Pass vaccinal : Fureur de l’opposition après les propos de Macron sur les non-vaccinés, les débats encore suspendus – 20 Minutes

Spread the love

Alors qu’un apaisement était amorcé au Palais-Bourbon après la mise en pause des débats dans la nuit de lundi à mardi, Emmanuel Macron a remis le feu aux poudres. L’examen du projet de loi sur le pass vaccinal a été de nouveau suspendu en pleine nuit mercredi en raison de la tempête provoquée à l’Assemblée nationale par le président qui a affirmé vouloir « emmerder » les non-vaccinés.

« Les conditions d’un travail serein ne sont pas réunies », a déclaré peu avant 2 heures le président de séance, Marc Le Fur (LR), en annonçant que les débats de cette première lecture reprendraient mercredi à 15 heures.

« Un irresponsable n’est plus un citoyen »

« Propos indignes », « insultants », les élus d’opposition se sont déchaînés contre les déclarations d’Emmanuel Macron, multipliant les suspensions de séance et demandes de rappel au règlement, avant d’exiger, en vain, la venue du Premier ministre Jean Castex, dans une ambiance survoltée. Il faut dire que la parole présidentielle a été plus que directe. « Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout. C’est ça, la stratégie », a clamé le chef de l’Etat dans un entretien au Parisien. « Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n’est plus un citoyen », a-t-il ajouté.

Le patron des députés LR, Damien Abad, a fustigé des propos « indignes, irresponsables et prémédités » qui relèvent d’un « cynisme puéril », tandis que le président des Républicains Christian Jacob s’est « refusé à cautionner un texte qui vise à emmerder les Français ». A l’autre bout de l’hémicycle, Ugo bernalicis (LFI​) a dénoncé une « crise politique déclenchée par le monarque présidentiel, qui se permet d’insulter une partie des Français ». Mathilde Panot, présidente du groupe LFI, a estimé que le projet de pass vaccinal instaurait désormais une forme de « déchéance de nationalité », comme le candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel.

Au banc du gouvernement, le ministre de la Santé Olivier Véran a tenté d’expliquer la parole présidentielle, dans un langage plus policé. « Le mal qui ronge notre pays, c’est une vaccination qui bien qu’importante, reste insuffisante », avec des « millions » de non-vaccinés, a-t-il expliqué. La tension n’est pour autant pas retombée et 450 amendements restent encore au menu de cette première lecture à l’Assemblée. La crise sanitaire sera par ailleurs à l’ordre du jour d’un conseil de défense et d’un Conseil des ministres ce mercredi.

Leave a Reply