DIRECT. COP26 : “On n’est pas au niveau de l’ambition nécessaire”, s’alarme Laurence Tubiana, directrice de… – Franceinfo

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Retrouvez ici l’intégralité de notre live #COP26

15h14 : Bonjour @Anna, effectivement selon l’ONG Global Witness, le lobby des énergies fossiles, principales émettrices de gaz à effet de serre, sont très bien représentés dans les couloirs de la conférence. Plus que les pays les plus durement touchés par les conséquences du réchauffement climatique. Je vous invite à lire notre article sur le sujet pour plus d’éclairages.

(DOMINIKA ZARZYCKA / NURPHOTO / AFP)

14h36 : Avec des centaines de milliards de dollars de soutiens publics aux énergies fossiles depuis la COP21, les États ont trop longtemps mis sous perfusion un modèle à bout de souffle. En décidant de mettre fin aux aides publiques aux projets fossiles dès 2022, une trentaine de pays à la COP26 montrent la voie pour tenter de contenir le dérèglement climatique. C’était une demande phare du WWF depuis le Congrès de la nature à Marseille.”

14h24 : Merci à Marie-Adélaïde qui à répondu à de nombreuse questions sur la COP26 qui se termine aujourd’hui. Pour les questions restées en suspens, notre équipe de journalistes environnement les garde précieusement et vous prépare des articles dans lesquels vous trouverez des réponses. Reprenons le fil de l’actualité.

13h56 : Bonjour @Laurent. En tout cas, on peut se réjouir qu’en dépit de leurs multiples désaccords (et c’est un euphémisme), la Chine et les Etats-Unis se soient mis d’accord pour en quelque sorte “sanctuariser” la question climatique. Autrement, comment envisager de travailler ensemble sur cette question si l’on ne se parle pas ?

Par ailleurs, comme je l’écrivais ici, Joe Biden et Xi Jinping sont déjà confrontés à la double injonction de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et de maintenir à flot leurs économies. En reconnaissant tous les deux que la crise climatique est “existentielle”, ces pays font un pas de plus vers des politiques ambitieuses en la matière (à condition bien sûr de pouvoir les mettre en place à la maison).

13h52 : Bonjour. Comment les gouvernements peuvent-ils justifier de ne pas revenir sur les notions de PIB, de croissance, alors que c’est leur course au consumérisme et leur séduction des investisseurs qui est la source du problème ?

13h38 : A Glasgow, une manifestation d’activistes pour l’environnement est actuellement en cours devant le bâtiment où se tient le sommet pour le climat.

13h34 : Bonjour @Bart et merci de voir le verre à moitié plein. Cette COP a donné lieu à de nombreuses annonces et certaines sont encourageantes, comme l’engagement d’une vingtaine de pays à mettre fin aux financements à l’étranger de projets d’exploitation d’énergies fossiles sans techniques de capture de carbone d’ici fin 2022. L’accord sur le méthane est également une bonne nouvelle, car c’est un levier qui n’avait pas encore vraiment été actionné pour faire baisser les émissions.

Dans le projet de texte publié ce matin, on relève aussi l’idée importante de revoir les ambitions d’atténuation à la hausse dès 2022, ou encore la demande cette même année de plans à long terme détaillés par les pays pour atteindre la neutralité carbone. Même si, bien sûr, ces points peuvent être allégés voire effacés du rapport final.

13h24 : Bonjour, et si nous mettions un peu d’optimisme dans ces infos plutôt sombres ? Pouvez-vous nous détailler quels sont les avancées significatives de cette COP à Glasgow, ce qu’elle aura permis de faire ou de mettre en évidence, aussi bien au niveau du consensus que des accords bi- ou multi-latéraux ?

13h19 : Bonjour @triste monde. La COP26 est un sommet sur le climat, on y discute donc de la manière de limiter le réchauffement climatique, ce qui implique de réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre. Certaines questions sont transversales : on parle de la préservation des écosystèmes (comme en a témoigné l’accord sur la déforestation) car les forêts constituent des puits de carbone essentiels dans l’arsenal de lutte contre le réchauffement.

Enfin, la question de la biodiversité fera quant à elle l’objet de sa propre COP avec la COP15, en Chine, fin avril.

13h17 : Bonjour ! Et merci pour ce suivi pro ! ! Qu”y a-t-il d’autre comme but que la réduction des gaz à effet de serre ? Les déchets plastiques, les produits chimiques, les déchets nucléaires, la destruction de la faune et des écosystèmes sont ils des problèmes considérés ou ne servent Ils pas assez l’économie et la compétition par leurs solutions?

13h09 : BonjourAlors, “osmose” est un peu fort, je pense 🙂 On voit par exemple en se concentrant sur les accords passés “à la marge” de la COP (pas le texte final, quoi) que les pays de l’UE ne sont pas tous toujours raccord. Ou du moins, pas synchro, comme vient de le prouver la France en rejoignant sur le tard l’accord mettant fin aux financements à l’étranger de projets d’exploitation d’énergies fossiles d’ici fin 2022.

13h09 : Au-delà des effets de manche, des promesses en l’air pour se donner bonne conscience et créer une émulation factice positive, ce sommet a-t-il mis en avant une véritable osmose (et non feinte) au sein des pays de l’Union européenne autour de cette question si galvaudée mais ô combien importante pour les générations futures ? Merci à vous.

13h02 : Bonjour . C’est vrai que la communauté internationale est très lente à se mettre en mouvement. Et c’est normal, l’accord de Paris compte quand même 192 pays signataires, avec des profils et des intérêts très divers. Vous vous rendez compte, il s’est écoulé six ans depuis sa signature et certains points font encore l’objet de discussions (comme l’article 6, sur les marchés carbones) ! Mais le fait de ne pas aller assez vite est-il une raison pour laisser tomber ? Aussi frustrantes soient les COP, elles sont quand même le lieu où s’exerce la pression à aller plus vite.

13h02 : Bonjour, je trouve que se genre de rendez vous entre État ne sert plus à rien car ça fait plusieurs décennies. On nous parle à chaque fin de COP de mesures fortes mais rien ne bouge. On est capable d envoyer un Homme dans l’espace mais pas de recycler nos déchets donc il faudrait revoir nos priorités. En plus trop de promesse et pas assez d’acte, trop peu d’acte. On arrivera pas à nos objectifs ne baisse des Gaz à effet de serre d’ici 2030 car les mesures n’ont pas été prises assez tôt et pour certaine pas appliquées.

13h11 : Le représentant britannique au sommet pour le climat félicite la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili pour la signature de l’accord pour mettre fin au financement public international des combustibles fossiles.

12h50 : Bonjour, qu’elle est la forme de l’accord? Est-ce une simple énumération des objectifs qui font consensus ou y a t’il également la définition des indicateurs, les moyens de les mesurer et la fréquence de mesure, de l’organisme qui doit le faire, les sanctions qui sont appliquées si un état n’est pas en phase avec les objectifs et la destination des fonds récoltés ? Merci FI

12h43 : C’est vrai @Yann D… Avec mes collègues, nous avons écrit un petit article à ce sujet. Au total, 503 lobbyistes du secteurs des énergies fossiles étaient accrédités à la COP. Souvent, ils font partie de délégations nationales et sont donc invités par les pays qui traînent des pieds pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre en raison d’intérêts économiques.

12h43 : Bonjour, j’ai lu qu’à cette COP26 il y avait eu plus d’accréditations pour des lobbyistes pétroliers et autres énergies fossiles que d’accréditations pour des membres des gouvernements internationaux ? Si c’est vrai c’est vraiment le début de la fin 🤦🏻‍♂️

12h46 : Bonjour @Damien et merci pour vos questions. Vous avez raison : les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Mais les pays ont tout intérêt à s’y tenir. En 2023, l’accord de Paris prévoit de procéder à un “inventaire mondial” qui permettra de surveiller que les pays se dirigent bien vers leurs objectifs. Cela devrait permettre d’exiger davantage des pays qui ne remplissent pas leur contrat. De même, des centaines d’entreprises ont fait des promesses (que ce soit en terme de réduction d’émission ou en terme de financement) et là encore, c’est vrai qu’il est difficile de s’assurer qu’elles sont tenues.

12h39 : Bonjour Madame. Tout d’abord, félicitations, vous faites un super métier. Les Etats font des promesses de réduction des gaz, d’investissements. Toutefois, il ne s’agit de promesse et rien n’existe pour les contraindre à respecter les accords. Est-ce qu’une possibilité a déjà été envisagée ? Par ailleurs, une partie de la pollution vient des entreprises et de certains types d’entreprises. Combien d’entre-elles ont effectué des promesses, présenté des propositions… ? Enfin, dernière question, à combien s’élèverait le coût d’une transition écologique, avons-nous ces moyens ?

12h38 : Jusqu’ici la France refusait de s’engager à mettre un terme, d’ici à la fin de 2022, au financement à l’étranger de projets d’énergies fossiles sans techniques de capture de carbone. Nous vous expliquons dans cet article quelles en étaient les raisons.

12h30 : La France rejoint l’accord mettant fin aux financements à l’étranger de projets d’exploitation d’énergies fossiles d’ici fin 2022, annonce Barbara Pompili.

12h29 : Bonjour @Bim ! Difficile de vous répondre car l’accord final n’est pas connu. En revanche, cette COP a montré qu’il était très difficile pour les petites nations et les pays en développement, souvent principales victimes du réchauffement climatique, de se faire entendre dans les négociations. Par ailleurs, les promesses en terme de financement de la part des pays riches pour aider les pays en développement à s’adapter et à se remettre des catastrophes climatiques ne suffisent toujours pas. On peut aussi regretter peu d’annonces concrètes quant à la manière d’atteindre les objectifs.

12h26 : Bonjour FI ! C’est quoi les gros échecs de Glasgow ?

12h28 : Bonjour @barock. Oui, ces différences sont énormes ! Le meilleur exemple pour illustrer cela a été donné en début de COP par la Première ministre de la Barbade. Si le réchauffement atteint les 2 °C, son pays disparaîtra sous la montée des eaux. Mais pas à 1,5 °C. Cette limite de 1,5 °C est privilégiée par les experts du Giec qui ont rendu un rapport détaillé en 2018 sur la nécessité d’être plus ambitieux que dans le texte de l’accord de Paris, qui parle d’un objectif “en deça des 2 °C” et si possible proche de 1,5°C.

12h23 : Le réchauffement de +1 degré, +1,5 degrés, ou +2 degrés… Les différences, du point de vue des conséquences, sont-elles si importantes ?

12h26 : Bonjour @Blasé. Ces rendez-vous sont importants pour faire le point sur les engagements des différents pays et quand ils sont insuffisants (comme c’est le cas souvent) leur mettre un coup de pression ! C’est aussi un lieu où se croisent scientifiques, ONG, politiques, financiers… Autant de groupes qui doivent collaborer pour résoudre la crise climatique. On a vu pas mal d’accords se nouer en marge de la COP, concernant la déforestations ou les émissions de méthane, par exemple.

Vous avez toutefois raison de sous-entendre que ces sommets n’accouchent pas nécessairement de mesures concrètes. On verra dans le texte finale…

12h17 : Bonjour ! Est-ce que ce genre de rendez-vous sert encore à quelque chose ?

12h12 : Bonjour @Cop’timiste. La déclaration finale peut désormais tomber à tout moment. Le sommet se termine à 18 heures ce soir, mais l’on s’attend à ce que les débats se prolongent un peu (c’est souvent le cas !). L’accord peut donc aussi arriver demain ou dimanche.

12h12 : Quand sera publié le texte final ? Et il y aura vraiment des avancées ? Merci !

12h13 : Merci Elise et bonjour à toutes et tous. On commence l’après-midi avec notre journaliste environnement Marie-Adélaïde Scigacz, qui répondra à toutes vos questions sur la. Vous pouvez lui écrire en commentaire et elle prendra le temps de vous répondre. C’est parti !

12h25 : On fait le point sur l’actualité de la matinée :

Les ressortissants d’Irak, de Syrie et du Yémen sont interdits, “jusqu’à nouvel ordre”, “d’acheter des billets et d’embarquer pour la Biélorussie depuis les aéroports de Turquie”, a annoncé la Direction générale de l’aviation turque. Suivez notre direct.

Les pays participants sont invités à limiter les financements “inefficaces” aux énergies fossiles et à accélérer la sortie de l’utilisation du charbon “sans système de capture” carbone, dans un nouveau projet de décision finale.

Un cadre de la centrale nucléaire du Tricastin, dans la Drôme, porte plainte contre EDF qu’il accuse de mener “une politique de dissimulation” des incidents, a appris franceinfo auprès de ses avocats, confirmant une information du Monde.

va cesser de couper l’électricité pour les clients en situation d’impayés, et ce toute l’année et non plus seulement durant la trêve hivernale. La puissance fournie sera en revanche limitée à 1 000 watts, ce qui permettra des “usages essentiels” mais pas de se chauffer.

12h03 : Quelles sont les dernières tractations ? Que peut-on retenir de cette conférence sur le climat ? Posez-vos questions à notre journaliste Marie-Adélaïde Scigazc dans la zone “commentaires”.

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11h30 : “Je suis vigneron depuis 1998. En tant que paysans, on a toujours été obligés de s’adapter aux conditions, au marché, etc. Mais les choses évoluent tellement vite que cela nécessite une capacité d’adaptation très importante.”

Ce vigneron du Vaucluse doit s’adapter à un climat qui change trop vite.

Denis, vigneron à Sainte-Cécile-les-Vignes (Vaucluse), s'adapte pour faire face à la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes, conséquences du réchauffement climatique.  (JESSICA KOMGUEN / FRANCEINFO)

(JESSICA KOMGUEN / FRANCEINFO)

11h29 : “Quand on a pris le restaurant, on savait que c’était une zone inondable, mais il n’y avait pas de crues si importantes, aussi régulièrement. Le dérèglement climatique est un gros problème et on est directement touchés.”

Ce restaurateur du Var doit faire face à des inondations à répétition.

Edouard, restaurateur dans le Var, a dû investir pour préserver son établissement des inondations qui le menacent.  (JESSICA KOMGUEN / FRANCEINFO)

(JESSICA KOMGUEN / FRANCEINFO)

11h29 : “Aujourd’hui, nous avons des mois de février très chauds, qui nous contraignent à faire cours à l’ombre. Avant, on avait un mauvais hiver tous les cinq-dix ans, et de bons hivers le reste du temps. Désormais, c’est l’inverse.”

Cette monitrice de ski d’une petite station du Doubs ne peut aujourd’hui plus vivre de cette seule activité.

Fanny, monitrice de ski de fond dans le Doubs, voit la saison se rétrécir au fil des ans en raison du réchauffement climatique. (JESSICA KOMGUEN / FRANCEINFO)

(JESSICA KOMGUEN / FRANCEINFO)

11h26 : Des récoltes qui demandent de plus en plus de travail et d’adaptation face aux aléas de la météo, des hivers trop doux pour assurer l’enneigement en moyenne montagne… Avec mes collègues Camille Adaoust et Marie-Adélaïde Scigacz, nous avons recueillis les témoignages de cinq professionnels qui subissent déjà les effets du réchauffement climatique au quotidien.

De la monitrice de ski à l'agriculteur, cinq professionels témoignent pour franceinfo des conséquences du réchauffement climatique sur leur vie. (JESSICA KOMGUEN / FRANCEINFO)

(JESSICA KOMGUEN / FRANCEINFO)

11h00 : Pour l’instant, cela tient. La limitation des financements “inefficaces” aux énergies fossiles et l’accélération de la sortie du charbon “sans système de capture” de carbone figurent toujours dans le projet de décision finale de la COP26. Cette formulation est cependant adoucie par rapport à une précédente version du texte qui appelait simplement à “accélérer la sortie du charbon et des financements aux énergies fossiles”.

10h11 : Pour tenter de décarboner au maximum le secteur du transport maritime, des sociétés françaises tentent de s’appuyer sur le vent et développent des techniques spécifiques, comme des cargos à voile.

Le cargo à voile "Neoliner" que développe l'entreprise française Neoline. (MAURIC / NEOLINE)

(MAURIC / NEOLINE)

09h29 : A l’occasion de la clôture de la COP 26, notre journaliste Marie-Adélaïde Scigacz répondra à midi à vos questions sur la conférence mondiale sur le climat. N’hésitez pas à poser dès maintenant vos questions dans ce direct.

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09h33 : “Il y a vraiment un fossé entre cette réalité, l’annonce d’une augmentation des gaz à effets de serre au cours des dix prochaines années, et ce qu’il faudrait faire, cette neutralité carbone à horizon 2050 qui devrait se traduire par une diminution des émissions d’ici 2030 d’au moins 45%.”

Le climatologue français a signé une lettre, avec près de 200 autres climatologues, pour dénoncer le peu de considération accordée au dernier rapport du Giec. Il exprime sa déception sur RFI.

08h13 : “On a peu l’occasion de parler directement aux politiques. Mais c’est important, la science est la fondation des négociations”, insiste de son côté la glaciologue Heidi Sevestre, qui vient de discuter des pertes des glaciers alpins avec le président suisse.

La glaciologue Heidi Sevestre se tient devant le pavillon de la cryosphère à la COP26 de Glasgow (Royaume-Uni), le 1er novembre 2021. (CAMILLE ADAOUST / FRANCEINFO)

(CAMILLE ADAOUST / FRANCEINFO)

08h11 : “A Katowice (Pologne) en 2018, le pavillon scientifique était tout au fond du hangar. On était très loin de tout le reste, les gens qui venaient nous rendre visite devaient être vraiment motivés. Là, c’est chouette, on est juste derrière le pavillon de la présidence britannique”, salue Valérie Masson-Delmotte, climatologue et coprésidente du Giec.

Des membres du Giec présentent leurs résultats lors d'une conférence à Glasgow (Royaume-Uni), le 2 novembre 2021. (CAMILLE ADAOUST / FRANCEINFO)

(CAMILLE ADAOUST / FRANCEINFO)

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p id=”lmsg-618e136c5ff4e9216efc2318″ class=”message custom”>08h10 : A Glasgow, les pavillons scientifiques étaient plus nombreux que les années précédentes. Les chercheurs se réjouissent de cet espace de rencontre avec les décideurs politiques. Je les ai rencontrés.

Des visiteurs passent près des pavillons scientifiques à la COP26 de Glasgow (Royaume-Uni), le 2 novembre 2021. (CAMILLE ADAOUST / FRANCEINFO)

(CAMILLE ADAOUST / FRANCEINFO)

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