A Marseille, les anti-passe sanitaire disent leur soutien à Didier Raoult – Le Monde

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Une manifestante brandit une photo de Didier Raoult à Marseille, samedi 21 août 2021.

Temps fort du défilé marseillais contre le passe sanitaire, samedi 21 août, les manifestants ont entonné une tonitruante Marseillaise sur les marches de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection dirigé par le professeur Didier Raoult, promoteur d’un traitement très controversé des malades du Covid-19. Puis ils ont longuement scandé « Liberté ! Liberté ! » Après l’annonce du directeur de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) de son souhait de ne pas prolonger le mandat de Didier Raoult à la tête de l’IHU Méditerranée Infection, quelques pancartes ont fleuri dans les rangs de cette sixième manifestation marseillaise qui, selon la préfecture de police, a regroupé 4 000 personnes.

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L’occasion de manifester leur soutien à l’infectiologue. Une manifestante brandissait sa photo, avec en légende : « On a le droit d’être intelligent ». « Soutien au Pr Raoult », lisait-on sur une pancarte, tandis qu’une pharmacienne marseillaise avait écrit sur la sienne : « Le directeur de l’AP-HM préfère combattre le Pr Raoult et le Dr [Louis] Fouché que la Covid ». Et d’expliciter : « On a deux grands médecins à Marseille qui se font virer. On les fait taire, on s’en débarrasse alors qu’ils ont des choses à dire. »

« On est vraiment des pions »

Une manifestante à Marseille, samedi 21 août 2021.

Antonio, un graphiste de 60 ans, l’annonce d’emblée : « Je défile pour Raoult. Il part tout simplement à la retraite et ils veulent nous faire croire qu’ils le virent. En mars 2020, j’étais flippé, terrorisé comme tout le monde. D’écouter monsieur Raoult, ça m’a rassuré, apaisé, même si c’était un effet placebo. » Testé cinq fois à l’IHU, il n’y a rencontré « que des gens efficaces ». Un autre manifestant salue lui aussi la qualité des soins reçus à l’IHU : « J’ai eu la Covid et Raoult ou pas Raout, j’ai été merveilleusement soigné. »

Sur le dos de sa blouse blanche, Chloé, 28 ans, infirmière en chirurgie dans un hôpital privé marseillais a épinglé : « Avant on nous applaudissait, maintenant on nous menace. » La jeune femme refuse catégoriquement l’obligation vaccinale pour les soignants, estimant que l’application scrupuleuse des gestes barrières suffit. « On nous a applaudis, on nous a demandé de travailler même quand on avait la Covid, maintenant on nous oblige à être vacciné en prétextant qu’on serait dangereux pour les patients. On est vraiment des pions. »

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