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Windows souffle ses cinq bougies et voit encore loin

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Windows souffle ses cinq bougies et voit encore loin

Alors que la publication de la dernière mise à jour des fonctionnalités de Windows 10 pour le grand public se rapproche chaque jour davantage, Microsoft a publié un aperçu de la version 2004 de Windows 10 la semaine passée.

De quoi nous permettre de mettre à jour nos appareils Windows 10 sans aucuns pépin à signaler, contrairement à l’année passée. Sur les nouveaux PC, presque tout se passait en arrière-plan, et l’attente après le redémarrage final était généralement de cinq minutes ou moins.

Après trois décennies, nous nous sommes tellement habitués à l’idée de Microsoft Windows comme une boîte de logiciels sous emballage que l’ère de Windows as a service était presque littéralement inconcevable. Et pourtant, Microsoft semble avoir réussi, transformant Windows de son modèle “big-bang-lease-tous-les-trois ans” à quelque chose de plus moderne. Pour chacun des quatre anniversaires précédents, nous nous sommes permis d’établir un bilan des cinq dernières années passées sous la bannière de Windows 10, avec son lot d’idées fructueuses… ou non.

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Windows 10 toujours plus… modeste

En 2015, la vision de Microsoft pour Windows 10 était très large. L’OS fonctionnerait sur un assortiment étourdissant d’appareils : des smartphones fonctionnant sous Windows Mobile, des petites tablettes comme la série Dell Venue 8 Pro 5000 de 8 pouces, des PC dans des configurations traditionnelles et changeantes, des consoles Xbox, le gargantuesque Surface Hub de la taille d’une salle de conférence et le casque de réalité virtuelle HoloLens.

Force est de constater que cette ambition a été largement revue à la baisse en 2020. Windows 10 Mobile a officiellement disparu, et les petites tablettes Windows 10 ont complètement disparu du marché. Au final, seule la catégorie des appareils Windows 2-en-1 semble s’être imposée pour la postérité.

Le paysage des applications a aussi radicalement évolué en cinq ans. Sans appareils mobiles et sans petites tablettes, il n’y a pas vraiment besoin d’une plateforme Windows universelle (UWP). Microsoft a commencé à encourager les développeurs à ajouter des fonctionnalités UWP à leurs anciens programmes de bureau, puis à les conditionner pour les distribuer via le Microsoft Store.

Cette initiative a contribué à remplir le magasin d’application du géant américain, mais elle a également brouillé les lignes entre les applications Windows et les anciens programmes de bureau. Le meilleur exemple est peut-être le gestionnaire de fichiers Windows 3.1, qui, malgré son âge avancé (près de 30 ans !), est maintenant disponible en tant qu’application open source sur le Microsoft Store. Qui aurait pu prévoir son retour en 2015 ?

Un “Windows as a service” plus évolutif que prévu

Pendant deux décennies après la sortie très attendue de Windows 95, nous nous sommes habitués à considérer Windows comme un produit sous film plastique, fixe et immuable, à l’exception de mises à jour de sécurité occasionnelles et de très rares service packs. L’avènement du modèle “Windows as a service” que Microsoft a annoncé en grande pompe dans le cadre du lancement de Windows 10 ne s’est donc pas fait sans heurts. Il s’est pourtant avéré qu’aucune de ces règles n’était gravée dans la pierre, et les ingénieurs de Microsoft les ont bricolées au cours des premières années.

Ils ont commencé avec des canaux de diffusion distincts pour les entreprises et les consommateurs, puis ont décidé de ne plus en utiliser qu’un seul. Ils ont ajusté le calendrier de lancement des mises à jour de fonctionnalités avant de céder sous la pression et de rendre ces mises à jour facultatives.

Ils ont également modifié le cycle de vie de l’assistance aux entreprises et à l’éducation en réponse aux commentaires des administrateurs d’entreprise épuisés. Ils ont enfin ajouté une documentation détaillée pour chaque mise à jour mensuelle de qualité et ont modifié la façon dont les mises à jour de sécurité sont documentées.

Un rythme de développement loin d’être aussi effréné aujourd’hui

Lorsque Windows 10 a été lancé à la mi-2015, la promotion de Microsoft s’est révélée pour le moins agressive. L’offre de mise à jour gratuite n’était valable qu’un an, a fait savoir l’état-major du géant américain, appelant les futurs utilisateurs à ne pas attendre pour se mettre à Windows 10.

La première mise à jour majeure est apparue quatre mois plus tard, et trois autres mises à jour au cours des deux années suivantes ont apporté des changements majeurs. Ce rythme de mise à jour s’est avéré trop rapide, comme l’a prouvé la désastreuse mise à jour de la version 1809.

Cette version buguée a été la première à être retirée des serveurs de Microsoft quelques jours seulement après sa sortie, et il a fallu six semaines pour enquêter sur les problèmes sous-jacents et reprendre le déploiement des mises à jour. A la suite de cet incident embarrassant, la société a considérablement réduit ses efforts de développement de Windows 10.

Le déploiement de la version 1903 a été lent, mesuré et prudent, et la version 1909 était essentiellement un service pack, offrant ce que Microsoft a appelé « des améliorations de performance, des fonctionnalités d’entreprise et des améliorations de qualité sélectionnées ».

La version 2004, qui est maintenant disponible sous forme d’aperçu de version, a connu le même cycle d’aperçu long et délibérément lent, et la version H2 prévue pour la fin de 2020 suivra probablement le même modèle de “quasi-a-service-pack” que la version 1909. Toute personne utilisant la version 1809 de Windows« 10 aura également six mois supplémentaires avant que les mises à jour de sécurité ne s’arrêtent.

Un OS pas toujours bien accueilli

Rappelons-nous également des scénarios les plus sombres que certains sceptiques de Microsoft avaient inventé lors de la naissance de Windows 10. L’offre de mise à jour gratuite était un piège, expliquaient-ils alors.

Après que Microsoft ait attiré quelques centaines de millions de “pigeons” avec cette offre, ils commenceront à faire payer les abonnements, affirmaient en effet ces derniers. Cinq ans plus tard, force est de constater que cela ne s’est toujours pas produit. Si Microsoft se livre à une sorte d’escroquerie ici, il s’agit alors d’une très longue escroquerie dont nous n’avons toujours pas vu la finalité.

Une autre série de spéculations populaires dans les mois précédant le lancement de Windows 10 a tourné autour d’une phrase que le patron de Windows de l’époque, Terry Myerson, avait l’habitude de prononcer, à savoir combien de temps Microsoft prendrait en charge son nouveau système d’exploitation. Pour nombre de sceptiques, cela ne pouvait que signifiait que les jours de mises à jour gratuites étaient comptés.

La réalité ? Tant que vous installez une mise à jour de fonctionnalité tous les 18 mois environ, vous êtes pris en charge. Jusqu’à présent, une seule catégorie de PC était incompatible avec une mise à jour de Windows 10 : certains PC 2-en-1 de l’ère Windows 8 (2012-2014), équipés d’un processeur Intel Clover Trail, n’ont pu installer aucune mise à jour de fonctionnalités après la mise à jour anniversaire de juillet 2016.

Microsoft a reconnu le problème et a accepté de continuer à fournir des mises à jour de sécurité jusqu’en 2023, soit environ 10 ans après la vente des appareils.

Enfin, pour les adeptes les plus forcenés des théories du complot, Microsoft avait conçu le sous-système de télémétrie de Windows 10 pour transférer toutes vos informations personnelles dans son Cloud Azure avec un but malveillant en tête. Pourtant, Microsoft a publié ces cinq dernières années une documentation exhaustive sur les données qu’elle recueille exactement, et a même déployé un utilitaire de visualisation des données de diagnostic qui vous permet d’inspecter les données par vous-même.

Au cours des dernières années, Windows et Office ont connu quelques problèmes de confidentialité, la plupart d’entre eux étant liés aux exigences de traitement des données en vertu du RGPD. Les chercheurs en matière de protection de la vie privée ont eu cinq ans pour étudier les transmissions télémétriques de Windows 10, en utilisant leurs propres outils ainsi que le visualiseur de données officiel de l’OS.

Las, jusqu’à présent aucun défenseur de la vie privée ni aucune agence gouvernementale n’a réalisé de découverte contredisant l’insistance de Microsoft à affirmer que les données télémétriques ne sont utilisées que pour améliorer ses produits.

Windows 10 a accompli ses deux plus grandes tâches

Malgré les péripéties occasionnelles de Windows 10 au cours des cinq dernières années, l’OS a atteint ses deux objectifs principaux.

Premièrement, il a effacé le souvenir de Windows 8 et de son interface déroutante. Deuxièmement, l’OS a offert une voie de mise à niveau royale aux clients qui continuaient à déployer Windows 7 dans les entreprises. Cette alternative est devenue extrêmement importante lorsque nous avons dépassé la date officielle de fin du support gratuit de Windows 7 en janvier 2020.

A la mi-2019, lorsque la migration vers Windows 10 semblait être au point mort dans les administrations, et notamment au sein de l’administration américaine. Au 31 juillet 2019, Windows 7 représentait encore 26 % de toutes les visites de sites web du gouvernement américain à partir de PC Windows.

Neuf mois plus tard, ce chiffre a été réduit de moitié. Au cours des six dernières, le nombre de visites à partir de PC Windows 7 est tombé à 12,7 % et continue de baisser. Les visites provenant d’appareils fonctionnant sous Windows 8.x sont tombées à environ 4 %.

Un collègue m’a récemment demandé quand Microsoft allait sortir Windows 11. Je lui ai répondu de ne jamais dire jamais, mais je serais toutefois assez surpris de voir bientôt débarquer un successeur à Windows 10. Redemandez-le-moi dans cinq ans.

Source : ZDNet.com

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