Guerre en Ukraine, en direct : Zelensky ne croit pas aux annonces de Moscou concernant une réduction de son activité militaire, l’Ukraine accuse la Russie d’avoir tiré des obus au phosphore – Le Monde

Le chef de l’AIEA a visité une centrale nucléaire dans le sud de l’Ukraine

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, serre la main d’un employé de la centrale nucléaire d’Ukraine du Sud, mercredi 30 mars 2022.

Rafael Grossi, chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a visité mercredi la centrale nucléaire d’Ukraine du Sud, à 150 kilomètres au nord-ouest de Mykolaïv, dans le but de mettre en place une « assistance technique », pour prévenir tout risque d’accident. « Je me trouve dans la centrale d’Ukraine du Sud pour rencontrer des responsables gouvernementaux et le personnel ukrainien », a écrit M. Grossi dans un tweet accompagné de photos le montrant serrant la main d’employés du site, dont il a salué « l’endurance ». « Il est vital d’être sur le terrain pour fournir un soutien efficace en cette période extrêmement difficile », a-t-il ajouté.

« Je tenais à vous dire que nous sommes ici avec vous, que nous sommes prêts à vous aider de toutes les manières et sous toutes les formes possibles », insiste le responsable du gendarme onusien du nucléaire dans une vidéo diffusée sur son compte.

L’Agence espère désormais pouvoir rapidement envoyer des experts sur place et livrer les équipements nécessaires pour garantir la sécurité des installations. Depuis le début de l’offensive militaire russe, il y a plus d’un mois, M. Grossi ne cesse de mettre en garde contre les dangers de cette guerre, la première à se dérouler dans un pays doté d’un vaste parc nucléaire, soit quinze réacteurs dans quatre centrales en activité, et qui abrite plusieurs dépôts de déchets nucléaires. « Nous avons déjà évité de justesse plusieurs incidents. Nous ne pouvons pas perdre plus de temps », avait déclaré mardi le chef de l’AIEA.

Le site de Tchernobyl, théâtre de la pire catastrophe nucléaire de l’histoire en 1986, est tombé aux mains des Russes le 24 février, le premier jour de leur offensive. Il a ensuite été victime pendant plusieurs jours d’une coupure d’électricité, tandis que son personnel a été contraint de travailler pendant plusieurs semaines d’affilée sans être relayé.

Autre lieu occupé par les Russes, la centrale de Zaporojia, la plus grande d’Europe, a subi le 4 mars des frappes d’artillerie qui ont provoqué un incendie et fait craindre une catastrophe.

« A cause des actes de ces envahisseurs, les normes de l’AIEA sont quotidiennement violées » dans les centrales d’Ukraine du Sud et de Tchernobyl, a déploré mercredi le directeur de l’agence nucléaire ukrainienne, Energoatom, Petro Kotine, cité dans un communiqué, estimant que la situation « s’y dégradait ». « Tant que ces installations sont sous le contrôle des envahisseurs russes, le monde entier est en danger », a-t-il alerté. Selon la vice-première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk, « les occupants russes ont créé un énorme dépôt de munitions dans la zone d’exclusion autour de Tchernobyl ». « Elles peuvent exploser à tout moment », entraînant alors une « catastrophe écologique colossale ». Elle a « exigé » du Conseil de sécurité de l’ONU de « prendre des mesures en vue de la démilitarisation de la zone d’exclusion de Tchernobyl et d’y envoyer une mission spéciale » onusienne.

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