Les agriculteurs en colère vont bloquer les routes partout en France ce mardi – Ouest-France

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Les agriculteurs manifestent dans toute la France ce mardi 8 octobre 2019, à l’appel des syndicats FNSEA et JA. Fatigués de la « déconsidération » du métier, ils veulent mettre la pression sur le gouvernement.

C’est un « premier avertissement » que lancent les agriculteurs au gouvernement. Ce mardi 8 octobre, entre 11 h et 14 h, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et les Jeunes agriculteurs (JA), majoritaires, appellent à bloquer les principaux axes routiers du pays.

Défilé dans le centre-ville de Caen, opération escargot à Laval, blocage filtrant à Saint-Malo… Des centaines d’agriculteurs et leurs tracteurs seront dans la rue pour exprimer leur « cri de détresse ».

Agribashing

Les syndicats brandissent ce mardi trois motifs de mécontentement, l’agribashing en tête. « On en a marre de toutes les fake news, les émissions à charge à la télé, des intrusions dans nos exploitations par des associations et même des députés, les insultes quand on pulvérise dans nos champs… », tempête Jimmy Guérin, éleveur de bovins et président des Jeunes agriculteurs en Ille-et-Vilaine.

Mi-septembre, un incendie volontaire a détruit un poulailler dans l’Orne. Un agriculteur se suicide tous les deux jours en France. « Nous ne voulons pas empêcher les gens d’aller travailler, mais envoyer un message fort et échanger avec les Français. Il reste encore des efforts à faire, mais beaucoup a déjà été fait », souligne Vincent Pelletier, éleveur de porcs et producteur de cultures bio en Vendée, où de premières actions ont été menées fin septembre.

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Pays de la Loire : opérations escargot des agriculteurs à l’appel de la FDSEA ce mardi

CARTE. En Ille-et-Vilaine, où seront les barrages filtrants des agriculteurs ce mardi ?

Normes drastiques

« Les normes européennes fiscales et environnementales nous mettent en porte-à-faux », déplore Jimmy Guérin. La réduction des pesticides s’accélère, mais « on ne nous donne pas de solutions pour changer ».

Les États généraux de l’agriculture et de l’alimentation, organisés en 2018, devaient déboucher sur une meilleure rémunération des producteurs, pour les aider à faire face aux prix imposés par les distributeurs.

Votée il y a un an, la loi Alimentation fait des déçus. « Les États paraient sur de belles paroles. Toute la profession s’est mise au boulot et derrière, ça n’a rien donné. »

Accords internationaux

Les agriculteurs dénoncent enfin deux accords de libre-échange signés par l’Union européenne.

Le premier liant l’Europe au Canada (Ceta) et surtout le second, qui ouvre notamment à l’importation, à droits de douane réduits, de 99 000 tonnes de viande bovine en provenance des pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay).

Le marché européen, déjà bien engorgé, risque d’être déstabilisé. « Aucun secteur de l’économie ne supporterait ce que subissent aujourd’hui les agriculteurs », affirment les syndicats, qui dénoncent aussi « l’importation d’une alimentation que nous ne voulons pas ».

Partager cet article Comme ici à La Roche-sur-Yon fin septembre, les agriculteurs manifestent ce mardi pour protester contre la baisse de leur revenu et contre les attaques dont ils sont victimes

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