Neuralink : ce cofondateur quitte l’entreprise, frustré ?

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Max Hodak, l’un des neuf cofondateurs du projet Neuralink lancé en 2016, a annoncé sur Twitter son départ de l’entreprise. Depuis samedi, il n’a pas souhaité ajouter d’explications. Il expliquait simplement qu’il avait « beaucoup appris » et restait « un fervent défenseur de l’entreprise ».

Elon Musk, le patron de Tesla et de SpaceX, a investi une partie de sa fortune dans cette aventure visant à créer une interface cerveau-machine révolutionnaire. Parmi les points abordés par Neuralink, l’objectif de trouver des solutions pour les personnes paralysées, les autistes et les schizophrènes, créer une « cognition surhumaine », et révolutionner à terme notre façon de communiquer.

Au mois d’août 2020, lors d’une conférence, Neuralink et Elon Musk avaient présenté un premier prototype grandeur nature du futur appareil. L’événement d’une heure fut l’occasion de voir pour la première fois une démonstration du système en direct sur un port. Le 8 avril dernier, ses équipes sont revenues sur la toile avec une nouvelle démonstration sur un singe.

Un cofondateur s’en va, frustré ?

Sur Twitter samedi, Max Hodak a écrit ceci : « Quelques informations à mon sujet : Je ne suis plus chez Neuralink (depuis quelques semaines). J’y ai beaucoup appris et je reste un fervent supporter de l’entreprise ! En avant vers de nouvelles choses. »

Le cofondateur de Neuralink a pris le temps de donner plus de détail en réponse à plusieurs internautes, mais aucune précision sur les circonstances de son départ n’a été donnée.

Il écrivait, sur le ton de l’ironie, que la suite ne serait pas Jurassic Park, en référence à un tweet plus ancien qu’il avait partagé pour évoquer la puissance du travail de Neuralink, mais qui n’avait pas reçu que des critiques positives dans la presse, notamment de la part de CNET.

La pression médiatique et le rythme acharné chez Neuralink pourraient expliquer davantage son départ. L’année dernière, un article de Stat News donnait la parole à d’anciens employés de l’entreprise qui expliquaient au combien la pression était rude et les délais précipités.

Mais de façon plus surprenante, Max Hodak a approuvé une réponse critiquant sa décision. Un internaute écrivait : « Bonne chance, mais je ne suis pas fan des dirigeants qui quittent une entreprise sans avoir un seul produit sur le marché. Cela me semble trop tôt. Quoi qu’il en soit, bonne chance ».

Le cofondateur de Neuralink lui rétorquait : « Pareil ». Le signe d’une frustration ?

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