JO: Paris 2024 au pied de l’immense défi olympique – Le Figaro

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Le drapeau olympique reçu lors de la cérémonie de clôture des JO à Tokyo place le projet dans la dernière ligne droite.

Envoyé spécial à Tokyo

Les Jeux olympiques sont, pour les athlètes, le projet d’une vie. Ils sont depuis 2015 le projet d’une ville. Et beaucoup plus. Une idée semée par le Comité national olympique et sportif français en 2012 qui a reçu trois ans plus tard le soutien de la maire de Paris, Anne Hidalgo. L’envie de la Ville Lumière de recoller les anneaux était forte (après des échecs pour les JO de 1992, 2008 et 2012) pour accueillir les Jeux d’été, cent ans après. Mais pas à n’importe quel prix.

Le défi, colossal, sera de respecter la rigueur budgétaire annoncée (3,9 milliards d’euros) et de se hisser à la hauteur de la promesse de Jeux spectaculaires et responsables, innovants et ancrés dans l’histoire. Une longue route semée d’embûches. Après l’obtention des Jeux olympiques et paralympiques en septembre 2017 à Lima, la délégation française a vécu dimanche un moment à forte valeur symbolique à Tokyo avec la réception du drapeau olympique en clôture de Jeux qui resteront «ceux de la pandémie».

Le drapeau olympique arrivera ce lundi à 14 h 40 à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Anne Hidalgo, Roxana Maracineanu, ministre déléguée aux Sports, et Brigitte Henriques, présidente du CNOSF, seront rejointes par Tony Estanguet, président du comité d’organisation de Paris 2024, pour se diriger vers l’église de Pantin, où ils embarqueront pour une croisière sur les canaux jusqu’au site de Paris Plages, à la Villette, tout proche de la Seine-Saint-Denis, terre d’ancrage et d’héritage du vaste projet. Propulsée sur le devant de la scène olympique, Paris a lancé son compte à rebours géant. Un marathon. Une aventure collective.

«Nous avons prévu, avec Tony, que ce drapeau, une fois arrivé à Paris, puisse être hissé notamment sur l’hôtel de ville mais surtout qu’il puisse aussi faire un tour de France», résume Anne Hidalgo. Et d’assurer: «Nous nous projetons dans des Jeux où le Covid a priori ne sera plus là. Nous pensons d’ailleurs que cet événement que constitueront les Jeux olympiques (du 26 juillet au 11 août 2024) et paralympiques (28 août-8 septembre) à Paris seront sans doute le premier grand événement d’été post-Covid. Nous allons chercher et construire le soutien de la population pour qu’elle puisse être engagée. Les Jeux apparaissent comme une très bonne nouvelle et nous allons cultiver cette idée avec non seulement les Parisiennes et les Parisiens mais l’ensemble des Françaises et des Français. Pour faire des Jeux spectaculaires, des Jeux de la performance mais aussi des Jeux très populaires.»

Une histoire sans fin

À Tokyo, les équipes de Paris 2024 ont observé, emmagasiné, tissé des liens comme ceux qui les ont unis à Milan et Cortina (hôtes des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2026) par un accord de coopération afin de partager les expériences et imaginer des actions communes. Sur les terrains, dans les bassins, sur les plans d’eau ou la piste, Paris 2024 a résonné. Couverts d’or ou en larmes, les athlètes se sont vite agrippés à cet objectif. Un phare, un repère, une flamme. Le rendez-vous que personne ne veut manquer. Pour de nombreux athlètes, français et étrangers, les souvenirs de Tokyo sont encore frais mais l’envie de faire partie de la fête en 2024 brûle déjà… Une ivresse dont ne veulent pas se passer ceux qui voient la scène s’installer sous leurs fenêtres. Pour une communion sans décalage horaire. Les yeux dans les Jeux. Florent Manaudou aura 33 ans. Il se rêve en porte-drapeau: «Les Jeux dans son pays, ça doit être incroyable, j’ai envie de les vivre…»

Les Jeux, une aventure, une histoire sans fin, comme l’a prouvé Tokyo après mille tourments. «Les Jeux de Tokyo ont dépassé mes espérances. Ils sont arrivés à un moment où le monde a besoin d’un message d’espoir. Ils ont montré qu’il était possible d’organiser un événement avec des gens venus du monde entier, qu’il était possible de rassembler à nouveau les individus», a assuré Thomas Bach, le président du Comité international olympique. Paris a repris le flambeau. Son calendrier, ses chantiers, sa feuille de route, ses éventuels retards et dérapages seront auscultés. La chaleur, la lumière et le poids des Jeux accompagnent Paris…

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