Windows 11 : Microsoft s’excuse pour la confusion

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Windows 11 : Microsoft s'excuse pour la confusion

Microsoft fait son mea culpa. Dans un billet de blog, le géant technologique présente ses excuses pour avoir semé la confusion sur la configuration minimale requise pour Windows 11, lors de son événement de lancement de la semaine dernière. Il s’engage également à « apprendre et à s’adapter », en se basant sur les retours de ses clients.

Le billet propose également une explication bien nécessaire pour les deux éléments les plus controversés de la liste : l’exigence d’un module de plateforme de confiance (TPM) 2.0 et une liste de compatibilité des processeurs qui exclut la plupart des processeurs antérieurs à 2018.

Microsoft retire également son application PC Health Check, reconnaissant qu’elle n’était « pas entièrement prête à partager le niveau de détail ou de précision attendu sur les raisons pour lesquelles un PC Windows 10 ne répond pas aux exigences de mise à niveau ». L’application réapparaîtra avant la disponibilité générale de Windows 11, prévue plus tard cette année (potentiellement en octobre).

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La sécurité avant tout

Selon Microsoft, la sécurité est la principale raison de ces nouvelles exigences :

« Windows 11 met la barre plus haut en matière de sécurité, en exigeant du matériel capable d’activer des protections comme Windows Hello, Device Encryption, virtualization-based security (VBS), hypervisor-protected code integrity (HVCI) et Secure Boot. Il a été démontré que la combinaison de ces fonctionnalités réduit les logiciels malveillants de 60 % sur les appareils testés. Pour répondre à ce principe, tous les processeurs pris en charge par Windows 11 ont un TPM intégré, prennent en charge le démarrage sécurisé, VBS et des [capacités VBS] spécifiques. Sur la base de ces principes, nous sommes convaincus que les appareils fonctionnant avec des processeurs Intel de 8e génération et AMD Zen 2, ainsi que Qualcomm 7 et 8 Series, respecteront nos principes en matière de sécurité et de fiabilité, ainsi que la configuration minimale requise pour Windows 11. »

Selon Microsoft, ses « partenaires OEM et fabricants de silicium … obtiennent un taux de 99,8 % d’absence de pannes » sur Windows 11. Avec la première version Insider, publiée hier, qui s’installera et fonctionnera sur certaines de ces configurations matérielles non prises en charge, la société indique qu’elle « effectuera des tests pour identifier les appareils fonctionnant sur Intel 7e génération et AMD Zen 1 qui pourraient répondre aux principes ».

La plupart des PC vendus ces deux dernières années devraient être compatibles

De tels changements pourraient affecter un très grand nombre de PC fonctionnant sous Windows. D’après Microsoft, plus de 1,3 milliard d’appareils font tourner Windows actuellement. La société affirme que les exigences actuelles permettront de mettre à niveau la plupart des PC vendus au cours des 18 à 24 derniers mois.

Mes estimations supposent que 90 % des ventes de PC de 2020, et environ 60 % des ventes de PC de 2019 répondent à ces exigences minimales, la plupart des modèles de 2018 (basés sur les CPU Intel de 7e génération ou antérieurs, et les modèles AMD Zen 1) ne parvenant pas à atteindre le plancher de compatibilité de Windows 11. Cela signifie que la population de PC Windows capables de passer à Windows 11 est probablement de 500 millions ou moins, soit environ 38 % de la base installée.

La promesse de Microsoft d’utiliser les tests des Insiders pour identifier les anciens processeurs qui peuvent exécuter Windows 11 avec succès est un début, mais elle ajoute aussi de l’incertitude. Si vous disposez d’un système équipé d’un processeur Intel haut de gamme de 7e génération, devez-vous attendre de voir s’il sera retenu ? Vous seriez fou de ne pas attendre, même si c’est exactement l'”effet Osborne” que Microsoft essaie d’éviter.

Source : ZDNet.com

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