Google : il écrit un avis négatif sur un commerce et termine au tribunal avec sa compagne

Un homme est sa compagne ont dû s’expliquer devant la justice suite à la publication d’un avis négatif sur Google. Le propriétaire de l’enseigne accusait le premier d’usurpation d’identité et la deuxième de diffamation.

Avis Google homme termine au tribunal
Crédits : 123RF

Un employé d’un commerce de cigarettes électroniques situé au Mans estime être victime de harcèlement au travail. Il se dit même menacé de violences physiques, notamment par son patron. Le 12 août 2021, il décide de déposer une main-courante contre son employeur et un de ses collègues. Une semaine plus tard, le 19 août, on voit apparaître sur la fiche Google de l’établissement un avis “une étoile” assez curieux.

Son contenu ne laisse aucun doute sur l’auteur, il s’agit du salarié harcelé : “Main courante déposée contre XXX ainsi que le patron […] pour menaces de violences. La prochaine fois c’est une plainte avec un dossier déjà monté (dites bonjour aux preuves) vous qui refusez d’être écouté quand vous menacez. Allez bisous”. L’homme a posté l’avis depuis le compte Google de sa compagne. Le ton est forcément amer vu la situation, et visiblement, cela ne plaît pas du tout au patron. Il porte plainte contre son salarié pour usurpation d’identité et contre sa compagne pour diffamation.

Un homme et sa compagne accusés d’usurpation d’identité et diffamation pour un avis Google négatif

Ce n’est que tout récemment, fin août 2023, que les protagonistes de cette histoire se retrouvent au tribunal. Assurant lui-même sa défense, l’accusé reconnaît avoir posté l’avis avec le compte de sa compagne sans se poser de question. Il assume ce qu’il a écrit. Le patron ne dit rien, mais son avocat réclame des dommages et intérêts. La relaxe est demandée pour la femme, faute de preuve attestant qu’elle est l’auteure de la diffamation.

Le tribunal estime que les faits étaient prescrits au moment du dépôt de plainte, ce qui empêche de retenir la diffamation. Et comme selon lui il n’y a pas assez d’éléments pour soutenir l’usurpation d’identité, l’homme et sa compagne sont relaxés. Une histoire assez insolite à une époque où les entreprises luttent surtout contre les faux avis, au point que certains mettent au point des systèmes pour les détecter automatiquement.

Source : actu.fr

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