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Incendie de l’usine Lubrizol à Rouen: la qualité de l’air dans son « état habituel », selon le préfet – Ouest-France

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Après l’incendie de l’usine Lubrizol dans la nuit de mercredi à jeudi, la qualité de l’air à Rouen est « état habituel ». C’est ce qu’a annoncé Pierre-André Durand, le préfet de la région Normandie, samedi.

Après l’incendie de l’usine Lubrizol, classée Seveso, dans la nuit de mercredi à jeudi, les analyses montrent un « état habituel de la qualité de l’air à Rouen », a assuré le préfet de Normandie Pierre-André Durand, samedi lors d’une conférence de presse. 

« Les résultats sont tous inférieur aux seuils de quantification », ajoute-t-il. Mais sur le site lui-même, « on note une présence de benzène ». 

Les écoles fermées devraient rouvrir lundi 

Concernant les suies, « nous n’avons pas de situation alarmante », a dit le préfet. Sur les 55 écoles de Rouen, trois ont été touchées par ces suies et elles devraient rouvrir lundi matin, ont assuré les autorités. 

« On note une présence de plomb en certains endroits, étant précisé qu’il peut s’agir d’une source historique qui ne soit pas due à l’incendie car l’entreprise n’utilise pas ou n’avait pas de dispositif de plomb alors qu’en zone urbaine il peut y avoir d’emblée des traces de plomb », a ajouté Pierre-André Durand. 

La présence d’amiante a été confirmée sur le site, « dans la toiture des bâtiments » et un programme de mesures de fibres dans l’air a été lancé dans un rayon de 300 m autour du site.

« Je ne minimise pas les éléments d’inconfort. Mais à l’échelle d’une population de 100.000 habitants, nous ne sommes pas dans une situation de masse qui frapperait toute l’agglomération rouennaise », a affirmé le préfet, qui a évoqué « une catastrophe majeure ».

Les résultats des analyses réalisées par Atmo Normandie sont disponibles sur leur site et que les autres résultats seront mis en ligne sur le site de la préfecture dès samedi soir, poursuit Pierre-André Durand. 

Odeur décrite comme « très entêtante »

Même si l’incendie est éteint, le sinistre inquiète encore : odeur décrite comme « très entêtante » entraînant parfois des vomissements, galettes d’hydrocarbures sur la Seine… 

Preuve de l’importance de la pollution, le large nuage qui s’est échappé de l’incendie, long de 22 km et large de six kilomètres, est remonté vers le nord de la France.

Comme en témoigne Yann Rojo, le maire de Bohain-en-Vermandois, commune au nord de l’Aisne, à 200 km de Rouen.

Il a affirmé samedi que ses habitants ont « constaté des flaques d’eau brunâtres, teintes de résidus d’hydrocarbure » et « des traces de suie ».

Autour de Rouen, les agriculteurs ont été touchés de plein fouet avec un « gel » des productions et des récoltes susceptibles d’avoir été exposées à la suie « jusqu’à obtention de garanties sanitaires », a précisé le préfet.

Plaintes contre X

Au moins cinq personnes ont porté plainte contre X, selon la radio France Bleu Normandie, suite à des vomissements et des malaises.

Me Jonas Haddad, avocat de Rouen, a dit avoir été sollicité par plusieurs personnes, mais aussi par des entreprises, et s’attend « à une centaine de plaintes ». « On peut comparer cela à une marée noire dans l’air, ça ne se calme pas », a-t-il déclaré.

L’enquête a d’ailleurs évolué: d’abord ouverte pour destructions involontaires, elle a été élargie  à la mise en danger d’autrui.

Partager cet article Dans la nuit de mercredi à jeudi, lors de l'incendie.

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