Advertisements

L’un des principaux problèmes des batteries Tesla sera bientôt réglé

Spread the love

Il faudra être prêt, lors de l’arrivée de la voiture autonome « robot-taxi ». Lorsque Tesla sera en mesure de proposer des voitures électriques en totale autonomie sur la route, ce sera le moment pour la firme californienne de déployer son nouveau réseau de taxis. Sans conducteur, les nouveaux véhicules pourront d’autant plus travailler, et effectuer des courses à longueur de journées. Pourtant, même avec une technologie autonome fiable, un dernier problème se poserait pour Tesla : la durée de vie de ses batteries, face à un nombre de kilomètres parcourus aussi élevé.

Contrairement à des voitures de particuliers, les taxis ne sont pas rares à dépasser le million de kilomètres. Pour ce faire, les voitures électriques possèdent un avantage très intéressant par rapports aux exemplaires à bloc thermique : leur moteur ne se dégrade pas, et aucune réparation ou entretien n’est à effectuer au fil des kilomètres. Selon Elon Musk, le PDG de Tesla, ses Model 3 disposeraient de « moteurs et de carrosseries conçus […] pour une durée de vie de 1,6 million de km ». Un bon moyen de faire de promouvoir ses produits. Mais contrairement à cette déclaration, une Model 3 ne peut aujourd’hui garantir un kilométrage aussi important sans changement de pièces. Maillon faible : les batteries, bien moins résistantes à l’épreuve du temps.

Une nouvelle batterie bien plus fiable chez Tesla

Ce constat pourrait pourtant très vite s’apparenter à de l’histoire ancienne. Depuis quelque temps maintenant, Tesla cherche à se séparer de son partenaire historique Panasonic, lui produisant ses batteries nécessaires à la production de sa gamme de voitures électriques. Outre des projets de chaînes de productions nouvelles, Tesla travaille aussi sur de nouveaux moyens de construire ses batteries. Il y a quelques jours, un brevet a été déposé, et la technologie qui y figure annonce de nets progrès.

Par le biais de Jeff Dahn et son laboratoire, travaillant pour Tesla dans leur branche recherche et développement (R&D), une nouvelle technologie de batteries pour voitures électrique serait à l’étude. Les informations connues à ce jour annoncent une durée de vie de deux à trois fois supérieure aux estimations actuelles, comprises entre « 500 000 et 800 000 kms » selon Elon Musk, pour une Model 3. Ici, ce serait bien de plus d’1,6 million de kilomètres qu’une seule et même batterie pourrait fonctionner. Bien largement suffisant, et permettant ainsi de pouvoir repousser la durée de vie du parc automobile en général. A l’heure actuelle, l’usure d’un véhicule peut se produire dès 200 000 kilomètres, et certains propriétaires préfèrent revendre leur voiture ou la mettre à la casse afin d’échapper à de multiples réparations qui leur coûterait largement le prix de l’auto.

Techniquement, on en retiendra que les chercheurs se sont appuyés sur des cathodes NMC « monocristalline », accompagnés d’un mélange en guise d’électrolyte, bien plus résistant au temps et aux chaleurs. Si aucune information n’a été dévoilée quant à une potentielle autonomie de charge plus élevée, il serait logique que celle-ci bénéficie également de cette nouvelle technologie. En résistant mieux à la chaleur et au temps, les capacités seront bien plus maîtrisées.

Batterie Tesla nouvelle generation

© Tesla / Jeff Dahn

Une nouvelle technologie de batterie qui pourrait être utilisée ailleurs

Le stockage de l’énergie électrique est l’un des principaux terrains de recherche dans le développement de la voiture électrique. Sauf que le domaine de la mobilité n’est pas le seul à travailler la question. Les unités de stockage stationnaires sont les premiers bénéficiaires de ces avancées en matière de technologie, et le nouveau brevet déposé par Tesla pourrait également en profiter pour ses installations sous son service « Tesla Energy ».

Sur ce point aussi, Tesla pourrait faire drastiquement augmenter la durée de vie des modules. Selon le rapport du brevet déposé, les unités de stockage stationnaire pourraient durer « au moins deux décennies ». Une belle avancée.

Advertisements

Leave a Reply