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Virus en Chine: Un troisième mort, l’épidémie gagne le pays – 20 Minutes

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Un patient victime du virus est amené à l’hôpital Jinyintan le 18 janvier 2020. — AFP

Le mystérieux virus continue de frapper. La Chine a fait état lundi d’un troisième mort, alors que l’épidémie s’est propagée vers le nord et le sud du pays. Surtout ce nouveau décès intervient à l’approche des festivités du Nouvel An chinois, la période la plus chargée de l’année dans les transports, durant laquelle des centaines de millions de personnes voyagent en bus, train et avion pour rendre visite à leur famille. Malgré les risques de propagation, les déplacements en Chine ne font pour l’heure l’objet d’aucune restriction.

Des cas à Pékin et à Shenzhen

Selon les autorités, l’épidémie était jusqu’ici confinée à Wuhan (centre), une agglomération de quelque 11 millions d’habitants où le virus, de la même famille que le Sras, est apparu le mois dernier. Mais pour la première fois, les responsables sanitaires chinois ont signalé lundi de nouveaux cas dans d’autres villes du pays : deux à Pékin (nord) et un autre à Shenzhen, la métropole de l’extrême sud qui fait face à Hong Kong. Plus de 200 personnes ont à présent été contaminées dans tout le pays. Point commun à ces nouveaux cas : toutes les personnes contaminées s’étaient rendues à Wuhan ces dernières semaines.

Les patients hospitalisés dans la capitale sont dans un état stable et sont traités pour une pneumonie. Malgré tout, les autorités sanitaires de la ville se veulent rassurantes : selon elles, le risque d’une transmission du virus entre humains est jugé « faible », même s’il n’est « pas exclu ». Le foyer de l’épidémie semble être un marché de Wuhan spécialisé dans la vente en gros de fruits de mer et de poissons, où plusieurs patients contaminés travaillaient. Il a depuis été fermé et des opérations de décontamination ont eu lieu.

Des scientifiques doutent des données chinoises

Ce week-end, des scientifiques d’un centre de recherches de l’Imperial College à Londres, qui conseille des institutions comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ont mis en doute les chiffres officiels estimant que le nombre de contaminations dépassait probablement le millier au 12 janvier. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs se sont fondés sur le nombre de cas détectés jusqu’à présent hors de Chine (deux en Thaïlande et un au Japon) pour en déduire le nombre des personnes vraisemblablement infectées à Wuhan, sur la base des données des vols internationaux au départ de l’aéroport de Wuhan.

L’inquiétude est désormais perceptible à l’étranger, où les mesures de prévention se multiplient. Depuis vendredi, les Etats-Unis filtrent les vols en provenance de Wuhan. La Thaïlande, où deux cas ont été recensés, a également renforcé les contrôles dans ses aéroports.

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