Candidate en 2022, Valérie Pécresse n’a « pas peur de la primaire » à droite – Le Monde

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Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, au « 20 heures » de TF1, invitée après l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle de 2022, le 22 juillet 2021.

Ses proches utilisent toujours la même métaphore : en politique, Valérie Pécresse aime à pratiquer la course de haies. Un obstacle après l’autre. La présidentielle de 2022 ? Pas question pour la présidente de l’Ile-de-France de s’exprimer sur le sujet avant d’avoir d’abord été réélue à la tête de sa région, puis d’avoir fait adopter la majeure partie de son programme en séance plénière. C’est désormais chose faite et Valérie Pécresse peut donc se projeter officiellement vers le scrutin de 2022 qu’elle lorgne depuis quelque temps déjà.

C’est dans Le Figaro que l’ancienne ministre de l’enseignement supérieur a décidé d’officialiser sa candidature, jeudi 22 juillet, sous la forme d’un entretien. Devenant ainsi, après Xavier Bertrand, la seconde candidate officielle de la droite à briguer l’Elysée. Mme Pécresse devait dans la foulée être l’invitée du « 20 heures » de TF1, jeudi soir, avant de rejoindre un millier de ses soutiens et sympathisants à Nogent-sur-Marne. Un événement prévu au départ pour les remercier pour la campagne régionale.

La part belle aux questions régaliennes

« Je ne supporte plus qu’on parle au lieu d’agir. Nous devons rompre avec dix ans de mauvais choix, de demi-mesures, d’indécisions, et en fin de compte d’affaissement de notre pays », déclare-t-elle dans Le Figaro, avant de rappeler son intention de réaliser un tour de France voué à « enrichir » son « projet ». Un premier déplacement est prévu dès vendredi 23 juillet, dans la Drôme, avec pour thèmes « la bureaucratie » et la « ruralité ».

Dans son entretien, la candidate fait, en outre, la part belle aux questions régaliennes, jugeant nécessaire de « stopper l’immigration actuelle ». Elle propose que « les demandes d’asile soient déposées obligatoirement dans nos ambassades ou à la frontière et de généraliser la procédure d’asile accélérée qui existe par exemple à Roissy ». Elle fait également des propositions en matière d’éducation et, plus superficiellement, d’écologie. « Faisons de l’écologie non pas une punition, ni une source de blocage, mais une arme pour la croissance et l’emploi. Quand les pays ne respectent pas nos normes écologiques, taxons leurs produits à la frontière, faisons jouer la préférence européenne », explique-t-elle, en insistant sur le volet économique.

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Sur la question de la désignation du candidat de la droite, Valérie Pécresse indique ne pas avoir « peur de la primaire ». « Nous avons un devoir d’unité et de jouer collectif, car il faut un seul candidat de l’alliance de la droite et du centre pour l’alternance », affirme-t-elle.

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