La France compte près de 10 000 sites 5G opérationnels sur son territoire

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La France compte près de 10 000 sites 5G opérationnels sur son territoire

Le déploiement de la 5G continue pour les opérateurs. Ce que prouvent les derniers chiffres publiés par l’ANFR, le gendarme français des fréquences, qui font état d’une augmentation de 10,5 % des sites 5G autorisés à émettre au cours du mois de janvier dernier.

Au 1er février, 19 938 sites 5G (en tenant compte des mutualisations entre opérateurs) sont désormais autorisés à être utilisés par les opérateurs pour leurs réseaux mobiles de nouvelle génération, alors que près de 10 000 d’entre eux sont désormais opérationnels. A noter que toutes les nouvelles implantations enregistrées au mois de janvier se situent sur des sites mobile déjà utilisés par les opérateurs pour leurs réseaux 2G, 3G ou 4G.

 

Les sites 5G en métropole. Crédit : ANFR.

Comme le rappellent les opérateurs, 48,9 % des sites autorisés sont techniquement opérationnels. Dans le détail, si Free semble mener les débats avec 14 415 sites 5G autorisés (dont 6 274 sont techniquement opérationnels), cette avance s’avère avant tout artificielle au regard des bandes de fréquences majoritairement empruntées par le réseau 5G de l’opérateur de Xavier Niel. La raison : une très grande partie de ce réseau s’appuie sur la bande des 700 MHz.

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Les bandes “basses” et “moyennes” ont la côte

Or, comme le rappelle l’Arcep, cette bande, libérée en 2019 au profit des opérateurs, ne garantit pas la montée en débit tant attendue par la 5G. Elle favorise la couverture du territoire à la montée en débit que doit garantir la 5G. De fait, sur les 14 415 sites 5G de Free autorisés par les autorités, seuls 1 155 se trouvent sur la bande des 3,5 GHz, c’est-à-dire la “bande reine” de la 5G – dont les fréquences ont été attribuée aux opérateurs cet automne, à l’issue d’un appel d’offres très disputé.

Si Free affectionne la bande des 700 MHz, c’est la bande des 2,1 GHz qui semble avoir les faveurs de ses concurrents. Sur les 3 839 sites 5G autorisés sur le réseau de Bouygues Telecom se trouvent en effet pas moins de 3 578 sites transitant par cette bande, dite “moyenne”, qu’exploitent déjà les opérateurs pour leurs réseaux 3G et 4G. En comptant les sites mutualisés, qui faussent évidemment les calculs, l’opérateur comptait au 1er février 3 839 sites 5G, dont 2 407 opérationnels dans l’Hexagone.

SFR, qui mutualise certains de ses sites mobiles avec Bouygues Telecom, compte pour sa part 2 131 sites 5G, dont 867 sont opérationnels depuis la fin du mois dernier. Enfin, Orange compte pour sa part 2 429 sites 5G autorisés à émettre au 1er février dernier, dont 955 sont opérationnels. Au regard des chiffres livrés par l’ANFR, il apparaît donc que sur les 9 754 sites 5G opérationnels en métropole, seuls 1 624 émettent aujourd’hui sur la bande des 3,5 GHz, la seule à même de garantir la montée en débit tant attendue de la nouvelle génération de réseaux mobiles.

Sur la 4G, Free continue à combler son retard

Si les opérateurs mettent les bouchées doubles pour déployer leurs réseaux 5G, ils ne sont pas en reste en ce qui concerne leurs réseaux 4G. Selon les derniers chiffres de l’ANFR, 52 538 sites 4G sont autorisés en métropole au 1er février dernier, dont 47 796 sont en service. Comme le rappelle le gendarme français des fréquences, la demande des opérateurs pour la 4G ne se tarit pas, les demandes d’autorisations des sites 4G ayant augmenté de 0,5 % au cours du mois de janvier. Les mises en services de sites 4G ont de leur côté enregistré une augmentation de 0,6 % au cours du mois dernier.

Dans le détail, Orange compte aujourd’hui 25 276 sites estampillés 4G, soit 247 de plus qu’en fin d’année dernière. Au terme d’un long duel à distance, SFR et Bouygues Telecom sont de leur côté quasiment au coude-à-coude. La marque au carré rouge compte au 1er février 21 498 sites 4G, soit 124 de plus qu’à la fin 2020. De son côté, le réseau 4G de Bouygues Telecom s’appuie aujourd’hui sur 21 106 sites opérationnels, soit 175 de plus qu’en décembre 2020.

Enfin, Free tire toujours autant profit de la libération de la bande des 700 MHz et continue à étoffer ses réseaux mobiles pour revenir dans la roue de ses concurrents. L’opérateur de Xavier Niel compte désormais 19 040 sites 4G opérationnels en métropole, soit 325 de plus qu’en décembre 2020, ce qui constitue la meilleure performance des opérateurs en termes de déploiement de sites 4G.

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