“À chaque fois, c’est un grand moment pour nous” : les proches de Thomas Pesquet se confient avant le décollag – franceinfo

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C’est le Jour J pour Thomas Pesquet et ses trois collègues astronautes qui a décollé vendredi 23 avril de Cap Canaveral en Floride. À 5h49 du matin heure de la côte Est aux États-Unis, 11h49 du matin en France, l’équipe est partie à destination de la Station spatiale internationale, pour un séjour de six mois. C’est le deuxième voyage dans l’espace pour l’astronaute.

>> DIRECT. Décollage vers l’ISS : Thomas Pesquet et ses trois coéquipiers ont pris place dans la capsule

À quelques heures du lancement, les proches du Français n’échangent plus que par SMS, car Thomas Pesquet est isolé et concentré avec le reste de l’équipage. Et comme il y a quatre ans à Baïkonour, en Russie, ses proches l’accompagnent dans cette aventure. Ils sont nombreux à assister au lancement de la fusée Falcon et du vaisseau Crew Dragon 2 depuis le centre spatial Kennedy.

Et comme il y a quatre ans, à Baïkonour, ils s’apprêtent à le voir décoller pour la station spatiale internationale, à 400 km d’altitude. “Est-ce que vraiment, on peut s’habituer à ce genre de choses ? Je ne pense pas…, sourit Lucie Pesquet, sa cousine. En tout cas, c’est toujours un grand moment et on le vit avec beaucoup de bonheur et de fierté.”

L’astronaute danois Andreas Mogensen est un camarade de promo de Pesquet, recruté la même année par l’Agence spatiale européenne. Lui a passé dix jours à bord de la Station spatiale internationale en 2015. Et voici comment il parle de son ami et collègue : “D’abord, c’est un gars génial et ça, c’est très important, explique-t-il. Parce que vous êtes à bord de la station avec un équipage limité, sept personnes au total. Donc vous devez bien vous entendre avec les autres, savoir travailler avec eux…”

“Thomas est un mec sympa, drôle, gentil, attentionné. Sur le plan technique, c’est un super astronaute. Il a à la fois des capacités d’ingénieur et le côté très opérationnel d’un pilote.”

Andreas Mogensen

à franceinfo

Au moment du lancement, les proches et la famille de Pesquet sont sur une plateforme d’observation de la Nasa, à environ cinq kilomètres du pas de tir numéro 39, d’où s’élancer la fusée Falcon 9,70 mètres de haut et près de 600 tonnes. “Il y a effectivement de l’impatience, de la fierté, confie Baptiste, le frère aîné de Thomas Pesquet. Il y a un peu de tension parce que… le spatial, c’est compliqué et risqué, on le sait tous. Avant le décollage, on lui dit qu’on l’aime, qu’on pense à lui et qu’on a hâte de voir là-haut, fermer le sas, être en sécurité dans l’ISS et pouvoir commencer sa mission pour de bon.” Pendant les six mois à bord de la station, l’astronaute français pourra communiquer avec ses proches, par e-mail ou plus rarement par téléphone.

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