Jeudi, la mise en accusation du président américain a franchi une nouvelle étape à la Chambre des représentants, avec un vote officialisant la procédure.

Par Publié aujourd’hui à 20h25, mis à jour à 20h49

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La mise en accusation de Donald Trump a franchi une nouvelle étape à la Chambre des représentants, jeudi 31 octobre, avec un vote officialisant la procédure. Cette dernière va devenir publique après cinq courtes semaines d’investigations, qui contrastent avec les longs mois d’enquête qui avaient précédé les deux précédentes mises en accusation, celles de Richard Nixon, en 1974, et de Bill Clinton, en 1998. Il s’agit de la quatrième de l’histoire des Etats-Unis.

Cette procédure d’impeachment a été déclenchée par le signalement au Congrès d’un lanceur d’alerte, initialement bloqué par le département de la justice. Ce membre de la CIA estime alors préoccupante dans un courrier daté du 12 août la teneur d’une discussion entre le président des Etats-Unis et son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, le 25 juillet. Au cours de cette discussion, Donald Trump a suggéré à son interlocuteur, qui venait de lui faire part des besoins en armement de son pays, confronté à un conflit de basse intensité conduit par des séparatistes prorusses, d’ouvrir des enquêtes concernant ses opposants politiques.

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Le 18 septembre, le Washington Post fait état le premier du signalement du lanceur d’alerte et des obstacles opposés par l’administration à sa transmission au Congrès. Le 24 septembre, la speaker (présidente) démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi (Californie), annonce l’ouverture d’une procédure de mise en accusation. Le lendemain, la Maison Blanche publie un compte rendu non exhaustif de la conversation. Le 26 septembre, la Chambre des représentants en fait de même avec le signalement du lanceur d’alerte.

Diplomatie parallèle

En dépit de la stratégie d’obstruction formalisée le 8 octobre par une lettre au Congrès du conseiller juridique de la Maison Blanche, Pat Cipollone, Donald Trump se révèle cependant incapable de bloquer les auditions à huis clos d’une dizaine de diplomates et de conseillers impliqués à différents titres dans cette affaire ukrainienne.

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