Etude ZDNet : le PC pro donne globalement satisfaction, mais des améliorations sont plébiscitées

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Etude ZDNet : le PC pro donne globalement satisfaction, mais des améliorations sont plébiscitées

A l’ère du smartphone roi, le PC n’a cependant pas encore dit son dernier mot. Il reste en effet un terminal incontournable dans le monde professionnel. Et la crise de la Covid-19, qui a imposé l’adoption massive du télétravail, n’a fait que le souligner. Pourtant, les dépenses des entreprises dans ce secteur s’annoncent en forte baisse en 2020 (- 7 % selon Canalys).

Au cours du confinement, le PC a rappelé la place centrale qu’il occupe dans les entreprises, devenant à cette occasion un véritable outil de crise et une brique essentielle de la continuité d’activité.

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Des répondants massivement équipés en PC d’entreprise

L’enquête menée par ZDNet.fr auprès de salariés français souligne d’ailleurs qu’une large majorité d’entre eux est équipée pour participer à cette continuité d’activité. Ainsi, 82 % des répondants, cadres pour l’essentiel, disposent d’un ordinateur fourni par leur employeur. Seule une minorité a eu recours à un terminal personnel pour remplir ses tâches quotidiennes.

Ce résultat tranche avec l’étude conduite en avril par l’Association nationale des DRH. Celle-ci portait toutefois sur une population plus large de salariés, et non principalement sur des cadres, généralement mieux équipés.

L’ANDRH relevait ainsi que 46 % d’entreprises « ont eu à faire face à un manque de matériel ou à du matériel non-adapté ». Elle ajoutait que « le court délai n’a pas permis d’équiper toutes les équipes et les premiers jours, des problèmes de connexion ont pu apparaître, dus à une sur-sollicitation des réseaux ».

Des différences entre collaborateurs apparaissent cependant selon la taille de l’entreprise. ZDNet.fr observe ainsi que les mieux équipés appartiennent aux entreprises de plus de 250 salariés. Parmi ces dernières, 95 % disposent d’un PC fourni par la société. Dans les entreprises de 50 salariés et moins, cette part chute à 61 %.

Des salariés multi-équipés, même si le PC portable fait référence

Les PC portables représentent aujourd’hui l’essentiel des terminaux mis à disposition des salariés, plus encore parmi les cadres. Cette proportion se retrouve dans l’enquête ZDNet. Pour leurs tâches durant le confinement, les répondants se sont donc largement appuyés sur un PC portable (d’entreprise ou non).

En effet, ils sont 72 % à disposer d’un portable pour le travail à distance. Cette catégorie supplante largement toutes les autres. Le PC de bureau (fixe) est cité par 24 % des répondants. Le taux d’équipement en PC plus modernes, dit de nouvelle génération, demeure réduit, à 18 %.

Les salariés sont cependant multi-équipés. Certains combinent ainsi, pour le télétravail, ordinateur de bureau et PC portable. Le smartphone entre lui aussi dans la panoplie du télétravailleur. Ainsi, 51 % en font usage pour leur activité professionnelle. Le smartphone se classe juste derrière le PC portable en matière d’équipement.

En ce qui concerne le PC nouvelle génération, celui-ci est-il l’apanage des riches, c’est-à-dire des grandes sociétés ? Pas nécessairement, même si la taille de l’entreprise influe sur l’équipement. 67 % des répondants équipés d’un tel PC travaillent dans une société de 50 salariés et plus.

Un PC sous Windows 10 comme standard, et des salariés sensibilisés à la sécurité

En France, selon des instituts comme AT Internet ou ComScore, Windows représente entre 88 % et 90 % des systèmes d’exploitation utilisés. La proportion est globalement équivalente parmi le panel de l’enquête ZDNet.fr. Et parmi les versions de Windows déployées en entreprise, c’est Windows 10 qui s’impose.

83 % des répondants utilisent pour le télétravail un PC sous la dernière version de la plateforme Microsoft. Le Mac représente quant à lui 9 % des télétravailleurs. C’est cependant moins que Linux, qui atteint 12 %, soit bien plus que la part habituelle de l’OS open source. Toutefois, parmi ces utilisateurs de Linux, cette plateforme n’est souvent pas exclusive pour leur activité professionnelle. Une part significative utilise ainsi également un PC sous Windows, généralement la version 10 de l’OS.

L’enquête révèle également que Windows 7 n’a pas disparu des entreprises, malgré la fin du support en tout début d’année. En effet, 12 % des répondants déclarent travailler sur cette mouture du système d’exploitation.

Des migrations d’OS planifiées

Le risque de sécurité lié à l’utilisation d’un OS dépourvu de support est-il cependant ignoré ? La réponse est très largement non parmi le panel. Ils sont ainsi 88 % à se déclarer informés des risques associés à un tel usage.

Des projets de migration sont cependant prévus pour y remédier. 44 % des utilisateurs concernés (sous Windows 7 ou version antérieure) font ainsi état d’une migration planifiée vers Windows 10. Ils sont néanmoins 45 % à ignorer si cette migration est prévue – et 11 % à signaler qu’un tel projet n’est pas envisagé à ce jour dans leur entreprise.

Un sentiment de sécurité perçu comme satisfaisant

Si des versions anciennes de Windows persistent dans les entreprises, cette situation ne s’accompagne cependant pas d’un sentiment d’insécurité des télétravailleurs sondés. D’autres fonctions viennent en effet compléter l’arsenal des organisations dans ce secteur.

Dans une très large majorité, les répondants jugent donc remplir leurs tâches professionnelles de manière sécurisée. 85 % des répondants considèrent comme sécurisé leur exercice du télétravail. L’usage d’un PC sous Windows 7 n’influe pas sur ce résultat. Les chiffres ne permettent pas d’établir de corrélation entre version de l’OS et sentiment de sécurité.

Des appels en faveur d’une meilleure sauvegarde des données

Les répondants affirment donc majoritairement leur confiance à l’égard des mesures de sécurité mises en place dans leur organisation. Pour 15 % d’entre eux, néanmoins, des améliorations sont souhaitables dans ce secteur.

Pour ces derniers, le point d’attention porte plus particulièrement sur la sauvegarde des données. Ils sont 80 % ainsi à plébisciter l’utilisation d’un logiciel de sauvegarde. Faute d’outils dans ce domaine, les salariés sont susceptibles de développer le recours au shadow IT et donc de stocker leurs données sur des applications non supervisées.

Ce risque était d’ailleurs souligné dans le dossier “Mobilité pour les pros”, publié récemment par ZDNet.fr. « On sait que des données d’entreprise ont été sauvegardées sur des clés USB, accédées depuis des plateformes mises en place rapidement telle que Zoom. De nombreux comptes Dropbox ont été montés pour partager des documents. On a un véritable souci sur l’éclatement des données », déclarait l’expert en sécurité de Wavestone, Gérôme Billois.

Les collaborateurs doivent donc être sensibilisés à cette problématique des données pour une sauvegarde et une recentralisation sur les systèmes maîtrisés par l’IT. Elles devront ensuite être supprimées des plateformes alternatives exploitées en phase de télétravail imposé.

L’enjeu de la sécurisation des données ressort d’ailleurs de l’étude menée auprès des lecteurs. Parmi les mesures préconisées, 50 % plébiscitent le chiffrement des données sur le PC. Ils sont en outre 60 % à juger nécessaire une meilleure sécurisation de la navigation sur internet.

Des PC et des outils de travail jugés performants

Pour une majorité de répondants, la sécurité n’est donc pas un frein au télétravail. Il en va de même pour les performances des outils mis à disposition des salariés dans le cadre de la crise sanitaire. Ils sont en effet 82 % à considérer que PC et logiciels sont adaptés à leurs besoins. Toutefois, c’est peut-être avant tout la partie logicielle qui donne satisfaction.

Sur ce volet, les attentes des salariés sont claires. Certains applicatifs s’imposent ainsi comme indispensables pour eux. Il s’agit de la messagerie (95 %), de la bureautique (85 %), du navigateur web (80 %), des logiciels collaboratifs (76 %), à égalité avec les outils de sécurité (76 %). Visioconférence et téléphonie IP trouvent cependant eux aussi leur place dans la panoplie du télétravailleur (65 %).

Les caractéristiques du PC sont-elles dès lors plus secondaires ? 5 % seulement plébiscitent le tactile et 22 % l’autonomie et la légèreté de la machine. Néanmoins, 24 % seulement considèrent leur PC comme performant. En comparaison, ils ne sont que 10 % à estimer ne pas disposer de tous les logiciels nécessaires. Le terminal pourrait donc constituer un frein à la performance pour les télétravailleurs.

La lenteur du PC n’est cependant pas nécessairement le principal obstacle. 7 % expriment de l’insatisfaction sur ce point. Pour 6 %, ce sont les outils fournis qui sont qualifiés d’insatisfaisants, dans leur ensemble.

En outre, et même si 82 % considèrent PC et logiciels adaptés à leurs besoins, ils restent 20 % à juger nécessaires des améliorations dans le domaine de l’équipement, qu’elles soient matérielles ou logicielles. Quelles pourraient être ces améliorations ?

PC : priorité au multitâche, à l’écran, à l’autonomie et à la puissance

Pour les télétravailleurs sondés, des caractéristiques principales d’un ordinateur professionnel se démarquent nettement. Par ordre d’importance (moyenne de 9 sur 10), les deux essentielles sont ainsi le multitâche et l’écran, par sa taille et sa qualité d’affichage. Ces caractéristiques sont en effet primordiales pour la productivité et la performance.

Il en va de même de l’autonomie et de la puissance de calcul, qui en termes d’attentes obtiennent une moyenne de 8 sur 10. Les autres caractéristiques proposées font moins l’unanimité. Avec une moyenne de 6, le poids et la finesse du PC restent néanmoins des critères. Ce n’est pas le cas du mode hybride (configuration 2-en-1, PC et tablette) avec une note de 4 sur 10.

Le prix décroche quant à lui un score de 6. Mais avec des salariés dans une large majorité équipés par leur entreprise, la place de ce critère en deuxième partie de tableau n’est probablement pas une surprise. D’ailleurs, parmi les répondants utilisant un ordinateur personnel, le prix s’impose comme un critère plus central avec une moyenne de 7. Pour cet échantillon, les deux premières caractéristiques sont en outre le multitâche et la puissance de calcul, à 9.

Conserver le télétravail après la crise ? Un grand oui, à 89 %

Une fois la crise sanitaire passée, les collaborateurs vont-ils massivement retrouver leurs locaux et leurs habitudes de travail comme le souhaiterait le président du Medef ? Une telle perspective ne répond manifestement pas aux attentes exprimées par ces mêmes collaborateurs. Ou en tout cas, pas à plein temps.

Parmi le panel ZDNet.fr, ils sont 89 % à souhaiter pouvoir poursuivre, de manière régulière, le travail à distance lorsque celui-ci cessera d’être une nécessité imposée par la crise. S’y ajoutent, en outre, 2 % dont l’activité s’effectuait déjà auparavant en télétravail. Ils sont donc 91 % à plébisciter ce mode d’organisation.

Plusieurs organisations s’apprêtent d’ailleurs à développer le télétravail. Dès le mois de mai, le DRH de PSA, Xavier Chereau, fixait un cap : « en faire la référence pour les activités non reliées directement à la production ».

Chez Cadremploi, le confinement a démontré là aussi l’intérêt du télétravail. Sa DRH Lise Ferret confie vouloir « positiver sur ces belles avancées » introduites dans l’organisation du travail. Elle anticipe dès lors un développement de ce mode de travail avec la disparition des dernières réticences exprimées jusqu’à présent par des managers.

Pour un télétravail plus performant, des améliorations sont demandées

Dans l’ensemble, les télétravailleurs sondés se déclarent satisfaits de leurs outils et du travail à distance comme mis en place dans leur organisation. Cette satisfaction va cependant de pair avec des attentes, ainsi que des griefs, comme des PC trop lents.

Pour gagner en performance sur le télétravail et/ou la mobilité, les répondants identifient ainsi des pistes d’amélioration souhaitables. Et la première n’est pas d’ordre technique, mais humain. Pour 55 % d’entre eux, de nouveaux modes d’organisation et de management sont à mettre en place.

Ensuite seulement viennent les solutions technologiques. 33 % jugent ainsi nécessaires des accès distants et sécurisés au réseau d’entreprise et aux logiciels. 32 % soulignent la nécessité de disposer d’un ordinateur professionnel plus récent et performant.

Les outils bureautiques et collaboratifs sont également plébiscités (29 %), devant des logiciels pros accessibles en ligne (Cloud/SaaS) à 22 %. Le cloud serait-il devenu secondaire dans l’environnement desktop ? Certes non.

Ce chiffre s’explique en grande partie par un fort taux d’équipement en outils cloud parmi le panel, en particulier dans le domaine bureautique (59 %). Reste néanmoins une large part d’utilisateurs équipés de suites bureautiques On-premise, principalement une version de Microsoft Office.

Synthèse

Pour conclure, voici un graphique qui reprend les résultats de l’enquête menée par ZDNet.fr.

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