« Le collège électoral a parlé » : le chef de file des républicains au Sénat finit par reconnaître la victoire de Joe Biden à la présidentielle américaine – Le Monde

Spread the love
Le chef de file de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell (Kentucky), au Capitole, le siège du Congrès des Etats-Unis, à Washington, DC., le 14 décembre.

Il s’était jusqu’alors abstenu de reconnaître la victoire de Joe Biden à la présidentielle du 3 novembre aux Etats-Unis. Mais, mardi 15 décembre, au lendemain du vote des grands électeurs qui a entériné l’élection du démocrate à la Maison Blanche, le chef de file de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, lui a finalement adressé ses félicitations.

« Nous étions nombreux à espérer que l’élection présidentielle donne lieu à un résultat différent, mais notre système de gouvernement a des procédures pour déterminer qui sera investi le 20 janvier », a déclaré l’élu du Kentucky, indéfectible soutien de Donald Trump, à l’ouverture des débats au Sénat… et « le collège électoral a parlé ».

« Les grands électeurs se sont réunis hier [lundi] dans les 50 Etats, donc à partir de ce matin, notre pays a officiellement un président élu et une vice-présidente élue. »

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Joe Biden, officiellement « président élu » des Etats-Unis, fait la leçon à Donald Trump

Mitch McConnell a ensuite salué Joe Biden, longtemps sénateur du Delaware, « dévoué au service public pendant de nombreuses années », et sa colistière Kamala Harris, elle aussi sénatrice, de l’Etat de Californie. « Au-delà de nos différences, tous les Américains peuvent être fiers que notre nation ait une femme vice-présidente élue pour la toute première fois », s’est-il réjoui.

Accusations de fraudes

Après le 3 novembre, l’élu du Kentucky avait soutenu Donald Trump, estimant que celui-ci était « à 100 % en droit d’examiner les allégations d’irrégularités et de peser ses options légales », en évitant toutefois de reprendre à son compte les accusations de fraudes – infondées – du président sortant.

Le résultat du scrutin reste d’ailleurs toujours contesté par une partie du camp républicain, qui refuse catégoriquement à reconnaître la défaite de leur candidat. L’intéressé reste lui aussi sur sa ligne. Mardi, il a de nouveau mis en doute l’intégrité du processus électoral sur son compte Twitter.

(Traduction : « D’innombrables preuves de fraude électorale. Il n’y a jamais rien eu de tel dans notre pays ! »)

Article réservé à nos abonnés Lire aussi L’acharnement de Donald Trump bute contre la Cour suprême

Qu’importe, le collège électoral a confirmé, lundi, l’élection de Joe Biden par 306 voix contre 232 pour le milliardaire, aucun des grands électeurs n’ayant fait défaut au président élu.

Dans la foulée du vote, le président mexicain, Andrés Manuel Lopez Obrador, a présenté ses félicitations à M. Biden. Le dirigeant, qui entretient une relation étroite avec Donald Trump, faisait partie des rares responsables politiques dans le monde à ne pas avoir encore reconnu publiquement la victoire du démocrate. Ses homologues brésilien, Jair Bolsonaro, et russe, Vladimir Poutine, ont d’ailleurs fait de même quelques heures plus tard.

L’ancien vice-président de Barack Obama sera investi le 20 janvier 2021. Le comité d’organisation de l’événement a d’ailleurs averti, mardi, que la possibilité d’y assister en personne serait « extrêmement limitée » pour le public, en raison de la crise sanitaire. Cette « cérémonie historique inclura des protocoles de sécurité et sanitaires très stricts », a insisté, dans un communiqué, le comité pour l’investiture présidentielle (PIC). « La parade qui suivra sera réimaginée », a prévenu l’organisme, appelant le public à éviter de se rendre à Washington. Tous les quatre ans, des centaines de milliers de spectateurs se pressent dans la capitale fédérale américaine pour y assister.

Notre sélection d’articles sur l’élection présidentielle aux Etats-Unis

Retrouvez les chroniques de campagne de notre correspondant à Washington ici.

Sur l’élection :

Et aussi :

Le Monde avec AFP, AP et Reuters

Leave a Reply