Parmi les nombreuses distinctions octroyées, la firme californienne est également reconnue pour ses méthodes de gestion, commerciale, financière ou humaine. Elle prend en effet la tête du classement Management Top250 établi par le Drucker Institute. Pour cette année, Amazon prend la seconde place, laissant la 3ème à Microsoft, suivi de Nvidia et Intel. Si les firmes tech sont bien placées, on trouve aussi une société de collecte d’ordures, un spécialiste des produits de nettoyage ou une distillerie de whisky.Pour établir cette liste, les chercheurs ont évalué 752 entreprises, selon cinq aspects de performance : la satisfaction de la clientèle, l’engagement et le développement des employés, l’innovation, la responsabilité sociale et la solidité financière. Pour se hisser à la première place, Apple a obtenu des notes élevées dans chacune des catégories, une constante partagée par une poignée de sociétés. A cela s’ajoute la conviction pour de nombreux investisseurs et analystes que la réussite de la firme repose sur la beauté et la simplicité de ses produits.

Un autre point critique concerne la mesure de la responsabilité sociale. Après avoir été critiquée il y a plusieurs années pour les conditions de travail dans les usines de ses fournisseurs chinois, Apple s’est efforcée d’introduire des pratiques de travail plus responsables dans sa chaîne d’approvisionnement, renforçant ainsi la formation et l’éducation des travailleurs. Elle a également lancé un fonds de 300 millions de dollars en Chine afin de soutenir les initiatives d’énergie propre destinées à alimenter les opérations de ses fournisseurs.

Avec les derniers revenus -boostés par la hausse des prix des iPhone et par la progression des « Services », Apple surpasse toutes les autres sociétés pour la mesure de la solidité financière, même si elle a été dépassée par Microsoft ce weekend au niveau de la capitalisation. Pour Toni Sacconaghi (Alliance Bernstein), maintenir un ASP élevé, sous-traiter une grande partie de sa fabrication et vendre des appareils utilisés par des millions de consommateurs, « sont les ingrédients nécessaires à un rendement du capital démesuré et à la création de trésorerie démesurée ».

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