Disparue depuis samedi, Victorine Dartois, 18 ans, a été retrouvée morte – Le Monde

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Le corps sans vie de Victorine Dartois, une jeune femme de 18 ans disparue depuis deux jours, a été découvert, lundi 28 septembre, « immergé dans un ruisseau » à Villefontaine (Isère). « Il est trop tôt pour dire à quand remonte la mort », a déclaré la procureure de la République de Vienne, Audrey Quey, lors d’une conférence de presse tenue dans un gymnase de cette petite ville située à une quarantaine de kilomètres de Lyon.

Un premier examen externe du corps par un médecin légiste « n’a pas permis d’identifier les causes » du décès ni à quand remonte précisément la mort, a précisé la magistrate, qui a annoncé qu’une autopsie serait menée dans les prochains jours.

Le corps a été retrouvé dans une zone boisée, difficile d’accès, non loin d’un stade où la jeune fille aurait passé son dernier appel téléphonique à 19 heures samedi. La famille de la jeune fille avait donné l’alerte dès 21 h 30 et, bien que Victorine soit majeure, son absence avait été immédiatement prise au sérieux.

Car, selon les derniers éléments de conversation avec ses proches, Victorine « rentrait chez elle », juste avant sa disparition. « Il n’y avait pas de malaise ; elle n’avait pas eu de problème dans sa journée. Ça ne ressemble pas à une fugue », avait souligné quelques heures plus tôt la magistrate.

130 militaires avaient été mobilisés

La sœur aînée de la jeune disparue avait aussi assuré sur les réseaux sociaux qu’il ne s’agissait « pas d’une fugue ». « Ce n’est absolument pas son genre », relevait-elle. Son appel, partagé plus de 47 000 fois, décrivait sa tenue au moment de sa disparition (jean, sweat-shirt rose, baskets, sac à main blanc). Ce sont ces mêmes chaussures et sac à main qui ont été retrouvés un peu plus tôt dans la matinée lundi.

Parallèlement aux investigations des gendarmes, une battue avait été organisée dimanche à l’initiative de la famille, rassemblant plusieurs centaines de volontaires. De gros moyens ont été mis en œuvre pour retrouver la jeune fille depuis deux jours, avec notamment la présence d’un hélicoptère et d’une équipe cynophile. Cent trente militaires avaient été ainsi mobilisés sur le terrain pour mener les recherches, selon le commandant de la compagnie de Bourgoin-Jallieu, Sylvain Bosserelle. C’est un chien spécialisé, qui a marqué au niveau d’une buse près d’un ruisseau lundi, et permis de retrouver les affaires de la jeune fille et son corps ensuite.

Par ailleurs, des investigations techniques ont été menées sur la téléphonie. Les bandes de vidéosurveillance ont fait l’objet d’une exploitation et les enquêteurs procèdent à de nombreuses auditions. La procureure a annoncé le lancement d’un appel à témoins. Tout élément susceptible d’être utile « doit être communiqué à la gendarmerie au numéro vert 0800 200 142 », a précisé le colonel Lionel James, commandant la section de recherches de Grenoble, désormais chargée des investigations.

L’enquête d’abord ouverte pour « disparition inquiétante » a évolué vers les chefs « d’enlèvement, séquestration et homicide volontaire ». Compte tenu de la tournure de l’affaire, Mme Quey a déclaré qu’elle se dessaisissait « dès ce soir » du dossier au profit du pôle criminel de Grenoble.

Le Monde avec AFP

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