Affaire Jubillar : le mari entendu «en qualité de partie civile» – Le Figaro

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L’infirmière de 33 ans a mystérieusement disparu mi-décembre dans le Tarn. La piste criminelle est privilégiée.

L’époux de Delphine Jubillar, l’infirmière de 33 ans portée disparue dans le Tarn depuis le 16 décembre, a été entendu ce vendredi 30 avril au matin en «qualité de partie civile» par les juges d’instruction en charge de ce dossier, a indiqué son avocat.

«L’audition de ce matin s’est passée dans un climat parfaitement serein entre mon client et les magistrats. La qualité de partie civile de mon client a été confirmée et aucune mise en cause n’est envisagée», a souligné le pénaliste tarnais Me Jean-Baptiste Alary.

«C’est terrible de ne rien savoir»

Cédric Jubillar a été auditionné durant 1h30 par les deux magistrats instructeurs du pôle criminel de Toulouse qui enquêtent sur cette mystérieuse disparition. Il avait déjà été interrogé par les gendarmes mais jamais auditionné par les juges d’instruction.

Le couple était en instance de divorce et c’est le mari qui avait signalé aux gendarmes la disparition de Delphine Jubillar dans la nuit du mardi 15 au mercredi 16 décembre. Début janvier, l’époux de la jeune femme, père de leurs deux jeunes enfants, s’est constitué partie civile. Tout comme les frères et la sœur de la jeune femme.

«C’est la seule manière de connaître l’évolution de la procédure, la plus grosse difficulté partagée par les proches, c’est qu’on ne sait rien, c’est terrible de ne rien savoir», avait alors déclaré Me Alary.

D’importantes recherches menées

L’information judiciaire a été ouverte pour «enlèvement, détention ou séquestration» et les enquêteurs privilégient toujours la piste criminelle.

Les gendarmes ont sondé lacs et rivières, mené des battues dans les champs et les bois autour du village de Cagnac-les-Mines, une ancienne cité minière de 3000 habitants située près d’Albi, où la jeune femme habitait avec sa famille une maison qui a été plusieurs fois perquisitionnée.

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