Visite de Macron à Marseille : la gauche demande « plus de moyens », la droite dénonce « le sentiment d’insécurité » – Le Monde

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A Marseille, le 14 août 2021, un protestataire tague la vitre de l’agence de santé régionale.

La visite de trois jours du chef de l’Etat dans la cité phocéenne ne manquait pas de faire réagir les partis d’opposition, mercredi 1er septembre. Plusieurs figures de la droite ont dénoncé « l’insécurité » à Marseille alors que la gauche a demandé « plus de moyens » pour la deuxième ville de France tandis qu’Emmanuel Macron est attendu dans l’après-midi pour y présenter un plan de remise à niveau.

Le candidat à une primaire de la droite Michel Barnier a regretté sur LCI que le « pouvoir actuel n’ait pas pris la mesure du niveau d’insécurité dans le pays », « pas seulement à Marseille », plaidant qu’il « [était] encore temps ». L’ex-négociateur du Brexit pour l’Union européenne a critiqué les « atermoiements » de l’exécutif sur la question sécuritaire, avec « trois ministres de l’intérieur en quatre ans ». « Il faut avoir une main ferme », a-t-il dit, s’adressant au président de la République.

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Pour M. Estrosi, maire de Nice et ancien président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur, « nous avons vu le déclin de la deuxième ville de France » ces dernières années, a-t-il assuré sur BFM-TV – RMC, « [s]e réjouis[sant] » toutefois « que le président de la République dise je ne peux pas laisser Marseille comme ça », un « espoir » pour les Marseillais.

Plus critique envers le gouvernement, le porte-parole du Rassemblement national (RN) Laurent Jacobelli a dénoncé « trois jours d’agitation [qui] ne feront pas oublier quatre ans d’immobilisme ». « C’est de l’esbroufe » a-t-il vertement critiqué sur Franceinfo.

« Une mascarade »

« Le président vient parader à Marseille, ville que lui-même et ses prédécesseurs ont pourtant sciemment abandonnée et livrée à la racaille, a également dénoncé sur Twitter Nicolas Bay, cadre du RN. Pour M. Jacobelli. Ce n’est pas le président de la République qui va à Marseille, c’est le candidat Macron. » Et d’assener : « Les Marseillais ne sont pas dupes. C’est une mascarade. »

« Les banlieues ne sont pas un sujet pour lequel on doit se mobiliser juste en tant que candidat », a plaidé le président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde, estimant que « la galère de 8 millions de Français dur[ait] depuis bien trop de saisons » et demandant « une vision et un vrai engagement de long terme ! »

Une communication présidentielle également raillée à gauche, où le maire du Mans, Stéphane Le Foll (Parti socialiste, PS), a déclaré sur Sud Radio voir en la venue de Macron « un enjeu politique », à huit mois de la présidentielle.

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« J’ai l’impression qu’on gère Marseille avec des électrochocs permanents, a embrayé sur Europe 1 Sandrine Rousseau, candidate à la primaire écologiste. On connaît les annonces d’Emmanuel Macron et on connaît aussi la difficulté qu’il a à les transformer en actions véritables sur le terrain. »

Plusieurs élus de gauche ont surtout demandé l’allocation de plus de moyens à la cité phocéenne, tout en n’occultant pas le problème de l’insécurité. « Il faut des moyens globaux en matière d’éducation, de services publics, de policiers, a plaidé sur CNews Samia Ghali, maire adjointe de Marseille. Pas plus [que les autres métropoles], pas moins, mais de manière juste. »

Pour Martine Aubry, maire PS de Lille, dans ce déplacement, « on voit bien aussi la communication » de l’exécutif, a-t-elle commenté sur Franceinfo.

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Le Monde avec AFP

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