Rome inflige une amende de 1,1 milliard d’euros à Amazon pour abus de position dominante

Spread the love
Rome inflige une amende de 1,1 milliard d’euros à Amazon pour abus de position dominante

Sale temps pour Amazon chez nos voisins italiens. Après avoir été condamné à régler une amende de 68,7 millions d’euros en novembre pour infraction aux règles de la concurrence par la justice italienne, bis repetita pour le géant américain. Le gendarme italien de la concurrence a infligé ce jeudi à Amazon une amende de plus de 1,128 milliard d’euros pour « abus de position dominante ». Le géant du commerce en ligne est condamné pour avoir discriminé des vendeurs qui n’avaient pas eu recours à son service logistique.

« Amazon a porté atteinte aux opérateurs concurrents dans le service logistique du commerce électronique », fait savoir le gendarme de la concurrence en Italie dans un communiqué. Et de préciser que la gravité de la sanction infligée à Amazon est à la mesure de l’importance prise par le géant américain dans les habitudes de consommation de nos voisins italiens. De l’autre côté des Alpes, « au moins 70% des achats de produits électroniques grand public en Italie » se font sur Amazon, rappelle à ce titre l’Autorité.

La position dominante d’Amazon sur le marché italien « lui a permis de favoriser son propre service logistique… auprès des vendeurs actifs sur la plateforme Amazon.it au détriment des opérateurs concurrents », a jugé cette dernière ce jeudi. Et de préciser que les « vendeurs qui n’utilisent pas le service logistique d’Amazon sont exclus d’un “ensemble d’avantages essentiels pour obtenir une visibilité et de meilleures perspectives de vente ».

publicité

Bis repetita

Pour rappel, Amazon s’était déjà vu imposer une sanction de 68,7 millions d’euros en novembre, pour infraction aux règles de la concurrence, en restreignant l’accès à la plateforme Amazon de certains revendeurs de produits Apple. La marque à la pomme avait pour sa part écopé d’une amende de 134,5 millions d’euros.

L’enquête ouverte par les autorités italiennes avait « permis d’établir que certaines clauses du contrat signé le 31 octobre 2018 interdisant à des revendeurs officiels et non officiels de produits Apple et Beats d’utiliser la plateforme Amazon.it et permettant la vente de produits Apple et Beats sur ce marché seulement à Amazon et à certains vendeurs choisis individuellement et de manière discriminatoire [étaient] en violation de l’article 101 du Traité de fonctionnement de l’UE ».

Selon les autorités transalpines, l’enquête avait en outre permis d’établir « la volonté » des deux entreprises « d’introduire des restrictions purement quantitatives du nombre de revendeurs » afin d’augmenter leurs gains.

Leave a Reply