
Écologie punitive, véganisme dogmatique et vélo-mania : le délire bobo parisien contre la France réelle

J’étais récemment à Paris, attablé dans un bistrot propret du 11e arrondissement, en pleine conversation avec une Parisienne convaincue. Je lui expliquais — calmement, poliment — qu’en Province, la vie ne ressemblait pas à ses fantasmes de sobriété heureuse. Chez nous, la voiture n’est pas un luxe, mais une nécessité. Les steaks ne sont pas des crimes, mais des traditions. Et non, on ne remplit pas son cabas en vrac bio à vélo cargo au retour de la crèche Montessori.
Sa réponse ? Un rictus moqueur, suivi de cette phrase aussi arrogante que révélatrice :
“Ils sont si arriérés en province.”
Voilà. Tout est dit. Ce mépris tranquille, ce complexe de supériorité parisien. Cette conviction que la capitale détient la vérité du monde, pendant que le reste du pays serait peuplé d’attardés thermiques mangeurs de viande.
Mais qu’ils se détrompent : ce sont eux, les déconnectés. Les déraisonnables. Les prisonniers d’une idéologie verte devenue folle.
À Paris, l’empreinte carbone est devenue religion. Le péché originel, c’est la voiture. Le diable, c’est le moteur thermique. Et le salut passe par le vélo (même sous la pluie), le quinoa, les douches froides et les slip en chanvre recyclé.
Pendant ce temps, en Province, on vit dans la réalité.
On a besoin de se déplacer pour aller travailler.
On chauffe sa maison pour ne pas grelotter.
On mange ce que produit notre terroir, sans qu’un influenceur à moustache nous dise que c’est mal.
Et on n’a pas les moyens — ni l’envie — de subir une transition punitive conçue dans les bureaux du 9e arrondissement.
Ce sont les Parisiens qui confondent Instagram et le réel. Qui vivent dans un monde où le compost est plus sacré que le travail. Qui croient que la décroissance est un projet de société désirable… parce qu’ils n’en subiront jamais les conséquences.
Et pendant qu’ils s’enferment dans leurs bulles de vélo-partage et de jus de kéfir, ils regardent la Province avec condescendance, comme une terre d’ignorants, de pollueurs, de ploucs.
Mais attention : c’est la France périphérique qui travaille, qui produit, qui nourrit, qui chauffe et qui fait tourner ce pays.
C’est elle qui paie les taxes sur l’essence, les voitures, l’électricité.
C’est elle qui vit la “transition énergétique” non pas comme un idéal, mais comme une souffrance quotidienne.
Alors oui, nous refusons les délires bobos.
Nous refusons la guerre contre la voiture.
Nous refusons la taxe sur le steak.
Nous refusons le mépris des centres-villes coupés du reste du pays.
Et nous revendiquons fièrement le droit de vivre, librement, sans culpabilité ni injonctions moralisatrices.
Ce n’est pas nous, les arriérés. Ce sont eux, les enfermés.
Enfermés dans leur entre-soi, leurs dogmes et leur hypocrisie écologique à géométrie variable.
Il est temps de le dire, de l’écrire, de l’assumer.
Le bobo parisien n’est pas un modèle. C’est une caricature.
Et la vraie France, elle est ailleurs.
Vivante, enracinée, lucide… et fatiguée de se faire insulter par ceux qui vivent à 500 mètres d’un métro et croient que le monde entier tourne autour de leur piste cyclable.
Discover more from Ultimatepocket
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
