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Alors que les dénonciations de blessures graves engendrées par les lanceurs de balle de défense (LBD) se multiplient et que la question de l’usage de cette arme prend de l’ampleur, des internautes ou manifestants “gilets jaunes” ont choisi de symboliser ce problème en détournant une oeuvre d’art popularisée par Emmanuel Macron.

En début de semaine, un détournement de la Marianne de l’artiste Shepard Fairey est en effet apparue sur les réseaux sociaux. Il a aussi été vu aujourd’hui dans le cortège parisien.

L’oeuvre originale, “Liberté, Égalité, Fraternité”, fait partie de celles installées dans le bureau d’Emmanuel Macron à l’Élysée, comme on l’avait découvert en octobre 2017. Elle a été offerte au président de la République par l’artiste pendant la campagne. Il s’agit d’une réplique d’une fresque visible sur un mur du 13e arrondissement parisien, elle-même inspirée d’une autre réalisation, “Peace Girl”, qui date de 2005.

La présence de cette oeuvre à l’Élysée l’a définitivement associée à la présidence d’Emmanuel Macron. Un contexte qui a inspiré un graphiste actif sur la plateforme militante Discord Insoumis qui réunit des sympathisants de La France insoumise. Pour dénoncer les blessures dues aux LBD, il a choisi de doter la Marianne d’un oeil crevé et de remplacer le mot “Fraternité” par “Flashball” :

“Lorsque l’artiste a donné le tableau original (Liberté, Égalité, Fraternité) à Emmanuel Macron, il avait alors écrit sur un post Instagram où il espérait que Macron incarnerait une force progressiste. C’est la vue de ce tableau dans le bureau du Président et le décalage entre ce que pensait Shepard Fairey et l’actualité récente qui a provoqué ce détournement”, explique un membre du Discord insoumis, précisant que l’auteur du détournement “apprécie beaucoup” le travail de Shepard Fairey.

Cette image s’est très rapidement répandue sur les groupes de discussion Facebook des “gilets jaunes”, certains internautes l’utilisant même comme photo de profil, la transformant en symbole de cette thématique. À tel point que lundi, dans l’Eure, un des manifestants rassemblés à l’occasion de la venue d’Emmanuel Macron pour le lancement du grand débat arborait cette image détournée sur une affiche grand format.

Vendredi soir, une cinquantaine de manifestants “gilets jaunes” ont fait irruption dans un salle où se tenait une réunion publique, organisée dans le cadre du grand débat national. Ils ont affirmé avoir été interdits de réunion, et avoir forcé l’entrée de la salle. De leur côté, les organisateurs expliquent que ces “gilets jaunes” ont refusé la fouille des sacs. A l’intérieur, l’ambiance était “houleuse” et “pesante” rapporte France Bleu Besançon. Stanislas Guérini, le délégué général de La République en marche qui était là pour l’occasion a été vivement pris à partie.
Il y avait de nombreux manifestants à midi esplanade des Invalides à Paris selon les images disponibles en ligne et sur les chaînes d’info.

Le cortège s’est élancé en direction du quartier de Montparnasse aux cris de “Macron démission” et après avoir repris La Marseillaise plusieurs fois en cœur. Dans une ambiance bon enfant, animée par sifflets, pétards et fumigènes, les manifestants bravaient le froid mordant.

À Paris ce samedi sur l’esplanade des Invalides.

Le cortège doit en principe rallier la place d’Italie, dans l’est de Paris, avant de revenir aux Invalides. Il s’agit d’un aller-retour de 14 kilomètres le long de la rive gauche, qui abrite de nombreux ministères et lieux de pouvoirs et avait jusqu’ici échappé aux grands rassemblements hebdomadaires.

Une majorité de Français soutient toujours le mouvement des “gilets jaunes”. Ils sont 56% selon un sondage Opinion Way pour LCI  effectué le 17 et 18 janvier et publié ce samedi. Toutefois, ce soutien baisse un peu (- 1 point) par rapport au précédent sondage effectué entre les 9 et 11 janvier dernier. C’est aussi moins qu’au depuis du mouvement où l’adhésion des Français au mouvement avait atteint 68% début décembre.

Quant au “grand débat” national, les Français sont pour l’instant beaucoup moins convaincus. D’après ce sondage, 70% des personnes interrogées estiment qu’il ne permettra pas de répondre à leurs préoccupations.

» LIRE AUSSI –  Grand débat national: le laborieux lancement de la plateforme de vœux

Le journal Sud-Ouest indique que de nombreux manifestants sont réunis ce matin en plusieurs endroits de la grande région Nouvelle-Aquitaine. Ainsi, des “gilets jaunes” sont mobilisés à Pau, à Dax ou à Lormont. Des rassemblements sont annoncés à Bordeaux également, ville considérée comme un bastion du mouvement.

» LIRE AUSSI –«Gilets jaunes» : l’exemple des mutations de Bordeaux et de la Gironde

Place de la République à Paris, quelques dizaines de journalistes sont rassemblés pour défendre la “liberté d’informer”, alors que les médias sont régulièrement pris pour cible lors des manifestations de “gilets jaunes”. C’est pour “dire stop aux violences constatées aux fils de ces samedis de manifestations”, à l’encontre des journalistes explique Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières au micro de BFMTV. “Nous attendons des sanctions”. “Le droit d’informer est tout aussi important” que celui “de manifester” ajoute-t-il. 

Vendredi, 982.000
téléspectateurs ont suivi le débat marathon d’Emmanuel Macron face aux maires à Souillac dans le Lot entre 15h40 et 22h10, selon les chiffres donnés par Puremédias. Dans le détail,
BFMTV domine la concurrence avec 477.000 curieux rassemblés (3,1% de part
d’audience). De son côté, LCI a réuni 260.000 personnes (3,1% de PDA) tandis
que les chaînes CNews et franceinfo ont chacune attiré 144.000 (0,9% de PDA) et
101.000 téléspectateurs (0,7% de PDA).

Le
grand débat national semble passionner les Français. Pour son lancement le 15
janvier, ils étaient 1,25 million de téléspectateurs en moyenne sur les quatre
chaînes d’info, selon des données de Médiamétrie.

Un journaliste du Républicain Lorrain, Alain Morvan, a déclaré avoir été agressé physiquement vendredi par un “gilet jaune” alors qu’il faisait un reportage sur un rond-point à Longeville-lès-Saint-Avold (Moselle), où des manifestants organisaient un barrage filtrant.
“J’ai voulu prendre une photo au smartphone du rassemblement et un gilet jaune s’est planté à 5 cm de mon visage en étant menaçant”, a expliqué le reporter à l’AFP. “J’ai décliné mon identité de journaliste, mais cela a été une circonstance aggravante”. “J’en ai rien à foutre”, “tu fais pas de photo”, a crié avec rage l’individu avant de porter des coups au journaliste. Ce dernier raconte avoir pu “parer” les coups de poings, mais un violent coup de pied l’a atteint à l’abdomen.
L’agresseur a été maîtrisé par trois autres “gilets jaunes”, tandis qu’il continuait de donner des coups dans le vide en direction du journaliste. Hospitalisé vendredi, le journaliste a pu regagner son domicile en fin de soirée, après avoir passé des examens. Il a déposé plainte pour violences volontaires. Le quotidien, qui consacre sa une à cette “agression insupportable” samedi, a annoncé son intention de porter plainte.

» LIRE AUSSI – «Gilets jaunes»: les violences en question

L’agence de presse Premières lignes, fondée par le journaliste Paul Moreira, a mis en ligne une vidéo datée du 12 janvier dernier et tournée à Paris en marge de “l’acte IX” du mouvement des “gilets jaunes”. On y voit des individus, autoproclamés “judéophobes”, proférer des insultes antisémites au niveau de l’arc de Triomphe. Ils se font rabrouer par des manifestants arborants des gilets jaunes. Ces derniers se désolidarisant des premiers. La scène est parlante :

Le Monde rappelle que “les complotistes et antisémites liés à l’extrême droite gagnent en visibilité” depuis les débuts du mouvement des “gilets jaunes”. Dans le journal, une experte, Marie Peltier, indique : « On le voyait sur le Net pendant la campagne présidentielle, mais là, c’est dans la rue, c’est un basculement ». Elle invite à « tirer la sonnette d’alarme ».

À l’heure du grand débat national, Figaro Live a lancé une série de reportages vidéo pour interroger les «gilets jaunes» mobilisés en France. L’objectif : savoir comment ils comptent faire évoluer leur mouvement et, éventuellement, le structurer.

Ces reportages vidéos sont à retrouver ici, clic, clic, clic.

Le dernier est ci-dessous :

Plusieurs manifestations de “gilets jaunes” sont en cours sur le réseau autoroutier, avec des opérations “péage gratuit”, comme à Avignon, (sortie n°23), où une cinquantaine de manifestants sont présents rapporte La Provence.
Vinci autoroute signale aussi des manifestations sur l’A62 avant Bordeaux, au nord de Clermont-Ferrand, sur l’A4 vers Metz, ou encore entre Cluses et Chamonix, sur l’A40 en Haute-Savoie.
Voici une sélection de nos articles publiés ces derniers jours sur le mouvement des “gilets jaunes”, le “grand débat” et les violences policières :

» Gérald Andrieu/Nicolas Mathieu: «Qu’est-ce que la France périphérique?»

» Flash-ball, CRS, tir tendu : ces mots du maintien de l’ordre parfois mal utilisés

» Le Défenseur des droits demande la suspension des lanceurs de balles de défense

» Comment ça marche : le LBD-40

» Controverse sur l’usage des lanceurs de balle de défense

» «Gilets jaunes»: les violences en question

» À Souillac, la mise en garde des maires à Emmanuel Macron

» Pourquoi des groupes de «gilets jaunes» ont perdu des milliers de membres sur Facebook

En raison de cette nouvelle journée de manifestations des “gilets jaunes”, à Paris, plusieurs stations de métro sont fermées ce samedi. La RATP indique donc que les stations suivantes sont fermées et que les correspondances ne sont pas assurées :

Tuileries (L1)
Concorde (L. 1, 8, 12)
Champs Elysées Clemenceau (L.1, 13)
Franklin D Roosevelt (L.1, 9)
Miromesnil (L.9, 13)
Assemblée Nationale (L.12)
Varenne (L.13)
RER Invalides (L.8, 13)
Duroc (L.13)
Saint François Xavier (L.13)

En outre, des dizaines de lignes de bus sont également impactées. Cette information peut évoluer dans la journée, indique la régie.

Depuis un peu plus de 10h ce matin, des premiers manifestants se sont réunis en plusieurs villes. Ainsi, des dizaines de “gilets jaunes” ont été vus à Rouen, Béziers mais aussi à Paris sur l’esplanade des Invalides. 

Des manifestants sont attendus cet après-midi également à Bordeaux, Toulouse, Marseille, Lyon, Saint-Etienne, Roanne, Valence, Clermont-Ferrand, Montélimar, Dijon, Nevers, Montceau-les-Mines, Toulon, Avignon ou Béziers.

VIDÉO – «Gilets jaunes» : Premiers manifestants près des Champs-Élysées

Depuis le début du mouvement, le journaliste David Dufresne interpelle le ministère de l’Intérieur pour des violences policières présumées. Samedi 7 janvier, le sujet a pris de l’ampleur à la suite de l’agression de manifestants par un commandant de police à Toulon. Cette semaine, de nombreuses déclarations ont dénoncé les méthodes policières. Vendredi, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a défendu l’utilisation par les forces de l’ordre du lanceur de balle de défense controversé LBD, accusé de causer des blessures graves chez les manifestants, estimant qu’il y aurait sans lui “beaucoup plus de blessés”. Il s’est dit “sidéré” par les attaques contre les forces de l’ordre.

» LIRE AUSSI – «Gilets jaunes» : les Français et l’usage de la force

Le collectif militant “Désarmons-les” et David Dufresne ont recensé près d’une centaine de blessés graves, en grande majorité par des tirs de LBD, dont une quinzaine qui ont perdu un oeil.

“Il peut arriver que des armes de défense comme le LBD soient mal utilisées”, a concédé le ministre, et “dans ce cas nous faisons des enquêtes”. Pour utiliser un LBD, les forces de l’ordre doivent avoir “un agrément”, être “formées” et respecter des “règles strictes” qui leur ont été rappelées récemment, a-t-il dit.

Depuis le début du conflit il y a eu 81 saisines judiciaires de l’IGPN”, la “police des polices”, pour “des atteintes diverses qui vont de l’insulte à la blessure grave”, a-t-il précisé en affirmant vouloir que “la transparence soit faite systématiquement”.

Ce samedi, l’utilisation par les policiers de l’Ain de lanceurs de balles de défense samedi à Bourg-en-Bresse sera filmée par des “caméras-piéton”, a appris l’AFP auprès du directeur départemental de la sécurité publique.

» LIRE AUSSI – Flash-ball, CRS, tir tendu : ces mots du maintien de l’ordre parfois mal utilisés

La journée de manifestations de samedi dernier, la 9e depuis mi-novembre, a été marquée, notamment, par une mobilisation supérieure à celle du samedi précédent (plus de 80.000 manifestants) et moins de violences. Des journalistes ont toutefois été agressés en plusieurs endroits, notamment à Rouen.

Ici à Bourges, samedi dernier : 

À Bourges samedi dernier.

Pour relire notre live de samedi dernier, cliquez ici, clic, clic, clic.
Notre article sur les différentes mobilisations en chiffres est ici, clic, clic, clic.

Le dispositif policier est globalement le même que samedi dernier (plus de 80.000 manifestants à travers le pays). Ainsi, au moins 80.000 membres des forces de l’ordre sont sur le terrain ce jour. Des rassemblements sont annoncés à Paris, Toulouse mais aussi Marseille, Rouen ou Nantes.
Bonjour et bienvenue dans ce live consacré à la couverture de “l’acte X” du mouvement des “gilets jaunes”. Des dizaines de rassemblements sont attendus. De nouvelles violences sont également craintes.

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