Variant Omicron: à quand le pic de cette cinquième vague en France? – BFMTV

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Selon les modélisations actuelles, le pic des contaminations Covid-19 doit être atteint d’ici quelques jours, pour la mi-janvier. Mais difficile de savoir comment l’épidémie retombera derrière.

Le nombre de cas de Covid-19 ne cesse d’augmenter, avec plus de 360.000 nouveaux cas détectés selon le dernier bilan de Santé Publique France. Mais d’après les projections, le pic d’infections de cette cinquième vague doit être atteint d’ici quelques jours suivi une semaine plus tard du pic d’hospitalisations.

“Pour ce qui est du pic des infections, à l’échelle nationale il sera à la mi-janvier”, expliquait ainsi l’épidémiologiste Arnaud Fontanet lundi sur BFMTV/RMC.

“Le pic des admissions à l’hôpital attendu dans la deuxième moitié de janvier”

Arnaud Fontanet précise toutefois que ces estimations ne doivent pas être comprises au jour près. De plus, “il faut savoir qu’il y a des différences régionales, cela arrivera un peu plus tôt dans la région Île-de-France et dans le Nord-Ouest de la France, un peu plus tard dans la partie Sud et Sud-Est de la France”, déclare-t-il.

“Le pic des infections est attendu mi-janvier”, écrit également l’Institut Pasteur dans son rapport sur l’impact du variant Omicron sur l’épidémie, le 7 janvier. Et “dans tous les scénarios, le pic des admissions à l’hôpital est attendu dans la deuxième moitié de janvier, avec un impact maximal sur l’occupation des lits fin janvier-courant février”.

Evolution des infections Covid-19 en France selon différents scénarios
Evolution des infections Covid-19 en France selon différents scénarios © Institut Pasteur

L’épidémiologiste évoque alors “entre 2000 et 5000” admissions par jour pour des cas de Covid-19, une période qui sera “vraiment difficile pour l’hôpital”. Le scénario le plus probable pour l’Institut Pasteur est aussi un pic se situant entre 5200 et 2500 hospitalisations par jour. Dans la pire de leurs hypothèses, ce chiffre grimpe toutefois, avec des estimations entre 6400 et 11.000 patients quotidiens.

Ensuite “la perspective, c’est qu’au mois de février, le nombre de contaminations baisse considérablement, et on l’espère au mois de mars, que l’on soit arrivé à des niveaux beaucoup plus faibles”, déclare Arnaud Fontanet.

Et après le pic, la redescente ?

Mais ce qu’il reste difficile à prévoir actuellement, c’est la suite de ce pic. Dans la région londonienne, le virus, “après avoir eu une augmentation très forte, une vague très vive, a commencé à baisser, et de manière très vive, ce que l’on avait aussi constaté en Afrique du Sud”, expliquait lundi le ministre de la Santé Olivier Véran auditionné au Sénat.

Courbe du nombre de cas de Covid-19 recensés au Royaume-Uni
Courbe du nombre de cas de Covid-19 recensés au Royaume-Uni © Gouvernement britannique

“Les modèles montrent en effet que la vague d’Omicron est une vague qui est plus courte que les vagues précédentes, et une vague aussi dont la phase descendante sera plus rapide”, expliquait sur notre antenne cette semaine Yves Coppieters, médecin épidémiologiste et professeur de santé publique à l’Université Libre de Bruxelles.

Le ministre de la Santé est resté très prudent à ce propos, déclarant que “nous verrons dans les prochains jours si, comme les Anglais, nous atteignons un pic et ensuite si cela entraîne une baisse, ou si cela fait comme Delta un plateau, ce qui ne serait évidemment pas une heureuse nouvelle”.

Comme le rappelle en effet l’Institut Pasteur dans ses modélisations, “la propagation du virus SARS-CoV-2 est difficile à anticiper, et la dynamique de l’épidémie peut changer rapidement”. “Il n’y a aucune des vagues qui est la même que la précédente, ce qui rend les prédictions aléatoires”, rappelait également sur BFMTV Frédéric Lapostolle, médecin urgentiste à l’hôpital Avicenne de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Salomé Vincendon

Salomé Vincendon Journaliste BFMTV

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