Covid-19: quelles mesures les préfets peuvent-ils prendre dans les zones rouges? – BFMTV

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Interdiction de déplacements à plus de 100km, des rassemblements de plus de 10 personnes, restriction des horaires d’ouverture de certains lieux… Les préfets disposent de plusieurs leviers.

Et si c’était aux préfets de devoir prendre “les mesures difficiles” évoquées par le Conseil scientifique la semaine dernière, afin de lutter contre la deuxième vague de Covid-19? Si le gouvernement s’est refusé à prendre vendredi de nouvelles décisions coercitives face à la dégradation de la situation, Jean Castex a toutefois invité les hauts fonctionnaires de Marseille, Bordeaux et de la Guadeloupe à lui faire part de nouvelles propositions “d’ici lundi” pour lutter contre “une évolution préoccupante des contaminations”.

Les mesures possibles sont multiples. Parmi elles, il y a d’abord l’interdiction des déplacements dans un rayon de 100 kilomètres. Pour une limitation des mouvements en deçà d’un tel périmètre, c’est au Premier ministre qu’il revient de prendre la décision. Idem pour un éventuel reconfinement, qui ne semble pas être à l’ordre du jour.

Fermeture des bars

Le préfet peut, en zone rouge, également interdire les rassemblements de plus de 10 personnes, ou à tout le moins imposer qu’ils soient systématiquement déclarés. Il peut fermer des établissements ou en modifier les horaires d’ouverture et de fermeture.

C’est ce qu’il s’est produit en Guadeloupe où, fasse à la forte circulation du virus, le préfet a rendu le port du masque obligatoire dans les lieux publics, pour les personnes de plus de 11 ans les restaurants. Il a également restreint les horaires d’ouverture des cafés et des bars: ils ne pourront plus accueillir de public à partir de 22 heures, du dimanche soir au mercredi soir, et à partir de minuit, du jeudi soir au samedi soir.

Enfin, le haut fonctionnaire peut renforcer les contrôles de police, pour contrôler le respect des gestes barrière, mais surtout pour faire appliquer le port du masque. En cas de non port de celui-ci, rappelons-le, la police peut dresser une amende de 135 euros.

Jérémy Maccaud et Jules Pecnard

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