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Congé parental pour le deuil d’un enfant : après le tollé, Macron demande de “l’humanité”, la majorité prête à “revoter” | LCI – LCI

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Congé parental pour le deuil d’un enfant : après le tollé, Macron demande de “l’humanité”, la majorité prête à “revoter” | LCI

































Politique

MAJORITÉ – Après deux jours de polémique, et sur insistance du président Macron, les piliers de la majorité – groupe LaRem, ministres concernés – ont accepté de revenir sur la proposition, rejetée par leurs soins – consistant à étendre, de cinq à douze jours, le congé parental faisant suite à la perte d’un enfant.

Deux jours après leur vote polémique contre l’extension du congé parental de cinq à douze jours suite à la perte d’un enfant, les députés LaRem à l’Assemblée nationale ont décidé de revoir leur position. Dans un tweet publié samedi 1er février, le compte du groupe majoritaire au Palais Bourbon a indiqué que les élus LaRem étaient “prêts à revoter rapidement la proposition d’élargir le congé accordé aux parents ayant perdu un enfant.” Une volonté conditionnée à ce que la proposition fasse “l’objet d’un large accord entre le gouvernement, les entreprises et les groupes parlementaires”.
Une condition qui n’en est pas franchement une, puisque chacune des composantes citées par le groupe parlementaire s’était exprimée favorablement dans ce sens. Le gouvernement, par la voix de Muriel Pénicaud, avait reconnu “une erreur” qu’il entendant “corriger”. Plus tôt, le Medef avait appelé à un nouveau vote sur le sujet, son président Geoffroy Roux de Bézieux, souscrivant au vœu de sa prédécesseuse Laurence Parisot, qui “s’honorerait” à le faire : 

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Plus tôt dans la journée, samedi 2 février, Emmanuel Macron lui-même avait “demandé au gouvernement de faire preuve d’humanité”. Dans ces conditions, difficile d’imaginer la majorité et le gouvernement prendre une autre direction que celle d’un nouveau vote. La veille, déjà, face au tollé, le secrétaire d’Etat à l’Enfance Adrien Taquet et la ministre du Travail Muriel Pénicaud avaient promis une concertation avec les associations concernées – 4500 enfants meurent chaque année avant leur majorité -, en même temps qu’ils saluaient l’élargissement du dispositif favorisant le don de jours de repos entre salariés au sein de l’entreprise.

Des “solutions” trouvées “dans les tout prochains jours”

C’est parce que cette extension reposait sur un congé “payé à 100% par l’entreprise” que le gouvernement avait donné un avis défavorable à cette proposition de loi, suivi par la majorité. Une position qui avait suscité une grande indignation, le député insoumis François Ruffin fustigeant une majorité “‘mesquine” tandis que le député Les Républicains Pierre Cordier dénonçait “une honte”. 

Sur LCI, samedi 1er février, Julien Denormandie a repris à son compte les regrets du gouvernement : “Je comprends pleinement l’émoi provoqué chez beaucoup d’entre nous […]. Je vois que le gouvernement et l’Elysée ont tout de suite réagi pour dire qu’il fallait non seulement revoir cette décision sur le nombre de jours et même aller encore plus loin sur l’accompagnement des parents”. Le gouvernement reconnaîtra-t-il son “erreur” jusqu’au bout ? “Face au deuil, il faut du soutien psychologique et nous allons le renforcer. Mais il faut aussi un temps de répit. Sur ce sujet, le gouvernement reconnait une erreur et entend rapidement la corriger”. Muriel Pénicaud s’est ainsi engagée “à trouver dans les tout prochains jours les solutions” pour un allongement à 12 jours.  

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