Windows 10 : 10 trucs et astuces pour optimiser et accélérer

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Windows 10 : 10 trucs et astuces pour optimiser et accélérer

Windows 10 présente l’avantage des mises à jour automatiques. L’utilisateur choisit à quel moment les exécuter. Certaines de ces mises à jour améliorent la sécurité et, parfois, les performances. Pourtant, sur le long terme, beaucoup d’utilisateurs, même s’ils lancent régulièrement la fonction système mise à jour, déplorent une dégradation des performances : le temps de mise en route (“boot”) s’allonge, les applications ralentissent, quand elles ne s’arrêtent pas totalement et vont jusqu’à bloquer l’ordinateur. On entend alors souvent parler « d’obsolescence programmée ».

Lors des mises à jour, le PC peut avoir besoin de redémarrer plusieurs fois. S’il s’est écoulé un certain temps depuis votre dernière mise à jour, il est recommandé de lancer la fonction Rechercher mises à jour complémentaires.

Il est toujours possible d’exécuter les opérations de maintenance manuellement. Pour commencer, on ouvre le panneau de configuration, on y sélectionne Système et sécurité > Sécurité et maintenance.

Dans le menu Maintenance, cliquer sur la flèche descendante, puis Commencer la maintenance pour lancer le processus. Au préalable, on enregistre bien tous ses fichiers et documents en cours d’exécution.

Avec une forte montée en charge de son PC, ces bonnes pratiques de mise à jour ne suffiront pas toujours à garantir le maintien des performances originelles.

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Pas de recette miracle

Pour aller plus loin, voici un ensemble de trucs et astuces pour améliorer le fonctionnement de Windows 10 et de son PC. Mais, attention, il n’existe pas de recette miracle – sauf à tout réinstaller, après avoir pris soin de sauvegarder sa configuration et tous ses fichiers de travail, et après avoir, si possible, augmenté sa capacité de mémoire vive (rajout de barrettes mémoire d’au moins 4, voire 8 ou 16 Go) et si possible, là aussi, avoir opté pour un disque SSD, toujours plus rapide qu’un disque dur. Windows 10 requiert à lui seul près de 4 Go de mémoire. Et un processeur de quatre cœurs au minimum est recommandé.

Outre la configuration matérielle insuffisante, les premiers responsables du ralentissement d’un PC sont souvent les logiciels malveillants, les fichiers temporaires.

Autre point : un PC branché sur le secteur fonctionnera mieux que sur batterie (car il n’est plus en mode d’économie d’énergie). D’où le dilemme connu des grands voyageurs entre autonomie d’énergie et performances.

Désactiver le démarrage automatique des logiciels

Première recommandation : vérifier sa charge CPU, c’est-à-dire la sollicitation du processeur en termes de capacité. Ceci permettra d’évaluer les gains obtenus en termes de performances après avoir appliqué les mesures d’optimisation préconisées ci-après. En clair, on vérifiera la réalité du gain de performances en comparant avant et après intervention.

Pour cela, on sélectionne Performance dans le gestionnaire des tâches : un diagramme en temps réel s’affiche, indiquant en pourcentage la capacité utilisée de la CPU durant 60 secondes : à 100 %, elle est saturée ; le système n’est pas du tout performant. On peut également afficher le moniteur de ressources, avec un autre indice intéressant : l’élévation de la température.

Pour accélérer le démarrage (ou “boot”), si l’on ne peut pas changer son disque dur pour un disque SSD et si la mémoire vive est réduite, on utilisera une clé USB 3.0 de 1 Go, ou une carte mémoire SSD externe.

Avec la fonctionnalité ReadyBoost, Windows 10 va y stocker des informations qu’il conserve habituellement sur le disque dur. Les temps d’accès aux données étant beaucoup plus rapides sur une mémoire “flash” externe, le démarrage sera nettement “boosté”.

Bloquer les logiciels non indispensables

Une autre disposition efficace consiste à empêcher que des logiciels non indispensables ne démarrent automatiquement lors du démarrage de l’appareil. On maintiendra le lancement de logiciels nécessaires, comme l’antivirus. A conserver également, sauf cas particuliers, les logiciels de connectivité (Wi-Fi, accès internet). Pour le reste, c’est à chacun de faire le tri : quelles applications – le minimum – vont démarrer par défaut.

Pour vérifier quels logiciels démarrent automatiquement, on désactive la fonction démarrage automatique dans la liste du gestionnaire de tâches (Crtl + Alt +Suppr) : clic droit activé / désactivé. Autre méthode : sélectionner le programme souhaité avec un clic gauche, puis cliquer sur “Désactiver”. Les applications ayant un impact fort sont repérées par la notion “Haut” dans la colonne “Impact au démarrage”.

Il est également recommandé de supprimer totalement les logiciels non utilisés. C’est souvent le cas de logiciels annexes, téléchargés à votre insu lors d’un téléchargement. Pour les supprimer, on ouvre dans le Panneau de configuration, l’onglet Applications > Applications et fonctionnalités : il suffit alors de trier les applications par date d’installation, pour déterminer celles que vous utilisez fréquemment ou rarement. Puis de cliquer sur Désinstaller.

Dans le menu Nettoyage de disque, on activera régulièrement la commande Nettoyer les fichiers système afin de vider le “dossier” où s’enregistrent les fichiers temporaires qui s’accumulent et occupent de la mémoire : vignettes, fichiers compressés, pages web hors connexion, etc. On peut préférer supprimer les fichiers un à un afin de garder les plus utilisés, les plus utiles. On commence en général par le “dossier” Téléchargements. En fin d’opération, Windows 10 rend compte du volume libéré.

Si l’on utilise régulièrement OneDrive, il est clair qu’on n’en supprimera pas l’accès. Mais on peut ajuster la bande passante réseau. Dans les paramètres de OneDrive, sélectionner l’onglet Réseau puis modifier les options Taux de chargement (“upload” vers le cloud) et Taux de téléchargement (“download”), en choisissant une Limitation (supérieure ou égale à 50 Ko/s). En cas de doute, retenir l’option Ajuster automatiquement.

Désactiver la mémoire virtuelle – si possible

Par défaut, Windows 10 active la fonction de mémoire virtuelle utilisée lorsque la mémoire vive physique (RAM) est saturée. Or, avec un disque dur, cette utilisation de la mémoire virtuelle dégrade les performances. Donc, si on dispose d’une capacité de mémoire vive largement suffisante (8 Go au minimum), on peut la neutraliser : lancer dans la ligne de recherche “Afficher les paramètres système avancés”. Dans la boîte de dialogue Propriétés système, sélectionner l’onglet Avancé puis, dans la zone “Mémoire virtuelle” : Modifier. Et décocher l’option Gestion automatique du fichier d’échange pour les lecteurs, puis l’option Aucun fichier d’échange et OK.

Les applications non visibles, en arrière-plan

Certains logiciels fonctionnent en arrière-plan et sont donc invisibles. Or, ils consomment de la mémoire vive. Pour les désactiver, il faut sélectionner dans le menu Démarrer, l’icône Système (roue crantée). Puis Confidentialité. Dans le menu de gauche, dans Applications en arrière-plan, il faut désactiver la fonction Autoriser l’exécution des applications en arrière-plan. Il est possible de le faire pour l’ensemble, mais il est préférable de le limiter à certaines applications – que l’on notera et sur lesquelles on se renseignera (via une recherche sur internet). Dans le doute, il est donc recommandé de laisser Activé (position bleue).

Soulignons ici que les navigateurs web (Chrome, Edge, Firefox, Opera) consomment beaucoup de ressources (mémoire vive, processeur), surtout si on laisse ouvertes de nombreuses pages web. On fera donc la traque aux “extensions” ou “modules complémentaires” inutiles. Dans Chrome, par exemple, cliquer sur Plus d’outils dans le menu (les trois points verticaux, en haut à droite), puis sur Extensions : désactiver (interrupteur bleu) ou carrément supprimer pour désinstaller.

Désactiver les effets visuels

Les effets visuels ou esthétiques introduits dans Windows 10, à la mode Mac – petites animations, coins arrondis, effets d’ombre autour des fenêtres, etc. – sont sympas mais consomment des ressources du processeur. Pour les désactiver, il faut lancer la recherche Régler l’apparence et les performances de Windows, puis Options de performances et Désactiver. Il est également possible de conserver certains effets grâce à la fonction Personnalisé : on choisit manuellement en confirmant OK et Appliquer.

A noter que les effets de transparence sur certaines fonctionnalités (par exemple sur la barre des tâches) consomment beaucoup de ressources. Pour les désactiver, tapez “Afficher la transparence dans Windows” dans la barre de recherche. Un curseur s’affiche que vous orientez vers “Désactivé” pour l’arrière-plan, pour l’écran de verrouillage, pour le menu Démarrer, etc.

Optimiser son “hardware”, opter pour le SSD

Windows 10 inclut son propre programme de défragmentation des disques durs, qui opère automatiquement par défaut. Cela consiste à rapprocher des blocs de fichiers éparpillés sur le disque. La lecture des fichiers est ainsi accélérée. Cette procédure d’optimisation peut toujours être appelée à partir de l’explorateur de fichiers : clic droit sur le volume à défragmenter puis propriétés > optimiser. Cette opération d’optimisation ne s’applique pas aux disques SDD (solid state drives).

Ceci conduit à recommander, lorsque c’est possible, de changer son disque dur pour un disque SDD (de 2,5 ou 3,5 pouces, selon l’espace existant). Les performances seront toujours nettement supérieures à celles d’un disque dur. Cette installation d’un disque SDD n’est pas toujours facile ni possible sur certains PC portables ou Notebook. Les novices feront appel à un professionnel (cas de composants soudés sur la carte mère ou connecteurs non standards).

Pour recopier le contenu du disque dur sur le nouveau SSD, il faudra utiliser un logiciel (libre) comme Clonezilla ou Macrium Reflect Free.

Enfin, revenons sur une mesure clé : rajouter de la mémoire vive, sous forme de barrettes, pour atteindre au moins 8 Go, voire le double. En étant un peu averti, on peut le faire soi-même. Pour connaître les emplacements disponibles sur votre carte mère et le type de mémoire vive (par exemple DDR4), il faut cliquer sur Performance dans le gestionnaire de tâches (Crtl + Alt + Suppr). Si vous ne vous sentez pas à la hauteur pour le faire, un professionnel le fera pour quelques dizaines d’euros.

En dernier recours, réinstaller ou “réinitialiser” Windows 10

Si après toutes ces mesures, l’amélioration n’est pas suffisamment perceptible – et avant de vous résoudre à changer de PC – vous pouvez lancer une procédure radicale, qui peut durer de longues dizaines de minutes, voire plus d’une heure. Cela consiste à réinitialiser toute l’installation de Windows 10 ; c’est-à-dire un reformatage complet, avec désinstallation de toutes les applications.

Avant de s’y lancer tête baissée, on veillera à bien sauvegarder toutes ses données et sa configuration. Et on gardera à portée de main, dans un fichier protégé que l’on imprimera sur papier, tous les codes de licences et les mots de passe administrateur, etc. indispensables pour réinstaller et redémarrer les principaux logiciels (payants ou non) : antivirus, messagerie, applications métier, accès aux “drive” externes sur le cloud, etc.

Pour lancer cette opération radicale et délicate (donc, dans le doute, on fera appel à un pro), il faut choisir, dans le menu Système (la roue crantée), Mise à jour et sécurité > Récupération. Ensuite, dans la section Réinitialiser ce PC et la commande Commencer. On peut conserver les fichiers personnels – sauf si l’on prévoit de céder l’ordinateur à une autre personne. Et il faudra être patient…

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