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Donald Trump, ici le 26 novembre 2019, est invité à témoigner devant le Congrès dans le cadre de l’affaire ukrainienne. — Oliver Contreras/Sipa USA/SIPA

La commission judiciaire de la Chambre des représentants a invité mardi Donald Trump ou ses avocats à « participer » à une audition le 4 décembre. Cela marquera l’ouverture d’une nouvelle phase de l’enquête en destitution ouverte à son encontre.

« Je vous écris pour savoir si vous, ou vos avocats, comptez assister à l’audition ou souhaitez interroger les témoins », a demandé l’élu démocrate Jerry Nadler dans un courrier adressé au président américain. « Si vous comptez participer à l’audition, merci de nous le faire savoir aussi vite que possible, et avant le 1er décembre », a poursuivi le parlementaire, qui préside cette commission chargée de rédiger les éventuels articles de mise en accusation du président.

Une « farce » pour Trump

Jerry Nadler a assuré vouloir mener une procédure « équitable et informative » et a souligné que la participation du président et de ses avocats ne résultait pas d’un « droit » mais d’un « privilège » ou d’une « courtoisie » accordés à Donald Trump. Ce dernier, qui dénonce une « farce » ou un « canular », avait assuré il y a huit jours sur Twitter « envisager sérieusement » de témoigner au Congrès, peut-être par écrit.

Le courrier de Nadler marque un nouveau cap dans la procédure de destitution qui assombrit la campagne de réélection du milliardaire new-yorkais. Les démocrates reprochent à Donald Trump d’avoir demandé à l’Ukraine d’enquêter sur Joe Biden, un de ses adversaires potentiels à la présidentielle de 2020. Ils l’accusent d’avoir abusé de son pouvoir à des fins personnelles, notamment en gelant une aide militaire pour faire pression sur Kiev.

Faible risque de destitution

Au cours des deux derniers mois, la commission du Renseignement a mené l’enquête et entendu une quinzaine de témoins, notamment lors d’auditions publiques, sans que la Maison Blanche n’ait son mot à dire. Cette phase d’enquête est bouclée et la commission du Renseignement devrait bientôt transmettre son rapport à la commission judiciaire. Après avoir débattu du cadre constitutionnel, celle-ci rédigera des articles précisant les éventuels chefs d’accusation retenus contre le président, qui seront soumis au vote en séance plénière.

Compte tenu de la majorité démocrate à la chambre basse, Donald Trump devrait bien être mis en accusation («impeached »), ce qui n’est arrivé qu’à deux autres présidents avant lui. Il sera ensuite jugé par le Sénat, où la majorité républicaine reste solidaire, ce qui devrait lui épargner d’être destitué.

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