Covid-19 : l’état d’urgence sanitaire décrété à la Guadeloupe, en Guyane, à Mayotte, Saint-Martin et Saint-Barthélemy – Le Monde

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L’hôpital de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le 30 juillet 2021.

Le gouvernement a décrété l’état d’urgence sanitaire à la Guadeloupe, en Guyane, à Mayotte, Saint-Martin et Saint-Barthélemy, territoires d’outre-mer où, « sous l’effet du variant Omicron, la circulation du Covid-19 connaît une augmentation considérable », selon un décret présenté mercredi 5 janvier en conseil des ministres.

Le décret affirme que « compte tenu des capacités hospitalières de ces territoires et de la couverture vaccinale de leur population, la vague épidémique actuelle de Covid-19 constitue une catastrophe sanitaire mettant en péril (…) la santé de la population ».

L’état d’urgence sanitaire est déjà en vigueur dans deux autres territoires d’outre-mer, la Martinique et la Réunion, depuis le 28 décembre.

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Taux d’incidence en hausse à la Guadeloupe

A la Guadeloupe, par exemple, au 4 janvier, le taux d’incidence (les nouveaux cas en moyenne par semaine pour 100 000 habitants) est de 1 820, en hausse de 549 % sur les sept derniers jours, selon le décret. Le seuil d’alerte pour cet indicateur qui sert à mesurer la circulation de l’épidémie est de 50 cas pour 100 000 habitants.

Cet archipel des Antilles, frappé de plein fouet en juillet-août par la quatrième vague de Covid-19, est secoué depuis un mois et demi par une contestation sociale, notamment contre l’obligation vaccinale des soignants et des pompiers.

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Seulement 40 % de la population a reçu au moins une dose de vaccin à la fin de 2021, et 31 % de celle de Guyane. « Avec ce niveau de couverture vaccinale, les risques de développer des formes graves de la maladie sont fortement majorés et pourraient conduire rapidement à une saturation des structures hospitalières sur les différents territoires concernés », souligne le décret présenté en conseil des ministres.

La pression hospitalière est déjà « très forte en Guyane, où le taux d’occupation des lits de réanimation est supérieur à 190 % de la capacité initiale ». Il est « proche des 80 % » à la Guadeloupe, au moment où la situation en métropole, qui n’échappe pas à la flambée épidémique provoquée par le variant Omicron, « limite significativement les capacités d’envoi de renforts ou l’organisation d’évacuations sanitaires ».

L’état d’urgence sanitaire « permettra aux préfets de prendre des mesures d’interdiction de déplacement hors du domicile », ajoute le décret.

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Le Monde avec AFP

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