Gérald Darmanin veut dissoudre la Ligue de défense noire africaine, qu’il qualifie de «structure raciste» – Le Figaro

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Le ministre de l’Intérieur a annoncé engager des procédures contre l’association après une semaine de tensions à Val-de-Reuil, dans l’Eure.

Une procédure de dissolution de la Ligue de défense noire africaine a été lancée, a indiqué ce lundi le ministre de l’Intérieur. Cette annonce intervient après l’action de cette association au Val-de-Reuil, samedi, où elle a revendiqué l’enfarinage du maire de la commune. «Les discours de cette structure raciste appellent à la haine et à la discrimination», a déclaré Gérald Darmanin sur Twitter. «Ses actions causent des troubles à l’ordre public», a-t-il ajouté.

La LDNA se définit sur les réseaux sociaux comme un «mouvement révolutionnaire pour la défense des droits des Afrodescendants et des Africains». Près de 300.000 personnes sont abonnées à sa page Facebook. Son président et fondateur se présente sur son compte Twitter comme un «activiste politique, résistant Pan-Africain, combattant de la liberté, révolutionnaire».

La tension était montée d’un cran la semaine dernière dans la commune de l’Eure après une bagarre générale entre les communautés kurdes et africaines. Les militants kurdes avaient surenchéri mardi en organisant une marche de soutien, ce à quoi la Ligue de défense noire africaine avait répondu en appelant au rassemblement samedi devant la mairie. Une centaine de personnes ont répondu présent et certaines d’entre elles se sont introduites dans le bâtiment pendant la célébration d’un mariage.

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La maire adjointe Fadilla Benamara a été frappée en tentant de s’interposer, tandis que le maire Marc-Antoine Jamet a été enfariné sur le parvis. Selon le maire, la porte de la salle du conseil a été arrachée.

Sur son compte Facebook, la Ligue de défense noire africaine a défendu cet «enfarinage dans un esprit bon enfant». Une analyse démentie par les vidéos des incidents. Marc-Antoine Jamet a fait part de son intention de porter plainte. Selon ce dernier, «trente individus racistes et violents» ont «envahi la mairie» samedi. «Rejoints par 70 autres», ils «arrachent la porte de la salle du conseil» et «bousculent une élue courageuse portant l’écharpe tricolore», a tweeté le maire, lui-même enfariné par les manifestants.

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