Visioconférence, une définition

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On peut parler d’un nouvel âge de la visioconférence. Suite à la généralisation du télétravail due à la pandémie de Covid-19, des solutions récentes sur le web ont connu un essor spectaculaire aux détriments d’autres plus anciennes, pourtant réputées “professionnelles” et robustes.

Visioconférence, une définition

La visioconférence, ou vidéoconférence (synonyme plus ancien) est une solution de communication sécurisée à distance, via internet, en multipoints, permettant d’échanger visuellement entre deux individus, ou plusieurs dizaines, voire centaines ou milliers de personnes, selon les options et licences. Outre une visualisation du visage ou du buste des personnes grâce à une mini-caméra “webcam” à autofocus externe ou intégrée à l’ordinateur ou smartphone, ce type de communication permet de travailler sur des documents que l’on peut partager en plein écran ou non. Souvent, il est possible d’ouvrir des fenêtres de messagerie instantanée (fonction “chat”). Et beaucoup d’autres fonctionnalités viennent s’ajouter.

Certaines solutions sont orientées web-séminaires, ou formation à distance, ou téléenseignement (par exemple les “MOOC”, massive open online course) grâce à des fonctionnalités spécifiques, comme le chargement de questionnaires QCM, de sondages ou d’enquêtes. Elles peuvent bénéficier d’une production en studio multimédia (plusieurs caméras, grands écrans HD tactiles, etc.). Mentionnons aussi les bornes “visio” ou téléguichets , qui évoquent le concept de “visiophone”, ou “visiotéléphonie” – quasi abandonné du fait de la généralisation des accès internet.

A défaut de consensus entre opérateurs télécoms et fournisseurs d’accès internet, ce sont dans les années 2005 à 2010 les acteurs d’internet et du web – Google, Facebook, Microsoft, Cisco, Adobe, etc. – qui ont banalisé des offres de visioconférence interopérables sur TCP/IP (le protocole SIP de l’IETF l’emportant sur H323 soutenue par l’IUIT-T, SG16). Ce fut l’émergence de solutions utilisant la VoIP (voice over IP), lancées par des start-up telles que Skype, Yahoo Messenger, Jami, Snapchat, etc. Ces solutions ont eu l’avantage de fonctionner sur PC, mais aussi sur tablettes et smartphones avec caméras, connectés à internet via la 3G (UMTS) puis la 4G.

Dans les codecs (codeurs/décodeurs) de nouvelle génération intégrant des algorithmes de compression du son et de l’image de plus en plus performants, se sont imposés le protocole vidéo H264 également identifié MPEG-4 / AVC et, pour le son, G 722 et suivants, avec échantillonnage à 8, 16, 24 ou 32 KHz. De même, il a fallu parvenir à une standardisation des formats ou résolutions vidéo, tels que CIF (704 x 576 pixels), VGA (640 x 480) ou, en HD, XGA (1024 x 768 points), puis 4K sur grand écran LCD, etc.

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Environnement matériel et logiciel

Au printemps 2020, en raison des périodes de confinement strict, la visioconférence a pu se généraliser en quelques jours grâce à l’utilisation de PC portables ou Macbook Air équipés de “webcam”. Un autre facteur accélérateur a été la possibilité – telle que proposée par Zoom ou Freemium, GoToMeeting, Google Meet, Microsoft Teams, etc. – de télécharger des solutions de visioconférence en ligne, sur le cloud, gratuites pour commencer (avec certaines limites) et utilisables à partir d’un simple navigateur web? sans avoir à charger de logiciel généralement lourd, consommateur d’espace disque important. D’autres éditeurs occupent aujourd’hui ce créneau.

Priorité des investissement 2020 et 2021. Source : futur de la visioconférence, IDC, GoToMeeting LogMeIn, novembre 2020.

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