Fête nationale : un 14 juillet 2020 très spécial, le programme… – Linternaute.com

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Fête nationale : un 14 juillet 2020 très spécial, le programme complet 14 JUILLET 2020 – La Fête nationale ce 14 juillet 2020 sera très impactée par l’épidémie de coronavirus. A la place du défilé, un rassemblement militaire est tout de même maintenu sur la place de la Concorde. Retrouvez le programme des festivités, ville par ville. 

[Mis à jour le 14 juillet 2020 à 08h05] Cette année, la Fête nationale aura lieu sans public. Le traditionnel défilé militaire a été maintenu dans la capitale ce mardi 14 juillet 2020, mais dans une forme revue et corrigée à cause de l’épidémie de coronavirus en France, qui interdit tout rassemblement de plus de 5000 personnes. Ce dernier ne sera pas ouvert aux spectateurs comme d’ordinaire. Le rendez-vous a aussi été déplacé puisque les soldats ne défileront pas sur les Champs-Elysées, mais effectueront un “rassemblement” plus ou moins statique sur la place de la Concorde. Le nombre de participants au défilé de cette fête nationale très spéciale a été divisé par deux, un peu moins de 2200 hommes et femmes seront de la partie. Ils ne porteront pas de masque, mais devraient en revanche respecter les distances de sécurité imposées par le Covid-19. Il n’y aura pas non plus de défilé motorisé, faute de place dans cette nouvelle configuration, mais le spectacle aérien a bel et bien été maintenu quant à lui.

La Fête nationale sera cette année l’occasion de rendre hommage à tous les civils et militaires qui se sont engagés dans la lutte contre l’épidémie. Dans une tribune réduite à 2 000 spectateurs, dont 1400 soignants, l’Élysée à détaillé qu’il y aurait “des caissières, des éboueurs, toutes ces professions qui ont permis à la France de tenir et dont les Français veulent voir le comportement exemplaire honoré”. Les militaires seront également mis à l’honneur, notamment via leur participation à la lutte contre le coronavirus à travers l’opération Résilience lancée à la fin du mois de mars. Si vous souhaitez suivre le défilé, il vous faudra allumer votre télévision afin de regarder la retransmission. 

La cérémonie du 14 juillet 2020 rendra hommage aux armées qui ont lutté contre le Covid-19 et aux personnels soignants et civils qui ont œuvré dans la lutte contre l’épidémie. La cérémonie militaire sera distincte de l’hommage aux soignants auquel seront conviés les personnels soignants des hôpitaux et des civils mobilisés dans la crise du coronavirus. Pour la première fois depuis le début de son quinquennat, le chef de l’État Emmanuel Macron se soumettra au rituel politique de l’interview télévisée du 14 juillet, initié en 1978 par Valérie Giscard d’Estaing. Pour cette Fête nationale, un hommage sera également rendu au général de Gaulle par le Chef de l’Etat en raison du triple anniversaire du héros de la Première Guerre mondiale : 50e anniversaire de sa mort, 80e anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 et 130e anniversaire de sa naissance.

C’est une première depuis la Seconde Guerre mondiale. Mardi 14 juillet 2020, le défilé militaire sera réinventé place de la Concorde, d’une durée d’1h15 au lieu de 2 heures habituellement. Le défilé du 14 juillet rassemblera 2 000 participants contre 4 300 en 2019, et environ 2 500 invités dans le respect des règles de distanciation sociale. Le défilé des troupes à pied sera réduit – avec un défilé de 2 000 militaires à pieds, soit la moitié par rapport à l’an dernier – et il n’y aura pas de défilé motorisé. Mais que l’on se rassure, le célèbre défilé aérien de la patrouille de France aura bien lieu, avec 52 avions dont 3 étrangers (2 Britanniques et 1 Allemand) et 20 hélicoptères ! Une animation sera assurée par la musique de la Légion étrangère.   

  • 10h45 : arrivée du Président de la République Emmanuel Macron accueilli par le chef d’état-major des armées. Revue des troupes à partir du pont de la Concorde.
  • 10h50 : honneurs rendus au Président de la République sur la place de la Concorde par le Premier ministre, la ministre des Armées, la ministre déléguée en charge de la Mémoire et des Anciens combattants et le chef d’état-major particulier du Président de la République.
  • 11h00 : hommage au général de Gaulle et traditionnel passage de la Patrouille de France avec la participation de la Royal Air Force, avec deux chasseurs de type Typhoon. Intitulé “une vie pour la France”, l’hommage au général de Gaulle comportera trois tableaux : “Le combattant visionnaire” (1937–1940), “De l’Appel à la Libération – l’esprit de la Résistance” et “Une certaine idée de la France – l’esprit de la République”. 
  • 11h15 : défilé des avions commandé par le général de division aérienne Laurent Lherbette, commandant en second la défense aérienne et les opérations aériennes. 29 appareils défileront dans l’axe La Défense – Place de l’Etoile – Place de la Concorde.
  • 11h25 : animation consacrée à “La tradition du 14 Juillet, fête nationale, fête populaire”
  • 11h35 : ballet des hélicoptères
  • 11h40 : défilé des troupes à pied 
  • 11h50 : animation en hommage à la Nation

Pour avoir secouru l’Est de la France lorsque les hôpitaux étaient saturés en pleine explosion de l’épidémie, l’Allemagne, le Luxembourg, la Suisse et l’Autriche seront représentés durant la Fête nationale du 14 juillet à la place de la Concorde, avec la présence, en tribune, des ministres de la Santé de chacun de ces quatre pays européens qui ont pris en charge dans leurs hôpitaux 161 patients français au total.

Mardi 14 juillet 2020, en raison de la cérémonie de la Fête nationale dans le secteur de la place de la Concorde, ces stations de métro ou RER sont fermées dès la prise de service et des lignes de bus du même nom sont déviées ou limitées et les correspondances ne sont pas assurées :

  • RER A : Charles de Gaulle-Etoile
  • LIGNE 1 : George V, Tuileries, Concorde, Champs-Elysées-Clemenceau, Franklin D. Roosevelt, Charles de Gaulle-Etoile
  • LIGNE 2 : Charles de Gaulle-Etoile     
  • LIGNE 6 : Charles de Gaulle-Etoile
  • LIGNE 8 : Concorde
  • LIGNE 9 : Franklin D. Roosevelt
  • LIGNE 12 : Concorde
  • LIGNE 13 : Champs-Elysées-Clemenceau

La Légion d’honneur pour récompenser la lutte contre le coronavirus

Cette année, le gouvernement a décidé qu’une promotion unique de l’Ordre national du mérite et de la Légion d’honneur sera publiée le 1er janvier 2021, et non comme il est de tradition les 15 mai et 14 juillet, et comprendra “une part importante de personnes ayant contribué à la lutte contre le virus à tous les niveaux et dans tous les domaines d’activité”.

La porte-parole du gouvernement a annoncé que le gouvernement allait ressortir une décoration datant des années 1880, créé à l’occasion de l’épidémie de choléra qui avait frappé la France en 1884, pour “récompenser les personnes qui se sont dévouées pendant la crise du covid-19.” Une médaille qui concerne, selon les dires de Sibeth Ndiaye, les personnes ayant œuvré “dans le soin des malades, le dépistage, la recherche, le soutien de notre système de santé, la fabrication des produits de santé et de protection, la protection des plus fragiles, la poursuite d’une activité professionnelle et bénévole pour assurer le fonctionnement des services indispensables”.

Le 14 juillet 2020 sera bien triste à Lyon : pas de feu d’artifice, pas de bals, pas de défilés afin de réduire les risques de propagation du coronavirus. Toutefois, ce lundi 13 juillet s’est tenue une cérémonie officielle pour la Fête nationale, cours Franklin Roosevelt dans le 6e arrondissement en présence notamment du maire de Lyon Grégory Doucet, du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes et du gouverneur militaire de Lyon, dans le but de rendre hommage aux unités de l’opération Résilience mais également aux soignants.

Le traditionnel défilé militaire du 14 juillet sur le Prado est annulé, mais à la place, la Fête nationale est célébrée au parc Borély de Marseille dès 9h30 du matin. Au programme : salut du drapeau, revue des troupes militaires, défilé aérien par deux mirages de la base aérienne 115 d’Orange, remise de décorations puis saut de 5 parachutistes de l’état-major de la 11e brigade parachutiste de Toulouse. Seront notamment présents le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le préfet des Bouches-du-Rhône et Michèle Rubirola, la nouvelle maire de Marseille.

Pas de bals ni de feu d’artifice à Bordeaux. Cependant, le défilé militaire est maintenu à huit-clos, dans le jardin de lhôtel de ville, place Pey-Berland. 

A Toulouse, il n’y aura pour la Fête nationale ni bals, ni défilé militaire, ni feu d’artifice mais une projection sur la façade du Capitole en hommage aux personnes engagées dans la lutte contre la Coronavirus à la Préfecture, ainsi qu’un pavoisement dans de nombreuses rues. En savoir plus.

A Nice, un hommage intimiste est consacré non pas à la Fête nationale mais aux victimes de l’attentat du 14 juillet 2016 à la villa Masséna le mardi matin. Seules les familles des victimes et les autorités y ont accès. Mais le mardi après-midi, les Niçois peuvent se recueillir et déposer une rose sur le mémorial du jardin de la villa Masséna. A 22h30 est également prévu un lâcher de lampions ou de colombes et à 22h34 précises, 86 faisceaux lumineux s’envoleront dans le ciel niçois.

Quelles grandes enseignes continuent d’ouvrir leurs portes le 14 juillet ? La Fête nationale marque un jour férié en France, et ce en pleines soldes d’été, mais cela ne stoppe pas tous les achats pour autant. A Paris, les grands magasins des Galeries Lafayette et du BHV Marais restent ouverts. Tout comme, côté centres commerciaux, le Carrousel du Louvre, Bercy Village, le Centre Beaugrenelle, le Centre Italie 2, le Citadium Caumartin, le Palais des Congrès ou encore le Passy Plaza. Tous les (nombreux) centres commerciaux de périphérie sont également ouverts à l’exception de Bel Est, Bobigny 2 et Quais d’Ivry. A l’échelle de la France métropolitaine, plusieurs grandes enseignes accueillent les clients comme d’habitude, avec des horaires souvent un peu différents et de manière parfois variable suivant les localités. Figurent dans cette liste Auchan, Carrefour et Carrefour Market, Intermarché, Leclerc, Cora et Géant Casino. Ces supermarchés précisaient par ailleurs leurs modalités d’ouverture sur leurs sites internet.

En savoir plus

Habituellement, le défilé du 14 juillet accueille chaque année des milliers de participants. Temps fort de la fête nationale, il se déroule traditionnellement sur la plus belle avenue du monde, en présence du président de la République, des élites de l’armée française et des régiments de militaires français, sur un thème qui change chaque année, avec des participations exceptionnelles. Il mêle donc traditionnellement défilé militaire, bals populaires, et incontournables feux d’artifice qui fleurissent dans toute la France. Chaque année, la date de cette fête mémorable marque la fête nationale française et symbolise, à sa façon, la véritable entrée dans l’été et les vacances scolaires.

Mais au fait, que célèbre-t-on traditionnellement le 14 juillet ? Saviez-vous que la date du 14 juillet comme date de fête nationale fut longtemps contestée et l’on ne commémore pas, comme on le croit souvent, la prise de la Bastille en 1789 ? Comment le défilé militaire, les bals populaires ou les feux d’artifice sont devenus des moments essentiels de cette journée ? Voici les réponses aux principales questions qui se posent sur le 14 juillet.

Après le 14 juillet 1880, le défilé militaire devient une institution. Le 14 juillet 1919, les maréchaux Foch, Joffre et Pétain défilent à cheval sur les Champs-Elysées – passant même sous l’Arc de Triomphe – pour célébrer la victoire dans la Première guerre mondiale acquise quelques mois plus tôt. C’est à ce moment que le traditionnel défilé du 14 juillet prend ses quartiers sur l’avenue la plus célèbre de Paris. Après une éclipse pendant la Seconde guerre mondiale, le défilé du 14 juillet prend son aspect actuel avec la multiplication des chars et des avions. Certains présidents de la République apportent cependant des innovations de courte durée.

Pendant son mandat, Valéry Giscard d’Estaing déplace le défilé dans d’autres artères de Paris, comme le Cours de Vincennes, l’Ecole militaire ou encore entre Bastille et République à Bastille. En 1982, François Mitterrand repoussait le défilé à la nuit tombée. Le cérémonial est parfaitement huilé. Les répétitions du défilé ont lieu en général le 12 juillet aux aurores, soit deux jours avant la date clé. Il s’ouvre avec le passage des avions et hélicoptères. En tout, ce sont environ 4 000 soldats qui défilent sur les Champs-Elysées à un rythme de 120 pas par minute. Les élèves d’écoles prestigieuses comme Saint-Cyr se présentent en grand uniforme. La marche est traditionnellement clôturée par les unités de la Légion étrangère, célèbres pour leur barbe volumineuse et leur pas plus lent. 

Cette année 2020, compte tenu de la crise sanitaire du coronavirus, le traditionnelle cérémonie des Champs-Elysées est annulé. Comme vu plus haut, une cérémonie au format restreint se tient sur la place de la Concorde. Seulement 2 000 militaires, contre le double en 2019, participent à cette cérémonie sans défilé ni public. 

Le 14 juillet 1789 est dans tous les esprits quand on évoque la Fête nationale. Cet été là, une grande agitation règne à Paris. Face au mécontentement populaire, le roi a réuni les Etats généraux, une assemblée des représentants de la noblesse, du clergé et du tiers-état. Ces derniers demandent une réforme profonde des institutions et, le 9 juillet, se proclament Assemblée nationale constituante. L’initiative inquiète le roi qui fait venir en secret des régiments suisses et allemands à proximité de Versailles. La rumeur court bientôt que les troupes royales se préparent à entrer dans Paris pour arrêter les députés. Le 12 juillet, un orateur harangue la foule qu’il appelle à réagir : c’est Camille Desmoulins, monté sur un tonneau, qui annonce une “Saint Barthélemy des patriotes”.

Au matin du 14 juillet, des Parisiens en colère vont chercher des armes aux Invalides, puis se dirigent vers la vieille forteresse royale de la Bastille, en quête de poudre. Après une journée de fusillade sanglante, et grâce au ralliement de gardes nationaux, les Parisiens s’en emparent et entament sa démolition. Au final, ils ne libèrent que quelques prisonniers et malfrats sans envergure. Mais cette vieille prison médiévale incarne l’arbitraire de l’Ancien régime. En l’abattant, les Parisiens font tomber un rempart de l’absolutisme. Et cette journée, qui marque le début de la Révolution, restera dans les mémoires comme un jour de liberté.

Mais surprise : notre fête nationale ne commémore pas directement le 14 juillet 1789, même si cette première journée révolutionnaire a une portée symbolique. Le 14 juillet fait officiellement référence à un autre événement, moins connu, bien qu’appris par tous les élèves français dès leur plus jeune âge : la fête de la Fédération, organisée un an plus tard, le 14 juillet 1790…

Après l’été 1789, partout dans les provinces françaises, se sont créées des “fédérations” régionales de gardes nationaux. Une réaction à l’affaiblissement du pouvoir central. Afin de contrôler ce mouvement spontané, la Commune de Paris, sous l’impulsion de Lafayette, décide de fonder une grande Fédération nationale regroupant des représentants des fédérations locales et de les réunir à Paris le 14 juillet 1790. La cérémonie est censée célébrer la prise de la Bastille, un an après cette date symbolique, mais aussi apporter un semblant d’ordre et d’unité dans un pays en crise.

Le jour dit, 14 000 soldats fédérés arrivent donc à Paris et défilent sous la bannière de leur département, de la Bastille jusqu’au Champ-de-Mars. Sur une esplanade aménagée pour l’occasion, une grande messe est célébrée, à la suite de quoi le roi Louis XVI jure de maintenir “la Constitution décidée par l’Assemblée nationale”. Les 400 000 Parisiens présents ce jour-là acclament leur souverain : la monarchie n’est donc pas remise en cause. L’aspiration à l’union nationale triomphe et la cérémonie se transforme en grande fête populaire. Mais la réconciliation nationale sera de courte durée. Deux ans plus tard, le roi est arrêté et condamné à mort.

Gravure de la statue érigée place de la République à Paris en 1883.  © Patrick Guenette / 123RF

Pendant près d’un siècle, la commémoration du 14 juillet est abandonnée. Elle réapparaît en 1880, sous la IIIe République. Le régime, pour se consolider, cherche à construire un nouvel imaginaire national, autour de symboles républicains. C’est ainsi que la Marseillaise devient hymne officiel et le 14 juillet fête nationale. Mais la proposition, qui émane du député de la Seine Benjamin Raspail, n’est pas accueillie unanimement par l’Assemblée. Certains députés mettent en cause la violence du 14 juillet 1789. Et c’est finalement autour du 14 juillet 1790 que se fait le consensus !

Cette année là, on inaugure également le monument surmonté de la statue de la place de la République, et partout sont donnés concerts et feux d’artifices. “La colonne de Juillet” qui surplombe la place de la Bastille, elle, ne se réfère pas au 14 juillet 1789. Elle porte le nom des victimes des journées révolutionnaire de juillet 1830, les “Trois glorieuses”.

Un décret du 6 juillet 1880 instaure un défilé militaire que l’on connaît encore aujourd’hui. Cet événement doit alors effacer le souvenir de la défaite militaire subie pendant la guerre de 1870, la perte de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine au profit de l’Empire allemand, et fortifier la République qui n’a pas encore dix ans. La première édition du défilé militaire a lieu à l’hippodrome de Longchamp, où il restera jusqu’en 1914. Le défilé du 14 juillet va ensuite perdurer et devenir un incontournable de la fête nationale.

Mais la loi de 1880 installe aussi le 14 juillet comme jour férié. L’idée est alors de donner une journée non travaillée aux Français pour participer aux commémorations, mais aussi écouter leur président. Dès le 14 juillet 1880, à  12h30, les canons du Mont-Valérien tonnent au-dessus de la Seine avant de se taire pour un discours du président de la République, Jules Grévy. Le Petit journal s’extasie devant un “magnifique spectacle […] que le soleil de juillet illuminait de ses plus radieuses clartés”, évoquant “un vivant symbole d’union entre ces deux forces trop longtemps séparées, l’armée et la nation”. Le journal populaire continue : “A l’émotion profonde, indicible, qui a tenu pendant vingt minutes, cent milles poitrines haletantes, on peut affirmer que pour cette foule qui se pressait autour des régiments massés, la remise des drapeaux revêtait sa signification vraie : la reconstitution de la France, la reconstitution de son armée nationale, s’affirmant enfin à la face du pays”.

14 juillet france
Gérard ROBERT

Au fil des années, le 14 juillet a connu bien des péripéties, mais aussi des évolutions qui l’ont transformée en fête générale voire globale, associant tous les Français dans des célébrations plus festives et populaires. En 1886, une femme, cantinière du 131e régiment d’infanterie, défile pour la première fois. En 1915, le défilé militaire se déplace du Champs-de-Mars aux Champs-Elysées et en 1919, le “défilé de la victoire” réunit sur place l’ensemble des forces des pays alliés.

En 1936, les syndicats se joignent, à leur façon, à la fête. Après le défilé militaire, un million de personne défilent à l’appel des organisations syndicales. De 1939 à 1945, dans le Paris occupé, la journée n’est pas célébrée. Le 14 juillet 1940, à Londres, le général de Gaulle réitère ses appels à la résistance. Mais en juillet 1945, on célèbre la Libération partout en France. Tous les ans depuis, le 14 juillet est l’occasion de tirer des feux d’artifices et d’organiser des bals populaires… Dans toute la France, des événements sont organisés le 14 juillet ou bien la veille au soir.

L’origine des bals du 14 juillet, et notamment du célèbre bal des pompiers, est d’ailleurs incertaine. Pour beaucoup, cette tradition remonte au début du XXe siècle, et serait née de la frustration des pompiers de ne pas pouvoir participer à cette grande fête. Les uns étaient en effet chargés de défiler avec les autres militaires quand les autres devaient rester en alerte pour prévenir les incident et les incendies, courants, on le sait, quand des feux d’artifice sont tirés. Lors d’un 14 juillet indéterminé, des pompiers auraient invité des passantes à danser à l’entrée de leur caserne. Chaque année, ce rendez-vous s’est développé et installé jusqu’à ce que les amicales des pompiers organisent leur propre bal, chaque année, le 13 ou le 14 juillet. Pour d’autres, c’est la date du 14 juillet 1937, qui signe le début des bals des pompiers. A Paris, à Montmartre, un sergent du nom de Cournet aurait décidé un jour lui aussi d’ouvrir les portes de sa caserne, donnant naissance à une grande fête, rapporte Libération qui a enquêté sur cette tradition en 2014. Cette version de l’histoire est notamment reprise sur le site Internet des pompiers de Paris.

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