intensive jusqu’à ce que la batterie rende l’âme, accorde 22 minutes d’autonomie en plus au nouvel iPad. Autant dire qu’il n’y a pas de gros progrès, et que l’autonomie traditionnelle des tablettes d’Apple est maintenue. Quand on se tourne vers l’autonomie en streaming vidéo, la tendance s’inverse : on relève une baisse de 39 minutes.

Des résultats contrastés, mais qui permettent à l’iPad de faire mieux que l’iPad Air, qui ne passe par le cap des dix heures (9h59 en polyvalente, et 9h45 en streaming vidéo), ou même que l’iPad mini de sixième génération, qui vient de sortir. En définitive, l’iPad à 389 euros ne cède le pas que face aux iPad Pro. Pas mal, non ?

Une sorte de révolution… pour Apple

Avant d’aller plus loin, saluons une petite révolution. Comme sur les iPhone 13 et 13 mini, Apple a décidé de multiplier par deux la capacité de stockage proposée avec ses iPad, sans toucher au prix du premier modèle. Adieu les 32 Go qui nous faisaient vous recommander systématiquement le modèle à 128 Go.

Désormais, le premier modèle d’iPad vendu à partir de 389 embarque 64 Go. Cela peut être encore court si vous conservez beaucoup de données localement, installez beaucoup d’applications ou stockez régulièrement beaucoup de films ou séries. Mais pour ceux qui s’en servent principalement comme d’un « client léger », d’un appareil connecté au cloud, 64 Go peuvent être très largement suffisants.
La seconde option de stockage, quant à elle, est portée à 256 Go. Bien plus confortable au quotidien et sur le long terme – c’est cette capacité que nous vous recommanderions pour être tranquille le plus longtemps. Rappelons qu’Apple assure des mises à jour sur plusieurs années à son parc installé – on est à environ six ans pour l’instant.

iPadOS et les usages

Parlons justement du nouvel iPadOS disponible depuis peu. Son utilisation sur l’iPad est agréable, et malgré la présence d’un bouton physique pour retourner à la page d’accueil, on prend rapidement l’habitude d’interagir avec l’interface de l’iPad avec les nombreux multigestes disponibles. Que ce soit pour afficher toutes les fenêtres ouvertes, faire glisser une application minimisée sur le côté ou glisser une deuxième application qui partagera l’écran avec une autre – la dalle de 10,2 pouces est assez large pour travailler ainsi pendant quelques heures, ou en appoint.

Pour la gestion de la répartition des applis à l’écran, saluons le petit menu qui permet de rapidement activer le Split View, ou encore les rangées d’applications qui fluidifient l’utilisation de la tablette au quotidien.

Si vous avez décidé d’ajouter un clavier à l’iPad, vendu séparément, laissez-vous tenter par un modèle compatible avec les Smart Connectors, qu’il soit signé Apple ou Logitech. C’est la garantie d’une plus grande facilité d’utilisation au quotidien, vraiment.

iPadOS 15 ouvre aussi la voie à de nouveaux usages autour de FaceTime, pour regarder des contenus via Apple TV+ ou Netflix, avec des amis et à distance. Le service de visioconférence d’Apple gagne aussi en intérêt car il permet, via des liens, d’organiser des appels vidéo avec des contacts qui utilisent des smartphones Android. Ce sera l’occasion alors de tester la nouvelle caméra 12 Mpix placée en façade. Elle est équipée d’une optique grand-angle, qui sert la fonction Center Stage, ou Cadre centré en français. Il s’agit pour résumer de s’assurer que vous soyez au centre du cadre, même quand vous vous déplacez ou vous penchez un peu d’un côté ou de l’autre tout en parlant. Bien entendu, l’optique n’est pas motorisée, donc le suivi a ses limites, néanmoins, à l’heure où les visioconférences ont pris beaucoup de place dans notre vie – même familiale et amicale -, cette mise à niveau et cette fonction, introduite avec les iPad Pro, sont plutôt les bienvenues.

On passera sous silence la caméra arrière, 8 Mpix, qui assure des clichés honnêtes en pleine lumière, mais peu flamboyant quand le soleil se couche. Apple ne mise clairement pas sur cette fonction, l’iPad se contente de filmer en 1080p, à 30 images par seconde, maximum, tandis que le ralenti plafonne à 120 images par seconde en… 720p.

Parmi les nouveautés qui nous plaisent dans iPadOS 15, et qu’on prend plaisir à utiliser avec ce nouvel iPad, on citera les Notes rapides. C’est un bon moyen de toujours avoir sous la main une citation, une référence ou un extrait de document. La prise de notes manuscrites a encore du chemin à parcourir sous iPadOS selon nous, même si une fonction permet, à ceux qui ont écriture lisible, de numériser et transformer leurs notes en texte dactylographié. Ce petit bémol est, selon nous, surtout vrai pour cet iPad, qui n’est compatible qu’avec l’Apple Pencil de première génération. Le stylet a quelques défauts ergonomiques qui nous feraient presque recommander les alternatives du marché, notamment celle proposée, une fois encore, par Logitech.

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