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Donald Trump signe un décret menaçant l’avenir des réseaux sociaux

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Donald Trump signe un décret menaçant l'avenir des réseaux sociaux

Ce n’était donc pas une menace en l’air. Donald Trump a finalement signé ce jeudi son décret visant à limiter la protection des réseaux sociaux et la latitude dont bénéficient ces derniers dans la modération de leurs contenus. Ulcéré par l’inscription, sous deux de ses tweets publiés mardi d’ un avertissement incitant les utilisateurs du réseau social à vérifier la véracité des affirmations du président américain à propos du vote par correspondance, le président américain a donc riposté « au nom de la liberté d’expression », comme l’a souligné le locataire de la Maison blanche.

Il s’agit d’un nouvel épisode dans la guerre que mène ce dernier aux réseaux sociaux, qu’il accuse d’une trop grande proximité avec le camp démocrate. Très actif sur Twitter où il enchaîne tambour battant des messages à caractère politique ou personnel dans lesquelles se mèlent des cabales contre ses adversaires ou des théories du complot, le président a finalement passé un nouveau cap avec ce décret qui pourrait rendre les réseaux sociaux responsables des propos tenus sur leur plateforme.

Ce dernier vient en effet de signer un décret qui se propose de modifier la célèbre Section 230 du Communications Decency Act, qui prémunit Facebook, Twitter et consorts contre toute poursuite judiciaire liée aux contenus publiés par des tiers et leur donne la liberté d’intervenir sur les plateformes à leur guise.

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Un décret contesté

Le texte se propose ainsi de ratifier le champ d’application de cette loi de 1996 en ne délivrant plus ce blanc-seing aux plateformes pratiquant la « censure de certains points de vue ». « Quand des réseaux sociaux puissants censurent des opinions […] ils cessent de fonctionner comme des forums passifs. Ils doivent être considérés et traités comme des créateurs de contenus », énonce-t-il.

Si la direction de Twitter n’a pas souhaité commenter ce nouveau revirement, Matt Schruers, président de la Computer & Communications Industry Association, un lobby du secteur de la tech, a pour sa part qualifié ce genre de « représailles » comme étant plus digne « des autocraties étrangères que des Etats-Unis ».

Ce n’est pas la première fois que Donald Trump, qui ambitionne d’être réélu à la présidence américaine en novembre, déclare que les géants du numérique utilisent leur « pouvoir considérable » pour recourir à la censure en vue du scrutin. « Si cela se produit, nous ne disposons plus de notre liberté », a-t-il ajouté. Interrogé sur les menaces de Donald Trump à l’égard des réseaux sociaux, le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, a déclaré à Fox News que censurer une plateforme ne serait selon lui pas le « bon réflexe » pour un gouvernement préoccupé par la censure.

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