Afghanistan : nouvelle frappe américaine contre une cible de l’Etat islamique qui prévoyait une attaque – Le Parisien

Spread the love

La riposte se poursuit. Les États-Unis ont réalisé dimanche à Kaboul une frappe « défensive » de drone contre un véhicule chargé d’explosifs, afin de « supprimer une menace imminente » de l’Etat islamique au Khorasan (EI-K) contre l’aéroport, a annoncé le Pentagone. « Nous sommes certains d’avoir atteint la cible », a précisé Bill Urban, un porte-parole du commandement central.

Plus tôt avant l’annonce du Pentagone, une importante explosion avait été entendue à proximité de l’aéroport de Kaboul, faisant craindre au départ à une nouvelle attaque, trois jours après un attentat meurtrier à l’aéroport de la capitale afghane, où les Occidentaux terminent leurs opérations d’évacuations. Il s’agissait en fait d’un tir de roquette qui « d’après les premières informations, a frappé une maison », a indiqué à l’AFP un responsable de l’ancien gouvernement renversé il y a deux semaines par les talibans, sans plus de détails sur l’origine du tir, sa cible du tir ou d’éventuelles victimes.

Selon Associated Press, sans que l’on sache s’il s’agit du même, un tir de roquette a tué un enfant, dans un quartier nord de la ville. L’agence de presse rapportait aussi une frappe américaine qui a visé une personne qui voulait mener une attaque-suicide sur l’aéroport. « Nous vérifions l’éventualité de victimes civiles », a dit dimanche Bill Urban. « Des explosions secondaires provenant du véhicule ont montré la présence d’une quantité importante de matériel explosif », a-t-il ajouté.

Joe Biden avait averti d’une possible attaque

La situation est très tendue dans la capitale afghane, alors que le président américain Joe Biden a averti samedi d’une attaque « très probable » à l’aéroport de Kaboul « dans les 24 à 36 heures ». « La situation sur les lieux reste extrêmement dangereuse et la menace d’une attaque terroriste contre l’aéroport demeure élevée », avait écrit le président américain, après une rencontre avec ses conseillers militaires et de sécurité. Quelques heures après, l’ambassade américaine à Kaboul a exhorté tous les Américains à quitter les abords de l’aéroport « en raison d’une menace précise et crédible ».

L’attentat de l’aéroport, qui a fait une centaine de morts, a été revendiqué par une branche du groupe État islamique, l’ISKP. Joe Biden avait prévenu, samedi, que la riposte américaine après cet attentat, qui a tué plusieurs militaires américains, n’était pas terminée. Les Américains avaient mené une attaque sur trois membres de l’ISKP, soupçonnés d’être « des opérateurs et organisateurs impliqués dans le transport et la confection d’engins explosifs ».

Depuis, plus de 110 000 personnes ont quitté le pays à bord de la noria d’avions affrétés notamment par les Occidentaux qui se succèdent sur le tarmac. Il reste « 300 Américains ou moins » à évacuer d’Afghanistan, a déclaré dimanche le secrétaire d’État Antony Blinken sur la chaîne ABC. « Nous travaillons sans relâche ces heures-ci et ces jours-ci pour les sortir de là », a-t-il dit, à 48 heures de la date butoir du retrait américain.

Leave a Reply