En campagne, Trump se déchaîne contre Michelle et Barack Obama – Le Monde

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Donald Trump lors d’un meeting, à Yuma (Arizona), mardi 18 août.

A peine la convention démocrate débutée, il ne fallait pas plus que quelques mots pour piquer au vif Donald Trump. Le président américain s’en est pris, mardi 18 août, avec virulence à Michelle et Barack Obama, têtes d’affiche de ladite convention et précieux soutiens de son rival Joe Biden, qu’il affrontera le 3 novembre lors de l’élection présidentielle américaine.

Au lendemain du discours remarqué de l’ancienne première dame et à la veille de celui de son prédécesseur, le président américain, en difficulté dans les sondages, a multiplié les attaques contre les « ObamaBiden », comme il les appelle.

« Il faudrait que quelqu’un explique à Michelle Obama que Donald Trump ne serait pas là, dans la magnifique Maison Blanche, si son mari, Barack Obama, n’avait pas été président », a-t-il tweeté.

Dans un réquisitoire prononcé sur un ton très personnel, l’ancienne First Lady Michelle Obama, qui bénéficie d’une cote de popularité inoxydable dans le camp démocrate, a dénoncé lundi soir « le manque total d’empathie » de l’actuel locataire de la Maison Blanche. Appelant au rassemblement derrière Joe Biden, – ancien vice-président de son mari –, elle a insisté sur le fait que, lui, dirait « la vérité » et ferait « confiance à la science ».

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« Pas le meilleur moment de télévision qui soit »

M. Trump, qui a confirmé qu’il prononcerait son discours à l’issue de la convention républicaine depuis les jardins de la Maison Blanche, a ironisé sur les débuts de ses adversaires : « Pas le meilleur moment de télévision qui soit. »

Selon l’institut Nielsen, les audiences télévisées de la première soirée démocrate ont été nettement inférieures à celles de 2016 : 18,7 millions de téléspectateurs, contre 25,9 millions quatre ans plus tôt.

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Accusé d’avoir creusé le fossé entre deux Amériques, une « rouge » (républicaine) et une « bleue » (démocrate), Donald Trump a répondu du tac au tac.

« Les gens oublient combien notre pays était divisé sous ObamaBiden », a-t-il ajouté, disant être un « rassembleur », et accusant ses prédécesseurs de corruption.

« L’administration ObamaBiden était la plus corrompue de l’histoire, quand on considère qu’ils ont été attrapés en train d’ESPIONNER MA CAMPAGNE, le plus grand scandale de l’histoire de notre Pays », a-t-il tweeté.

Affirmant avoir « sauvé des millions de vies » et assurant être en train de reconstruire « une économie encore plus forte qu’avant », il a balayé d’un revers de manche les critiques sur sa gestion de la pandémie du Covid-19 qui a fait plus de 170 000 morts aux Etats-Unis.

« Les emplois abondent, le NASDAQ a déjà atteint des records, le reste suivra ! », a-t-il promis à deux mois et demi du scrutin, au cours duquel il briguera un deuxième mandat de quatre ans.

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John Biden, la « marionnette »

Donald Trump, qui a largement bâti son succès de 2016 sur son goût des estrades, sa capacité à jouer avec les foules, est aussi longuement revenu sur le fait que Michelle Obama ne s’était pas exprimée en direct.

« Non seulement cela avait été enregistré, mais cela avait été enregistré il y a longtemps car elle n’avait pas le bon bilan des morts [du Covid-19] », a-t-il insisté. « Contrairement à Michelle Obama, je serai en direct. C’est toujours beaucoup mieux en direct », a-t-il ajouté, évoquant son discours, prévu le jeudi 27 août.

Soucieux de ne pas laisser les démocrates accaparer toute l’attention médiatique, l’ancien homme d’affaires de New York continue à sillonner les Etats-Unis, concentrant ses efforts sur les Etats-clés. Après le Minnesota et le Wisconsin lundi, il s’est rendu mardi matin dans l’Iowa, avant de rejoindre l’Arizona dans l’après-midi.

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Il a renouvelé, à cette occasion, ses attaques chaque jour plus agressives envers celui qu’il affuble systématiquement du surnom moqueur de « Sleepy Joe » (« Joe l’endormi »).

« Joe Biden est la marionnette de la gauche radicale », a-t-il lancé. « Cela va au-delà du socialisme ». « La Chine veut absolument qu’il gagne ! L’Iran veut absolument qu’il gagne ! », a-t-il lancé sous les applaudissements, se posant un négociateur intraitable.

Le Monde avec AFP

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