Y aura-t-il une 4e vague pendant l’été? Les prévisions de l’institut Pasteur sur l’épidémie de Covid-19 – Nice-Matin

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Mis à jour le 23/05/2021 à 19:45 Publié le 23/05/2021 à 19:10

Quelle situation sanitaire cet été? Les dernières prévisions de l'institut Pasteur sont (raisonnablement) optimistes.

Quelle situation sanitaire cet été? Les dernières prévisions de l’institut Pasteur sont (raisonnablement) optimistes. Photo Jean-François Ottonello

Y aura-t-il une 4e vague pendant l’été? Les prévisions de l’institut Pasteur sur l’épidémie de Covid-19

Par un système de modélisation des données, les chercheurs veulent croire que le pays peut échapper à une 4e vague pendant les beaux jours. A condition que le déconfinement actuel ne ralentisse pas l’accalmie…

Quelle sera la couleur de notre été? Une première tendance se dessine, et elle semble de bon augure.

“Les conditions sont favorables”: pour céder à cet optimisme (certes modéré), l’institut Pasteur s’appuie sur l’embellie observée depuis plusieurs semaines à l’hôpital et sur le recul du nombre de nouvelles contaminations.

En modélisant les dernières données épidémiques, l’institut Pasteur “construit des scenarios décrivant l’évolution possible de l’épidémie jusqu’à l’été”, indique-t-il dans un rapport publié samedi son site internet.

Pour résumer: si la décrue hospitalière se poursuit jusqu’au 9 juin (date de la 3e étape du déconfinement avec, notamment, la réouverture des salles de restaurant) et que la campagne vaccinale ne faiblit pas, “on ne s’attend pas à observer cet été de reprise importante de l’épidémie liée au variant” britannique, ultra-majoritaire en France.

Un tel scenario pourrait cependant s’effondrer en cas d’“émergence de variants” plus résistants aux vaccins ou à l’immunité conférée par l’infection, ou “plus transmissibles” que le variant britannique.

Et si le 19 mai cassait la dynamique de baisse?

Dans le cas où la levée d’une partie des restrictions, le 19 mai, arrêtait net cette amélioration (ce que les données sanitaires ne montreront pas avant début juin), alors la situation estivale “serait plus incertaine”.

Cependant, conclut le rapport de l’institut Pasteur, “la dynamique de l’épidémie peut varier de façon importante d’une région à l’autre. Certaines régions ont une proportion plus importante de leur population qui a été infectée, ce qui pourrait en partie les protéger.”

Un bon point pour les Alpes-Maritimes et le Var, deux départements durement éprouvés ces derniers mois par une troisième vague plus violente que les deux premières.

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