Pass sanitaire : Montpellier, Bordeaux, Toulon… Le point sur les manifestations en France – Le Parisien

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Face à des chiffres qui semblent traduire un affaiblissement de la mobilisation, les anti pass sanitaire semblent bien déterminés à donner de la voix ce samedi. Plus de 200 manifestations sont prévues partout en France pour contester la politique du gouvernement face au Covid-19.

De Paris à Périgueux en passant par Saint-Denis de la Réunion, les manifestants entendent montrer leur détermination aux autorités, qui tablent elles sur une nouvelle décrue du mouvement. Ils aimeraient faire mentir le ministre de la Santé Olivier Véran, qui a affirmé jeudi que « les dernières réticences sont en train de tomber face au succès du pass sanitaire ».

Le renseignement territorial s’attend à voir « entre 140 000 et 180 000 manifestants » défiler sur l’ensemble du territoire, indique une source policière. Le ministère de l’Intérieur en avait recensés samedi dernier 175 000, le collectif militant Le Nombre jaune 361 818 « minimum ».

Quatre cortèges à Paris

À Paris, où les autorités attendent 12 000 à 20 000 manifestants, quatre cortèges se sont élancés. Les deux principaux sont partis du métro Port Royal (Ve) à 13 heures, à l’initiative d’un mouvement de Gilets jaunes, et à 14h30 depuis la place Joffre, devant l’École militaire (VIIe), à l’appel de Florian Philippot, chef de file des Patriotes. « Il paraît que ça se démobilise nous fait croire le gouvernement ? » a ironisé ce dernier en postant sur Twitter la photo d’une foule compacte. Florian Philippot espère renforcer la mobilisation anti-pass à la rentrée, à la faveur d’un « grand événement unique, national, le samedi 4 septembre ».

Dans le Sud aussi, certains bastions anti-pass et antivax ont vu leurs rues s’emplir d’une foule déterminée à crier son mécontentement tandis que lundi, le pass sanitaire s’imposera également aux salariés des lieux où il est demandé aux clients et que les employés refusant de le présenter pourront voir leurs contrats de travail suspendus. C’est le cas par exemple à Montpellier, Toulon, Aix-en-Provence ou Marseille.

Les premières images de la manifestation lancée à Bordeaux montrent une place de la Bourse, le point de ralliement des manifestants, particulièrement fréquentée. La préfecture, raconte Sud Ouest, y a pris un arrêté pour interdire la manifestation dans certains endroits de la ville après des débordements le week-end dernier. À Toulouse, la manifestation a été ponctuée de plusieurs tirs de gaz lacrymogène.

D’autres villes de l’ouest de la France, comme Périgueux ou Bergerac, accueillent également des manifestations ce samedi. À Rennes, selon Le Télégramme, 2 000 personnes ont également manifesté, contre 2 500 le week-end dernier. Le journal rapporte aussi 250 manifestants à Dinan, 900 à Lorient, 850 à Saint-Brieuc ou en 2 000 à Vannes.

L’Est continue aussi de se mobiliser contre le pass sanitaire. En Alsace, selon les Dernières nouvelles d’Alsace, la police a compté 2 900 manifestants à Strasbourg, 4 000 à Mulhouse ou encore 2 500 à Colmar. À Lyon, dans deux manifestations (une déclarée, une non) il y a plus de 2 000 manifestants selon la préfecture, rapporte Le Progrès. Le journal rapporte aussi des premiers tirs de gaz lacrymogène et des premières charges de la part des forces de l’ordre.

À Morlaix, dans le Finistère, les manifestants ont créé une chaîne humaine autour d’un rond-point pour rendre leur mobilisation plus visible, parsemée de drapeaux tricolores arborant une croix de Lorraine, symbole de la résistance. Ils étaient un peu plus de 200, selon Le Télégramme.

À La Réunion, où les mesures de restriction ont été durcies depuis plusieurs semaines, avec la mise en place d’un confinement partiel, la manifestation a eu lieu sous la pluie et de façon clairsemée.

Le pass sanitaire, à présenter obligatoirement dans les bars, restaurants, transports longue distance ou encore hôpitaux, pourrait être prolongé au-delà du 15 novembre, la limite fixée par la loi, « si le Covid ne disparaissait pas de nos vies », a averti jeudi Olivier Véran.

Depuis le 16 août, le sésame est demandé dans les centres commerciaux de plus de 20 000 mètres carrés, dans les départements où le taux d’incidence dépasse les 200 pour 100 000 habitants sur une semaine. Dans certains départements comme les Yvelines, ou très récemment l’Essonne, la justice acassé des arrêtés préfectoraux imposant le pass sanitaire dans les centres commerciaux, au motif qu’il empêche l’accès aux biens de première nécessité aux personnes n’en disposant pas.

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