L’Allemagne tourne la page Angela Merkel et plonge dans l’inconnu – Le HuffPost

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Michele Tantussi via Reuters
Le 7 septembre, Angela Merkel s’exprimait pour l’une des dernières fois devant le Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand. 

ALLEMAGNE – Les bureaux de vote ont ouvert ce dimanche 26 septembre outre-Rhin où que les Allemands tournent la page Angela Merkel. Un chiffre résume à lui seul le flou dans lequel étaient plongés les électeurs en cette semaine décisive pour leur pays: à la veille des élections fédérales 30% des électeurs ne savaient pas pour qui ils allaient voter.

Car après quatre mandats et seize années au pouvoir, la chancelière conservatrice qui a succédé en 2005 à Gerhard Schröder a décidé de ne briguer aucun mandat. À 67 ans, elle s’apprête donc à quitter le pouvoir et ne s’est engagée que très tardivement dans la campagne.

Trois personnalités espèrent lui succéder, mais deux noms se détachent. Son héritier au sein du parti conservateur (CDU), Armin Laschet, et surtout son vice-chancelier social-démocrate Olaf Scholz (SPD) ont une longueur d’avance sur l’écologiste Annalena Baerbock (Die Grünen).

Retrouvez ci-dessous l’essentiel de nos articles consacrés à ce scrutin pour en comprendre les enjeux principaux.

  • “L’élection qui déjoue les pronostics”

Sean Gallup via Getty Images

Un panneau publicitaire pour une entreprise de recrutement montre la chancelière allemande Angela Merkel et indique: “Merci pour ces 16 ans de dur labeur”, à côté d’une affiche électorale pour le parti allemand des Verts. Le dimanche 26 septembre 2021 ont lieu les élections fédérales en Allemagne. Angela Merkel laissera la place à un successeur à la suite de ces élections. (Photo by Sean Gallup/Getty Images)
“Dans un temps marqué par les excès, à l’instar de ce qui s’est passé aux États-Unis, les électeurs préfèrent aujourd’hui des personnalités qui apparaissent sérieuses même si elles ne font pas rêver”, analyse Patrick Martin-Genier, enseignant à Sciences Po.

Lire la tribune de Patrick Martin-Genier

  • Le bilan inattendu d’Angela Merkel

Sean Gallup via Getty Images

Le 10 septembre 2015, Angela Merkel est photographiée avec le réfugié syrien Anas Modamani. Dans une Allemagne en ébullition qui accueille alors des cohortes de Syriens, d’Irakiens et d’Afghans avec des pancartes de bienvenue et des ours en peluche, l’image du jeune homme de 18 ans et de la chancelière fait le tour du monde. (Photo by Sean Gallup/Getty Images)
En seize ans à la Chancellerie, Angela Merkel a marqué l’opinion avec des décisions sur des sujets où elle n’était pas forcément attendue. Parfois par stratégie politique, parfois par pragmatisme, parfois peut-être aussi simplement par humanité, elle laisse un héritage qu’elle n’imaginait sans doute pas en arrivant au pouvoir en 2005. 

Lire l’article consacré au bilan d’Angela Merkel

  • La chancelière et les présidents

2005. Quand Angela Merkel arrive au pouvoir, la France est dirigée par Jacques Chirac. Georges W. Bush est le président des Etats-Unis et Tony Blair dirige le gouvernement au Royaume-Uni. Depuis, et comme le montre cette vidéo, les choses ont changé partout dans le monde (ou presque) sauf en Allemagne où la chancelière est restée au pouvoir durant quatre mandats. Une longévité qui fait rêver ses homologues.

Lire l’article consacré à la longévité d’Angela Merkel

  • La malédiction des favoris à sa succession

Photos Reuters / Montage Le HuffPost

Ce dimanche 26 septembre, les Allemands sont appelés aux urnes pour élire un nouveau Parlement et ainsi donner les moyens à l’un des principaux leaders de partis politiques de succéder à Angela Merkel.
Si certains ont imploré Angela Merkel de revenir sur sa décision de ne pas briguer un cinquième mandat, c’est qu’au cours de la campagne, personne n’a su s’imposer dans son camp comme le successeur naturel de la chancelière. À droite, mais aussi à gauche, il n’a jamais fait bon être favori dans cette course. 

Lire l’article sur les successeurs potentiels d’Angela Merkel

  • Drôles de noms pour des coalitions

picture alliance via Getty Images

Illustration d’une alliance entre les sociaux-démocrates du SPD (rouge), des libéraux du FDP (jaune) et des écologistes Die Grünen (vert).
Contrairement à la France, l’Allemagne est une république parlementaire où les coalitions sont nécessaires. En raison de la proportionnelle, jamais depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, un parti n’a eu la majorité absolue. De ces alliances sont nés des surnoms surprenants: Mickey, Jamaïque, Kenya, feux tricolores… 

Lire l’article sur les coalitions possibles pour l’après-Merkel

À voir également sur Le HuffPost: Le conseil d’Angela Merkel à la France pour contrer l’abstention

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