Brexit : les députés décident… de reporter le vote sur l’accord – Le Parisien

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Ils ont dit… « on reporte »! Les parlementaires britanniques, réunis exceptionnellement ce samedi, ont décidé de repousser le vote sur l’accord négocié entre Boris Johnson et l’Union européenne.

L’amendement en ce sens, déposé par le député Oliver Letwin, expulsé le mois dernier du Parti conservateur a été approuvé à 322 voix pour et 306 voix contre. Par ce vote, le Premiers ministre britannique Boris Johnson est contraint par une loi déjà existante à demander un report du Brexit de trois mois le temps que soit adoptée toute la législation nécessaire à la mise en oeuvre de l’accord.

Le vote des députés a été accueilli avec des cris de joie et des applaudissements par des dizaines de milliers de manifestants europhiles défilant samedi à Londres.

Paris veut « un vote sur le fond »

Il s’agit d’un nouveau contretemps pour le Premier ministre britannique, qui espérait faire valider cet accord. Boris Johnson a d’ailleurs immédiatement assuré qu’il ne négocierait pas de report avec l’EU, comme le demandent une partie de l’opinion et des députés. Le chef du gouvernement a regretté que le vote historique qui était prévu samedi soit désormais « vidé de son sens ». Inflexible, il a assuré qu’il présenterait « la semaine prochaine » au Parlement la législation nécessaire à la mise en oeuvre du Brexit.

La Commission européenne a acte du vote à la Chambre des communes aujourd’hui […]. Ce sera au gouvernement britannique de nous informer de la marche à suivre aussi tôt que possible », a réagi la Commission européenne par le biais d’un tweet de sa porte-parole Mina Andreeva.

L’Elysée estime pour sa part qu’« un délai supplémentaire n’est dans l’intérêt de personne ». « Un accord a été négocié, il appartient désormais au Parlement britannique de dire s’il l’approuve ou le rejette. Il faut un vote sur le fond », a insisté la présidence française.

Johnson ne veut pas négocier de report avec Bruxelles

Arraché in extremis à l’issue de négociations laborieuses, ce nouvel accord était censé régler les conditions du divorce après 46 ans de vie commune, permettant une sortie en douceur assortie d’une période de transition courant au moins jusqu’à fin 2020.

Cet accord de Brexit est une « nouvelle manière d’aller de l’avant » pour le Royaume-Uni et l’UE, avait plaidé le Premier ministre britannique dans une ambiance électrique avant le vote, évoquant « la meilleure solution possible ».

Les députés avaient rejeté par trois fois le précédent accord de sortie conclu entre l’ex-Première ministre Theresa May et les 27 autres membres de l’UE.

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